Matériel de plongée : les bons gestes avant de tout ranger en fin de saison

Plongée
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Sel cristallisé, sable oublié, néoprène encore humide ou pile presque vide : un équipement rangé trop vite peut mal vieillir pendant l’hiver. Un nettoyage méthodique permet de retrouver son matériel en état, sans se substituer à la révision d’un professionnel.

Sel cristallisé, sable oublié, néoprène encore humide ou pile presque vide : un équipement rangé trop vite peut mal vieillir pendant l’hiver. Un nettoyage méthodique permet de retrouver son matériel en état, sans se substituer à la révision d’un professionnel.

© AdobeStock - tutye

La dernière plongée de la saison se termine rarement au moment où l’on remonte sur le bateau. Le matériel va parfois rester plusieurs mois dans un sac, un garage ou un placard. C’est précisément là qu’un grain de sable dans un inflateur, une combinaison mal séchée ou du sel resté autour d’un bouton peuvent provoquer une fuite, une odeur persistante ou une pièce grippée. Le rinçage rapide effectué au centre de plongée ne suffit pas toujours avant un stockage prolongé.
La règle commune est simple : eau douce propre, temps de rinçage suffisant, séchage complet et stockage à l’abri de la chaleur, du soleil et des produits chimiques. Les détergents ménagers, solvants, huiles et désinfectants improvisés sont à proscrire. Si un nettoyage spécifique est nécessaire, on utilise uniquement un produit compatible avec l’équipement et les recommandations du fabricant.
 

Détendeur : protéger l’entrée d’air avant tout

Avant de rincer le détendeur, le capuchon du premier étage doit être propre, sec et correctement fermé. L’eau ne doit jamais pénétrer dans l’entrée haute pression. On immerge ensuite l’ensemble dans de l’eau douce ou on le rince sans appuyer sur les boutons de purge lorsque le détendeur n’est pas sous pression. Actionner une purge à ce moment peut favoriser l’entrée d’eau dans le circuit.
Les flexibles sont inspectés sur toute leur longueur : craquelures, hernie, abrasion près des sertissages ou fuite imposent un contrôle. Le détendeur sèche à l’ombre, sans être suspendu par un flexible et sans coude serré. Une respiration dure, un débit continu, des traces de corrosion ou une révision arrivée à échéance nécessitent l’intervention d’un technicien agréé. Ouvrir soi-même un premier ou un deuxième étage n’est pas une opération d’entretien courant.
 

Gilet stabilisateur : ne pas oublier l’intérieur

Le gilet doit être rincé extérieurement en manœuvrant l’inflateur, les purges, les boucles et les sangles pour déloger sel et sable. Une petite quantité d’eau douce est ensuite introduite dans la vessie par l’embout de gonflage oral. On gonfle partiellement, on agite le gilet puis on évacue l’eau successivement par les différentes purges. Cette opération élimine les résidus entrés pendant les vidages en immersion.
Une fois sec, le gilet se stocke légèrement gonflé afin d’éviter que les faces internes de la vessie restent collées. Les poches à lest sont retirées et séchées séparément. Une purge qui accroche, un inflateur lent ou une vessie qui perd de l’air ne doivent pas être découverts au moment de la première plongée suivante : un test de maintien du gonflage permet de repérer une anomalie avant le rangement.
 

Combinaison, masque et palmes : sécher sans déformer

La combinaison se rince sur les deux faces, fermetures ouvertes, en insistant sur les manchons et les zones où le sable s’accumule. Après un lavage avec un produit destiné au néoprène si nécessaire, elle sèche à l’ombre sur un cintre large capable de supporter son poids. Un cintre fin marque les épaules ; un radiateur ou le plein soleil accélère le vieillissement du matériau. Une combinaison étanche demande en plus le nettoyage de la fermeture, l’entretien prévu par son fabricant et le stockage adapté à son type de zip.
Le masque, le tuba, les bottillons et les palmes doivent être parfaitement secs avant d’être enfermés. Le masque est rangé dans sa boîte pour protéger la jupe et la vitre. Les palmes restent à plat, sans charge sur les voilures et sans être posées durablement sur leur extrémité. Les sangles, boucles et ressorts se contrôlent maintenant, quand leur remplacement ne gâchera pas une sortie.


Ordinateur, lampe et bloc : chacun son calendrier

L’ordinateur se rince en actionnant ses boutons dans l’eau douce afin de chasser les cristaux de sel autour des commandes et du capteur de pression. On vérifie l’état de la pile ou de la batterie, mais on ne remplace pas un élément soi-même si le modèle impose un test d’étanchéité professionnel. Les lampes sont séchées, ouvertes uniquement selon la notice et stockées avec une batterie à un niveau de charge recommandé par le fabricant ; une batterie endommagée ou gonflée doit être isolée et confiée à une filière adaptée.
Le bloc de plongée relève d’un suivi réglementé et ne se range pas vide. Il conserve une pression résiduelle pour limiter l’entrée d’humidité, reste debout et sécurisé ou couché de façon à ne pas rouler, dans un local sec et tempéré. La date de l’inspection ou de la requalification doit être vérifiée. On ne tente jamais de démonter le robinet d’un bloc sous pression.


Enfin, une liste écrite évite les mauvaises surprises : pièce à remplacer, révision à programmer, pile à changer, fermeture à lubrifier selon la notice. Au printemps, tout le matériel devra de nouveau être assemblé et testé avant une vraie plongée. L’entretien de fin de saison ne donne pas une garantie éternelle ; il permet surtout que les mois d’immobilité ne transforment pas un petit défaut en panne.
 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.