Lionel Nicolai : « Avec EasyMLS, je veux bousculer les habitudes de la vente de bateaux »

Charline David
Par Charline David

Après vingt ans dans la vente de bateaux, Lionel Nicolai s’est inspiré du modèle américain du MLS pour imaginer EasyMLS. Cocourtage, diffusion des annonces, CRM, charter… À quelques jours du Cannes Yachting Festival, il présente cette plateforme conçue pour simplifier le quotidien des professionnels du nautisme.

Le Figaro Nautisme : Avant de parler d’EasyMLS, pouvez-vous nous raconter votre parcours et la manière dont est née l’idée ?

Lionel Nicolai : « Je suis dans la vente de bateaux depuis toujours. Mon père exerçait déjà ce métier et j’ai travaillé avec lui. Nous étions concessionnaires de plusieurs marques, parmi lesquelles Dufour, Fountaine Pajot, Beneteau et Monte Carlo. J’ai commencé à vendre des bateaux en 2006 et mon premier salon était justement Cannes. J’y avais vendu un Dufour 455. Vingt ans plus tard, je suis toujours dans cet univers. J’ai ensuite partagé mon activité entre la France et les États-Unis. J’y ai effectué plusieurs allers-retours entre 2009 et 2011, puis je m’y suis installé à partir de septembre 2014 et j’y ai créé une société de vente de bateaux. J’ai donc grandi et travaillé dans le bateau neuf, l’occasion, mais aussi le charter. Cette expérience me permet de connaître de l’intérieur les problématiques auxquelles les professionnels sont confrontés.

L’idée d’EasyMLS est justement née de l’une d’entre elles. Mon père me disait combien il pouvait être difficile de vendre des bateaux et combien les sites Internet pouvaient coûter cher. Comme je vivais aux États-Unis, je me suis demandé pourquoi le principe du MLS, omniprésent dans l’immobilier américain, n’existait pas véritablement dans le monde du bateau. C’est de cette réflexion qu’est parti le projet. »

Le Figaro Nautisme : Justement, qu’est-ce qu’un MLS et comment avez-vous transposé ce modèle à la vente de bateaux ?

Lionel Nicolai : « Le MLS est un système qui existe depuis très longtemps aux États-Unis. Historiquement, des agents immobiliers se réunissaient régulièrement et partageaient leurs listings : les biens qu’ils avaient à vendre d’un côté et les recherches de leurs clients de l’autre. Il arrivait ainsi qu’un agent possède exactement le bien recherché par le client d’un confrère. Ils pouvaient alors réaliser la transaction ensemble et partager la commission. Aujourd’hui, ce fonctionnement est profondément ancré dans l’immobilier américain. Lorsqu’un professionnel obtient sa licence, il ouvre généralement un compte sur le MLS et les biens sont partagés entre agents. Le système est réservé aux professionnels et leur permet de travailler ensemble plutôt que chacun de leur côté.

C’est cette philosophie que j’ai voulu transposer au nautisme. Je pars d’un principe assez simple : il vaut mieux vendre trois bateaux en partageant les commissions que d’en vendre un seul en conservant l’intégralité de la commission. Cela permet aussi d’éviter de construire une marketplace classique, qui nécessite des investissements très importants pour être visible sur Google et aller chercher directement les acheteurs.

Mon idée était différente : réunir les bateaux et les professionnels, afin que les uns puissent trouver chez les autres ce que recherchent leurs clients. Le premier objectif d’EasyMLS était donc d’aider les vendeurs de bateaux à développer leurs opportunités commerciales sans leur imposer des coûts trop importants. »

Le Figaro Nautisme : À partir de cette première idée centrée sur le cocourtage, EasyMLS est progressivement devenu un outil beaucoup plus large. Que permet concrètement la plateforme aujourd’hui ?

Lionel Nicolai : « Le projet s’est progressivement enrichi parce que je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup d’autres difficultés dans le quotidien des professionnels. L’une d’entre elles concerne la diffusion des annonces. Un même bateau peut être publié sur de nombreux sites. Lorsqu’un prix change, il faut donc effectuer la modification sur chaque plateforme, avec le risque d’en oublier une et de se retrouver avec des informations différentes selon les sites. J’ai contacté différentes plateformes et noué plusieurs partenariats, notamment avec Band of Boats, YachtWorld ou encore Bateaux.com. L’intérêt est double : nous pouvons leur apporter des clients et, de notre côté, simplifier considérablement la diffusion pour les professionnels. Un bateau est renseigné dans EasyMLS puis diffusé sur plusieurs plateformes. Si son prix est modifié dans EasyMLS, le changement est ensuite répercuté sur les différents sites, généralement sous 24 heures.

