Premiers coups de palmes : réussir sa randonnée palmée cet été

Plongée
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Masque, tuba, palmes : l’équipement paraît évident, mais une première randonnée palmée réussie se joue surtout dans le choix du site, l’aisance respiratoire et la gestion de l’effort. En cette seconde moitié d’août, voici comment transformer une simple baignade en exploration attentive, sans brûler les étapes.

Masque, tuba, palmes : l’équipement paraît évident, mais une première randonnée palmée réussie se joue surtout dans le choix du site, l’aisance respiratoire et la gestion de l’effort. En cette seconde moitié d’août, voici comment transformer une simple baignade en exploration attentive, sans brûler les étapes.

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Commencer par un parcours, pas par une distance

La randonnée palmée, souvent appelée snorkeling, consiste à observer le milieu depuis la surface, avec de courtes immersions facultatives. Pour une première sortie, la qualité du parcours compte davantage que le nombre de mètres parcourus. Une anse abritée, un accès progressif, une eau claire et plusieurs sorties possibles offrent un cadre bien plus sûr qu’une longue traversée devant une côte inaccessible.

Le bon itinéraire se décrit facilement depuis la plage : longer la rive jusqu’à un rocher identifiable, faire demi-tour avant la pointe, revenir dans la zone protégée. Les chenaux, entrées de port, mouillages denses et zones de circulation des bateaux sont à éviter. Sur un site inconnu, un sentier sous-marin balisé ou une sortie encadrée donne des repères précieux sur le milieu et les conditions locales.

Avant d’entrer dans l’eau, il faut identifier la mise à l’eau, la sortie principale et une sortie de secours. On observe aussi le déplacement des bouées, la dérive des algues, les vagues sur les rochers et les nageurs déjà présents. Une eau calme au bord peut accélérer près d’une pointe.

Un masque étanche sans être serré

Le masque doit tenir sur le visage par une légère aspiration, sans la sangle. Celle-ci sert à le maintenir, pas à l’écraser : trop serrée, elle déforme la jupe et favorise les entrées d’eau. Les cheveux ou le bord d’une cagoule sous la jupe créent le même problème. Un modèle offrant un volume raisonnable et un champ de vision confortable suffit ; la marque importe moins que l’ajustement au visage.

Le tuba classique en forme de J reste simple à comprendre et à vider. L’embout doit se tenir sans mordre. Les masques faciaux intégraux exigent une taille parfaitement adaptée, un produit conforme et un usage strictement limité à la surface ; ils ne conviennent pas aux immersions en apnée. Pour apprendre, l’ensemble masque et tuba séparés donne des repères clairs et permet de retirer immédiatement l’embout en cas d’inconfort.

Les palmes courtes à moyennes sont faciles à maîtriser. Trop rigides ou trop longues, elles fatiguent les mollets et rendent les manœuvres maladroites. Une combinaison fine, un shorty ou un vêtement adapté à la température protège du refroidissement, du soleil et des contacts accidentels. La flottabilité qu’apporte le néoprène rassure, mais ne remplace pas la capacité à nager.

Respirer avant de palmer

Le principal apprentissage est respiratoire. Visage dans l’eau, on inspire et on expire lentement par la bouche, sans chercher à vider complètement les poumons. Les premières minutes se font là où l’on a pied, puis en tenant un support flottant. Si l’eau entre dans le tuba, on relève simplement la tête ; souffler puissamment pour le vider viendra ensuite.

Le palmage part de la hanche, jambes presque tendues, avec une amplitude modérée. Des battements trop rapides font mousser l’eau, consomment de l’énergie et chassent les animaux. Le bon rythme permet de parler normalement dès que l’on relève la tête. Pour changer de direction, quelques mouvements calmes valent mieux qu’un demi-tour précipité.

L’immersion en canard n’est pas nécessaire pour profiter d’une randonnée. Si elle est tentée, elle doit rester courte, sans hyperventilation préalable et avec un partenaire attentif en surface. On compense les oreilles tôt et doucement ; douleur ou difficulté à équilibrer signifie retour immédiat vers la surface. Il ne faut jamais forcer, ni chercher un record de profondeur ou de durée.

À deux, vraiment à deux

Partir accompagné ne sert que si chacun surveille réellement l’autre. Les deux randonneurs restent à quelques mètres, se regardent régulièrement et conviennent de signes simples : tout va bien, demi-tour, besoin d’aide. Lors d’une courte apnée, l’un observe pendant que l’autre descend ; ils ne s’immergent pas ensemble.

Une bouée de randonnée ou une planche légère rend le groupe visible et offre un point d’appui pour souffler ou ajuster le matériel. Elle n’autorise pas à traverser un chenal ni à se croire prioritaire sur les bateaux. Le téléphone, protégé dans une pochette réellement étanche et fixé au flotteur, reste accessible, mais une personne à terre doit également connaître le parcours et l’heure de retour.

Fatigue, froid, crampe, nausée ou essoufflement imposent de raccourcir la sortie. Le demi-tour se décide avant que le problème ne devienne urgent. Une première randonnée de trente à quarante-cinq minutes, pauses comprises, offre déjà beaucoup d’observations.

Regarder sans déranger

La lenteur est une technique d’observation. En suivant la limite entre sable et roche, les herbiers ou les zones d’ombre, on découvre davantage qu’en poursuivant chaque poisson. On ne touche ni les animaux ni le fond, on ne retourne pas les pierres et l’on évite de piétiner les herbiers. Les oursins, méduses et anémones se contemplent à distance.

Le palmage doit rester horizontal dans les faibles profondeurs pour ne pas labourer le substrat. Une pause immobile permet souvent aux poissons de reprendre leurs activités. Les débutants ont tendance à regarder uniquement vers le fond ; relever régulièrement les yeux vers la côte, les autres nageurs et les embarcations fait partie intégrante de la pratique.

 

La bonne fenêtre météo en août

En été, le créneau le plus lisible se situe souvent le matin, avant que la brise thermique ne lève un clapot et réduise la visibilité près du rivage. Cette tendance locale ne remplace pas une prévision marine : vent, houle, courant, température de l’eau, turbidité et présence éventuelle de méduses doivent être vérifiés le jour même. Après une forte pluie, le ruissellement peut troubler l’eau et dégrader ponctuellement sa qualité.

Même sous un soleil chaud, le corps se refroidit dans l’eau. Chair de poule persistante, tremblements ou difficulté à articuler sont des signaux de sortie. À l’inverse, combinaison et effort n’empêchent pas la déshydratation : on boit avant et après. Enfin, aucun masque ne rend l’orage fréquentable. Dès que le tonnerre se fait entendre ou que le ciel devient menaçant, on regagne la terre.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.