Recyclage facilité pour les fusées de détresse périmées

Equipements
Par Figaronautisme.com avec MAIF
Vendredi 23 septembre 2022 à 12h09

Le recyclage des fusées de détresse et autre engins pyrotechniques obligatoires pour toute navigation connait d’importantes évolutions. Désormais, les plaisanciers peuvent rapporter leur matériel périmé en magasin sans devoir acheter l’équivalent en retour. La filière de traitement s’organise pour plus de sécurité et une meilleure gestion écologique.

©Albert Brel
Le recyclage des fusées de détresse et autre engins pyrotechniques obligatoires pour toute navigation connait d’importantes évolutions. Désormais, les plaisanciers peuvent rapporter leur matériel périmé en magasin sans devoir acheter l’équivalent en retour. La filière de traitement s’organise pour plus de sécurité et une meilleure gestion écologique.

La pyrotechnie n’est pas le seul apanage des fêtes et autres manifestations revendicatives. En matière de navigation, les professionnels et les plaisanciers sont même tenus d’utiliser leurs fusées de détresse à mains et autres fumigènes ou fusées parachutes uniquement en cas de danger ou de détresse pour déclencher l’intervention des secours. Tout autre emploi constitue une infraction pénale.

Ces moyens pyrotechniques sont connus de tous les navigants. Ils font partie de l’équipement de base obligatoire. « Pour les plaisanciers tout dépend des catégories de navigation, indique le Lorientais Olivier Mongin, gérant d’AD Bretagne, l’un des magasins de la chaine Accastillage Diffusion. Jusqu’à six milles des côtes, le minimum est un kit de trois fusées vendu 39 € chez nous. Au-delà, pour la navigation hauturière, il faut compter 219 € de matériel ». Si ces fusées ne constituent pas l’essentiel de leurs ventes, les commerçants spécialisés sont amenés à les manipuler et à les gérer quasi quotidiennement. Notamment parce qu’elles ont une durée de vie limitée : elles sont périmées trois années après leur date de fabrication en moyenne. « Ensuite, les engins se dégradent, peuvent se corroder et devenir dangereux, ajoute le gérant. Certains les jettent à la mer ou dans la nature ce qui occasionnent des dégâts sur l’environnement. Nous sommes sensibilisés et faisons passer le message du recyclage à nos clients. »

Un dépôt libre et gratuit de ses signaux

En France, le recueil et le traitement de ces produits dangereux sont confiés à PYRéO (anciennement APER Pyro), un éco-organisme agréé par le Ministère de la Transition écologique. Depuis le 1er janvier 2022, les règles ont évolué : « Désormais tout détenteur d’engins pyrotechniques de signalisation, périmés ou non, peut ramener son matériel gratuitement au magasin d’accastillage le plus proche sans aucune obligation d’achat en échange », explique Jennifer Cornet, déléguée générale de PYRéO. Un changement de taille pour tous les utilisateurs, qui ne savaient que faire de leurs stocks. « En cas de découverte d’une quantité importante de fusées dans la malle du grand-père, par exemple, il est préférable de nous adresser directement un mail (contact@pyreo.fr). Car le stockage de grandes quantités peut poser des problèmes à certains petits magasins », précise la déléguée.

La filière s’organise dans le cadre de la loi Agec (Anti-gaspillage pour une économie circulaire). En 2021, elle a collecté 28 tonnes de produits ; elle espère atteindre les 35 tonnes cette année avec les nouvelles mesures. D’autant plus que PYRéO s’adresse désormais au monde maritime professionnel et peut également concerner d’autres secteurs comme le ferroviaire ou l’aéronautique.

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Le métal des fusées valorisé

L’organisme fonctionne avec deux prestataires qui couvrent les 600 points de collectes répartis sur l’ensemble du territoire français. Ils mènent quatre campagnes de ramassage par an et confient les fruits de leurs récoltes à deux centres de traitement. L’un, Solamat Merex, situé à Fos-sur-Mer (13) et l’autre, Livbag, installé à Pont-de-Buis (29). « Nous avons répondu à l’appel d’offres de Pyréo voici quatre ans. Nous nous occupons à la fois de la collecte et du traitement sur toute la partie ouest, de Dunkerque à Hendaye », indique Benjamin Thomas, responsable de l’unité de désensibilisation pyrotechnique de AUTOLIV LIVBAG. « Sur une campagne de trois semaines nous desservons 70 magasins et recueillons 5 à 6 tonnes de signaux. » A Pont-de-Buis, les objets périmés sont introduits dans un four, soumis à une haute température qui provoque le déclenchement du principe actif. Les fumées sont traitées, le métal est ensuite récupéré et la boucle vertueuse de l’économie circulaire est bouclée.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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