Petits voiliers transportables, grande liberté de navigation

Voiliers
Par Le Figaro Nautisme

Ils tiennent sur une remorque, se mettent à l’eau en moins d’une heure et permettent de naviguer tour à tour sur un lac, un estuaire ou une côte exposée. Longtemps cantonnés à une pratique marginale, les petits voiliers transportables connaissent un véritable regain d’intérêt. Coûts maîtrisés, liberté de choix du plan d’eau et logistique allégée expliquent ce retour en force, porté par une nouvelle génération de bateaux réellement pensés pour la route comme pour la mer.

Ils tiennent sur une remorque, se mettent à l’eau en moins d’une heure et permettent de naviguer tour à tour sur un lac, un estuaire ou une côte exposée. Longtemps cantonnés à une pratique marginale, les petits voiliers transportables connaissent un véritable regain d’intérêt. Coûts maîtrisés, liberté de choix du plan d’eau et logistique allégée expliquent ce retour en force, porté par une nouvelle génération de bateaux réellement pensés pour la route comme pour la mer.
Le First 24 de BENETEAU
Le First 24 de BENETEAU

Le retour des petits voiliers transportables, une autre façon de naviguer

Le succès actuel des voiliers transportables ne relève pas d’un simple effet de mode. Il répond à une évolution profonde des pratiques de navigation, marquée par la recherche de liberté, de souplesse et de maîtrise des coûts. Là où le bateau à poste fixe impose un bassin unique, un calendrier contraint et des frais récurrents, le transportable redonne la main au plaisancier. Le bateau n’est plus attaché à un quai, il devient un outil mobile, capable de suivre l’envie et la météo.

Pour de nombreux navigateurs, cette approche change radicalement le rapport au temps. Le weekend ne commence plus en sortant du port mais au moment où la remorque quitte le garage. Un même bateau peut ainsi naviguer en baie de Somme, sur un lac alpin ou le long d’une côte bretonne, sans convoyage ni nuits imposées au port. Cette capacité à changer de décor régulièrement est souvent citée comme le premier déclencheur du choix d’un voilier transportable.

Une réponse concrète à la hausse des coûts de navigation

La question budgétaire est centrale. Entre les places à l’année, l’entretien à flot et les frais annexes, posséder un voilier de croisière classique représente un engagement financier important, parfois déconnecté du nombre réel de sorties. Le transportable inverse cette logique. L’investissement se concentre sur le bateau, la remorque et un éventuel espace de stockage, mais les charges fixes annuelles chutent fortement.

De nombreux propriétaires expliquent que cette économie change leur façon de naviguer. Plutôt que de rentabiliser un abonnement portuaire, ils choisissent leurs sorties en fonction des conditions, sans pression. Certains vont jusqu’à parler d’une navigation plus choisie, plus qualitative, avec moins de sorties contraintes et davantage de weekends réellement exploités.

Transportable, une définition qui ne supporte pas l’approximation

Tous les petits voiliers ne sont pas réellement transportables. La différence se fait sur des critères très concrets. Le premier est le poids réel sur la route, remorque comprise. Un bateau léger sur catalogue peut devenir beaucoup moins maniable une fois équipé et chargé. Le second est la largeur, déterminante pour rester dans une configuration routière simple. Le troisième est le temps de mise en œuvre, car un bateau qui nécessite plusieurs heures de préparation perd l’essentiel de son intérêt dans un programme de navigation courte.

Les modèles qui rencontrent aujourd’hui le plus de succès sont ceux qui ont été conçus dès l’origine autour de ces contraintes. Quilles relevables ou ballast, gréements simples, systèmes de mise à l’eau facilités, tout concourt à réduire la friction entre la route et la mer.

Des voiliers récents pensés pour naviguer souvent et partout

Parmi les monocoques, le First 18 SE illustre parfaitement cette philosophie. Léger, vif et doté d’une quille relevable, il permet de naviguer sur des plans d’eau variés tout en restant facile à tracter et à mettre à l’eau. Son aménagement minimaliste assume un programme de navigation orienté vers la journée ou le weekend court, avec la possibilité de dormir à bord sans chercher le confort d’un croiseur classique.

Dans un registre plus habitable, le First 24 pousse le concept plus loin. Il s’adresse à des équipages souhaitant de vraies micro croisières, sans renoncer à la mobilité. Sa largeur contenue et son tirant d’eau réduit quille relevée en font un bateau capable de changer de bassin sans lourdeur logistique, tout en offrant une protection et un volume intérieur adaptés à des sorties de plusieurs jours.

First 24 de BENETEAU
First 24 de BENETEAU

Côté multicoques, l’Astus 20.5 démontre qu’un trimaran peut rester transportable grâce à un système de flotteurs repliables efficace. Sur l’eau, la largeur déployée apporte stabilité et performances, tandis que sur la route, le bateau retrouve des dimensions compatibles avec un usage fréquent. Cette double identité séduit des navigateurs qui veulent multiplier les zones de navigation sans renoncer aux sensations propres aux multicoques.

Dans un registre plus sportif, le Corsair 760 s’impose comme une référence haut de gamme. Son concept repose sur une structure légère et une largeur repliée pensée pour la route. Il montre que le transportable n’est pas synonyme de compromis permanent, mais peut aussi rimer avec performances élevées et programme ambitieux, à condition d’assumer une logistique plus sérieuse.

Les chantiers anglo-saxons apportent également des réponses originales, comme avec les BayCruiser 21 et 23. Leur principe de ballast permet de rouler léger et de retrouver une stabilité rassurante une fois à flot. Cette solution séduit des navigateurs attirés par une navigation tranquille mais mobile, avec des mises à l’eau rapides et une vraie facilité d’utilisation en équipage réduit.

Une autre culture de la croisière courte

Au-delà des chiffres et des fiches techniques, le succès des voiliers transportables traduit un changement culturel. Beaucoup de plaisanciers témoignent d’une relation plus libre à leur bateau. Ils naviguent plus souvent, sur des périodes plus courtes, mais avec une diversité de plans d’eau bien supérieure. Le bateau devient un compagnon de voyage plutôt qu’un point fixe.

Cette approche séduit aussi bien des navigateurs expérimentés que des plaisanciers plus récents, attirés par une entrée dans le monde de la voile moins engageante financièrement et plus adaptable à une vie professionnelle active. Le transportable ne remplace pas le grand voyage, mais il ouvre un champ d’exploration immense à ceux qui veulent naviguer souvent, différemment, et sans être enfermés dans un seul bassin.

En redonnant de la mobilité au voilier, ces petites unités réinventent la croisière du weekend. Une croisière plus souple, plus choisie, et finalement plus en phase avec les contraintes et les envies des plaisanciers d’aujourd’hui.

Avant de prendre la mer, pensez à consulter les prévisions météo sur METEO CONSULT Marine.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.