Canicule : bien la vivre sur l'eau

Equipements
Par François Tregouet

Les records de température enregistrés ces derniers jours sur le territoire, l’ont aussi été sur l’eau. Si être en bateau est plus que jamais un privilège par ces fortes chaleurs, Figaro Nautisme a recensé pour vous, plein de bonnes idées pour rafraîchir l’atmosphère du bord.

©Photo Canopee
Les records de température enregistrés ces derniers jours sur le territoire, l’ont aussi été sur l’eau. Si être en bateau est plus que jamais un privilège par ces fortes chaleurs, Figaro Nautisme a recensé pour vous, plein de bonnes idées pour rafraîchir l’atmosphère du bord.

Ombre et ventilation naturelle

Plus de 40 degrés à l’ombre du bimini de cockpit, que faire pour que l’intérieur de nos bateaux ne se transforme pas en four et que les nuits notamment soient supportables ? Ombrager et ventiler sont les deux actions à mener en priorité. Grâce à leur gréement, les voiliers sont bien avantagés pour se protéger des ardents rayons du soleil. Au-delà du bimini de cockpit, un taud à cheval sur la bôme pour couvrir le roof, et même une voile d’ombrage pour protéger l’avant font gagner entre 5 et 10 degrés par rapport au plein soleil. En l’absence de telles protections ou dans l’impossibilité de les installer, il est important de couvrir toutes les surfaces vitrées horizontales. En effet, si de plus en plus de pont polyester sont en sandwich, isolant ainsi un minimum l’intérieur de la chaleur extérieure, le polycarbonate des hublots se transforme en très bon convecteur de chaleur sous les rayons solaires. Naviguer et se créer du vent apparent est la manière la plus naturelle pour un bateau de donner de l’air frais à son équipage. Mais les escales font partie du voyage, et lorsque la température monte, privilégier le mouillage aux marinas est toujours le bon choix. L’environnement naturel est bien moins source de chaleur que des quais bondés et une ville bétonnée. Face au vent, même faible, tous hublots ouverts, avec des manches à air si nécessaire, sans voisin à toute proximité, on respire mieux c’est sûr.

Nautisme Article
Frigo-congélateur comme à la maison sur le Catana Ocean Class© Photo François TREGOUET - MULTImedia

Equipement, limiter les sources de chaleur

En l’absence totale de vent, ou pour aider l’air à circuler, il est toujours possible d’installer des ventilateurs électriques. À la rédaction, les avis sont partagés. Les plus véhéments sont les opposants qui ne leur trouvent que des défauts : moches, bruyants, en plastique de mauvaise qualité, faisant seulement circuler de l'air chaud et pire, générant eux-mêmes de la chaleur ! D’autres sont plus conciliants, trouvant que par ces températures tropicales, la moindre brise est la bienvenue, surtout la nuit. Nous vous laissons vous faire votre propre opinion. Bien sûr il y a la tentation de la climatisation, mais est-on en vacances sur l’eau pour se reconfiner comme au bureau ? Engoncé dans un port ce peut être la solution ultime, mais en navigation ou au mouillage non, il y a bien d’autres solutions. Commençons par éteindre et débrancher tous les appareils électriques, à commencer par les convertisseurs. Car comme le chargeur de votre téléphone portable chauffe lorsqu'il est branchés, tous les appareils électriques à bord dégagent de la chaleur dans le bateau. Passer par le tableau principal avant et après avoir utilisé tout appareil électrique devient vite une très bonne habitude. Physiquement c’est imparable selon M. Lavoisier, les groupes chargés de produire du froid sont autant de source de chaleur. Paradoxalement, par forte chaleur, il peut être salvateur de baisser le thermostat du réfrigérateur du bord. Si en plus, on s’organise pour limiter le nombre d’ouvertures, le compresseur travaillera moins, et ce sera autant de chaleur en moins à envahir votre espace de vie. Enfin, les plaisanciers ayant abandonné le gaz pour l’induction pour diverses raisons (sécurité, plus d’énergie disponible à bord…), se félicitent qu’aucune flamme ne vienne réchauffer leur cambuse en ces temps de canicule. Mais veut-on vraiment cuisiner chaud par ces températures ?

Nautisme Article
Chapeau, lunettes de soleil, foulard, crème... la journée s'est bien passée.© Photo Pen Kalet

Prendre soin de soi

Se protéger des rayons directs du soleil est tout aussi important en mer qu’à terre. Au cours d'une journée par climat tempéré, le corps d'une personne perd environ 2,5 litres d'eau, davantage si vous êtes actif ou par forte chaleur. Pour éviter toute déshydratation faut s'assurer de boire suffisamment de liquide tout au long de la journée, y compris en navigation. De l’eau en priorité et en quantité bien sûr car, petit rappel, désolé, la bière, le rosé ou le rhum ne comptent pas. Enfin pour que vos nuits soient plus douces, outre les incontournables sommiers à lattes, remplacer ses draps en polyester ou en coton par du lin ou du chanvre change réellement la vie. S’ils sont chauds en hiver, ils sont frais l’été car ils n'absorbent pas l'humidité corporelle et restent secs pendant les nuits humides. Enfin, le meilleur conseil que l’on puisse partager avec vous, c’est d’accepter le cadeau que les Espagnols ont fait au monde entier : la sieste. Levez-vous tôt pour profiter du moment le plus frais de la journée, et passez les heures les plus chaudes, à l'ombre, à lire, à écrire, ou à dormir, mais surtout, sans culpabiliser.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…