Ces pilotes de Formule 1 qui vivent aussi à grande vitesse sur l’eau

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Pendant que Monaco vibre au rythme de la Formule 1, le spectacle ne se limite pas à la piste. Autour du circuit, les yachts amarrés en Principauté racontent aussi une autre facette du paddock : celle de pilotes qui, une fois le casque rangé, retrouvent en mer le même goût pour la performance, le design et les machines d’exception. Max Verstappen, Fernando Alonso, George Russell et Charles Leclerc ont tous choisi des bateaux très différents, entre superyacht spectaculaire, catamaran électrique et bolide de mer.

Max Verstappen, un Mangusta de 33 m baptisé Unleash the Lion

Avec Max Verstappen, difficile d’imaginer un bateau discret. Le quadruple champion du monde s’est offert un Mangusta GranSport 34, baptisé Unleash the Lion, une unité de 33,3 m construite par Overmarine. Son prix est estimé autour de 15 millions de dollars, soit un peu moins de 14,5 millions d’euros, un chiffre à la hauteur du statut du pilote Red Bull. 
Ce yacht reprend les codes des grands bateaux rapides méditerranéens : silhouette basse, lignes sportives, grands vitrages, vaste flybridge et espaces extérieurs conçus pour profiter de la mer sans perdre le contact avec l’horizon. À bord, le bateau peut accueillir jusqu’à 12 invités dans 5 cabines, avec un équipage de 5 personnes. L’aménagement comprend une suite propriétaire sur le pont principal, 4 cabines invités sur le pont inférieur et plusieurs espaces de détente, dont un beach club à l’arrière, pensé pour accéder directement à l’eau. 
Côté performance, le Mangusta GranSport 34 reste fidèle à l’esprit de son propriétaire. Ses 4 moteurs Volvo Penta de 1 000 chevaux chacun lui permettent d’atteindre environ 25 nœuds, une vitesse déjà très sérieuse pour un yacht de ce volume. Ce n’est pas le bateau le plus rapide de cette sélection, mais c’est probablement le plus spectaculaire par son équilibre entre taille, confort et image. Un vrai yacht de star, mais avec une identité très Verstappen : puissant, tendu, démonstratif, sans tomber dans le gigantisme absurde.

Fernando Alonso, le choix plus inattendu d’un catamaran électrique 
 

 

 

Fernando Alonso a pris une direction différente. L’Espagnol a choisi un 60 Sunreef Power Eco, un catamaran d’environ 18 m, estimé autour de 4 millions d’euros. Ici, pas de yacht tapageur façon palace flottant, mais une unité plus large, plus technologique et pensée autour d’une navigation électrique. 
Son bateau a été développé par Sunreef Yachts, chantier polonais réputé pour ses catamarans haut de gamme. Le modèle d’Alonso est équipé de moteurs électriques, de panneaux solaires intégrés, de batteries conçues sur mesure et d’un système de climatisation à basse consommation. L’idée est claire : profiter de longues navigations plus silencieuses, sans fumée, avec une approche moins ostentatoire du luxe. 
Le 60 Sunreef Power Eco mise surtout sur l’espace. Avec plus de 10 m de large, il offre un volume intérieur impressionnant pour 18 m de longueur. Selon les configurations du modèle, le bateau peut proposer 4 cabines luxueuses pour 8 invités, avec des salles de bains privatives, une grande suite propriétaire, un salon panoramique, un cockpit arrière généreux, une terrasse avant pleine largeur et un flybridge pensé comme un véritable espace de vie en plein air. Certains aménagements peuvent même intégrer un jacuzzi, un bar, un barbecue ou un garage pour les loisirs nautiques. 
Ce choix colle assez bien à Alonso : moins clinquant que certains superyachts, mais très technique, très réfléchi, presque expérimental. Il y a dans ce bateau quelque chose de plus posé, plus ingénieur, où le confort se mêle à la recherche d’une navigation silencieuse et plus responsable.


