Que faire des engins pyrotechniques périmés ?
Un organisme officiel pour la collecte
En 2015, la FIN (Fédération des Industries Nautiques) a mis en place un organisme agréé chargé de la collecte et du traitement des engins pyrotechniques l’Aper Pyro. En janvier 2022, l’Aper Pyro change de nom pour devenir PYRéO (compression de deux noms : pyrotechnique et éco-organisme).
Des quantités importantes
Lorsque l’on achète ces produits, par exemple 3 feux rouges à main, pour une navigation entre 2 et 6 milles d’un abri, on est loin de se douter que chaque année plus de 60 tonnes d’engins sont mis sur le marché dont le 1/3 (20 tonnes) seront périmés.
Quelques rappels
- Vérification des dates de péremption des produits à chaque saison. En moyenne, ils ont une durée de vie de 3 ans, mais cela ne signifie pas nécessairement trois saisons de navigation. Ils peuvent être périmés en juillet alors que vous naviguez en aout. Les contrôles effectués par les affaires maritimes et les douanes sont très stricts sur ce point.
- Les produits périmés doivent être débarqués. A bord, on ne doit avoir que des produits valides. Bon nombre de plaisanciers gardent leurs anciennes fusées au cas où. C’est une erreur non seulement si vous êtes contrôlé vous êtes hors-la-loi mais aussi, en cas d’utilisation, vous risquez un accident. Des produits périmés sont passibles d’une contravention de 5éme classe de 1500 euros et une de 3000 euros si récidive.
- A bord, tous les engins pyrotechniques doivent être rangés dans un endroit sec à l’abri de la lumière.
- Un produit dont la date n’est pas dépassée mais qui présente des traces de rouille ou d’humidité, est dangereux. Il doit être débarqué et mis en destruction.
- Il est formellement interdit de déposer des engins pyrotechniques dans les poubelles d'ordures ménagères, les bacs de tri sélectif et aussi dans une déchetterie. Il faut également savoir que les centres de sécurité (SNSM) ou les pompiers ne sont pas habilités à récupérer et à stocker ces produits dangereux.