George Russell, un Pershing 6X taillé comme une supercar

 

 


George Russell a choisi un bateau qui ressemble presque à une extension naturelle de la Formule 1 : le Pershing 6X. Long de 18,94 m, ce yacht sportif italien est estimé autour de 2,5 millions d’euros. Ce n’est pas le plus grand, mais c’est sans doute celui qui assume le plus clairement son côté bolide des mers. 
Le Pershing 6X est animé par deux moteurs MAN V12 de 1 550 chevaux chacun. Résultat : 48 nœuds en vitesse maximale, soit près de 90 km/h sur l’eau, et une vitesse de croisière autour de 40 nœuds. Pour un yacht de près de 19 m, ces chiffres sont impressionnants. On est moins dans le grand salon flottant que dans la machine de plaisir rapide, faite pour filer d’une baie à l’autre avec une vraie sensation de puissance. 
À bord, l’aménagement reste très confortable. Le modèle standard dispose de 3 cabines, avec une suite propriétaire, une cabine VIP et une cabine invités, ainsi qu’une cabine équipage. Les versions peuvent offrir 2 à 3 salles de bains selon la configuration. Le bateau comprend aussi un salon lumineux, une cuisine compacte, de beaux espaces extérieurs et un garage intégré capable d’accueillir une annexe ou un jet-ski. 
Le Pershing 6X n’a pas la démesure du yacht de Verstappen ni la largeur du Sunreef d’Alonso. Il joue une autre partition : celle du yacht rapide, nerveux, stylé, presque automobile dans sa philosophie. Pour Russell, pilote à l’image soignée et très britannique, ce choix a quelque chose d’élégant sans être effacé. Un bateau pensé pour aller vite, mais avec classe.

 

Charles Leclerc, un Riva 102’ Corsaro Super nommé Sedici 

 

 


Charles Leclerc possède probablement le bateau le plus symbolique de cette sélection. Le pilote monégasque a choisi Riva, marque italienne mythique, déjà très liée à l’univers Ferrari par son goût du design, de la performance et de l’élégance. Après avoir possédé plusieurs unités de la marque, il a pris livraison en mai 2026 d’un Riva 102’ Corsaro Super, baptisé Sedici, en référence à son numéro de course, le 16. 
Ce yacht mesure 30,24 m et peut accueillir 10 invités dans 5 cabines. Il appartient à la catégorie des grands flybridges, avec une silhouette sportive, de très larges surfaces vitrées et une recherche constante de lien entre intérieur et extérieur. Le prix exact n’a pas été officiellement communiqué, mais les unités récentes ou comparables de ce modèle se situent généralement au-delà de 10 millions d’euros, avec des estimations pouvant approcher 15 à 20 millions d’euros selon le niveau de personnalisation. 
Le bateau de Leclerc a justement été fortement personnalisé. Le pilote aurait choisi du mobilier Minotti pour les extérieurs, des aménagements Poliform à l’intérieur, des systèmes audio et vidéo Bang & Olufsen, du linge Frette et de la vaisselle Christofle. Le flybridge accueille un véritable espace de réception avec bar sur mesure, grand grill, plaque à induction, 2 réfrigérateurs et machine à glaçons. À l’arrière, le beach club de plus de 35 m² permet de vivre au ras de l’eau, avec une plateforme gonflable destinée aux jouets nautiques. 
Dans la suite propriétaire, la salle de bains en marbre Calacatta Vagli Oro apporte une touche spectaculaire, tandis que les salles de bains invités utilisent du Corian Calacatta Greige. Ce sont des détails presque invisibles depuis le quai, mais ils disent beaucoup du niveau de finition recherché. 
Côté navigation, le Riva 102’ Corsaro Super est propulsé par 2 moteurs MTU de plus de 2 600 chevaux chacun. Il peut atteindre 28 nœuds en pointe et croiser autour de 24 nœuds. Des stabilisateurs avancés limitent le roulis au mouillage comme en navigation, un détail essentiel pour un bateau pensé autant pour recevoir que pour naviguer.


Entre paddock et pont supérieur, une autre idée de la vitesse 
Ces 4 bateaux racontent finalement quatre tempéraments. Max Verstappen choisit la puissance statutaire d’un yacht de 33 m, imposant et parfaitement calibré pour Monaco. Fernando Alonso préfère un catamaran électrique plus silencieux, plus large et plus tourné vers l’innovation. George Russell mise sur un Pershing compact, nerveux, presque taillé comme une GT maritime. Charles Leclerc, lui, reste fidèle à Riva avec un yacht très italien, très personnalisé, où l’élégance compte autant que la performance. 
À Monaco, ce lien entre Formule 1 et yachting n’a rien d’anecdotique. Le port fait partie du décor autant que les rails, les tribunes et les terrasses. Les bateaux deviennent presque des prolongements du paddock : lieux de réception, refuges privés, vitrines de goût et parfois déclarations de style. 
Sur la piste, tout se joue au dixième de seconde. Sur l’eau, ces pilotes semblent chercher autre chose : de l’espace, du silence, du confort, une autre manière d’aller vite ou simplement de disparaître quelques heures derrière la ligne d’horizon.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.