Nous avons également beaucoup travaillé sur l’importation. Un professionnel qui possède déjà 30 bateaux sur son site n’a évidemment pas envie de tout ressaisir. Nous pouvons donc récupérer son inventaire existant, avec l'aide de l'intelligence artificielle lorsque c'est possible ou manuellement lorsque cela ne l'est pas. L’objectif est que l’entrée des bateaux dans EasyMLS soit la plus simple possible. Ensuite, les utilisateurs m’ont demandé d’intégrer le charter. C’était logique : un même bateau peut être proposé à la vente et à la location. Il n’y avait aucune raison de saisir deux fois les mêmes informations. Nous avons donc ajouté cette possibilité.

Nous avons également intégré un CRM pour gérer les clients. L’une des prochaines évolutions va consister à connecter les messageries des professionnels. Lorsqu’ils recevront une demande provenant d’un portail, d’une marketplace ou directement d’un client, l’intelligence artificielle pourra analyser l’e-mail et créer automatiquement une fiche dans le CRM. Je souhaite aller encore plus loin avec WhatsApp. Le professionnel pourra recevoir une notification lorsqu’un client est intéressé et accéder rapidement à une réponse présélectionnée avant de l’envoyer. L’idée est vraiment de réduire au maximum les manipulations et le temps perdu.

EasyMLS continue donc d’évoluer en permanence. Je ne vends pas des clients : je propose un système qui aide les professionnels à mieux gérer leurs bateaux, leur diffusion et leurs prospects. Nous avons également ouvert le référencement aux particuliers, qui peuvent inscrire leur bateau afin que les professionnels puissent éventuellement le vendre. L’inscription sur le MLS peut être gratuite, puis le tarif évolue en fonction des fonctionnalités utilisées. Nous restons, selon moi, très abordables par rapport aux CRM traditionnels. EasyMLS a vraiment été conçu par un yacht broker, pour les yacht brokers. »

Le Figaro Nautisme : Le développement d’EasyMLS repose aussi beaucoup sur les retours des professionnels. Comment leurs besoins font-ils évoluer la plateforme ?

Lionel Nicolai : « Je suis constamment à l’écoute des utilisateurs. Je me nourris autant des remarques positives que négatives, et je dirais même que les critiques sont parfois les plus utiles parce qu’elles permettent de comprendre immédiatement ce qu’il faut améliorer. L’intelligence artificielle joue également un rôle important depuis quelques mois. Elle me permet surtout d’aller plus vite, de mieux exécuter certaines tâches et de corriger des erreurs. La vision, en revanche, reste la mienne. Je sais ce que je veux parce que je connais le métier. L’IA ne trouve pas les idées à ma place : elle m’aide à améliorer et à concrétiser plus rapidement ce que je souhaite faire.

Nous avons une équipe importante qui nous permet de faire évoluer la plateforme rapidement, mais je ne veux pas que rapidité signifie précipitation. Les développements passent d’abord par un environnement de test. Nous essayons les nouvelles fonctionnalités, nous les corrigeons et nous ne les mettons en ligne qu’une fois satisfaits du résultat.

Beaucoup d’idées viennent directement du terrain. Un ami qui travaille dans le nautisme m’a par exemple suggéré de simplifier l’entrée d’un bateau. Nous avons donc créé une saisie rapide avec seulement les informations indispensables. Imaginez qu’un professionnel récupère un nouveau bateau à vendre un vendredi soir : il n’a pas forcément envie de passer beaucoup de temps à compléter immédiatement une fiche très détaillée. Il peut désormais entrer les informations essentielles, mettre le bateau en ligne, puis compléter la fiche le lundi avec l’ensemble des équipements et des caractéristiques. Ce genre de fonctionnalité peut paraître simple, mais les retours ont été extrêmement positifs parce qu’elle répond à une situation que les professionnels rencontrent réellement. C’est ainsi que je veux continuer à développer EasyMLS : écouter les personnes qui l’utilisent et apporter des réponses concrètes. »

Le Figaro Nautisme : Le cocourtage reste malgré tout au cœur du modèle. Comment fonctionne-t-il concrètement et comment est-il accueilli par les professionnels ?

Lionel Nicolai : « Aujourd’hui, environ 70 à 80 % des utilisateurs choisissent de rendre leurs bateaux disponibles au cocourtage. Mais je tiens absolument à leur laisser le choix. Un chantier peut par exemple avoir un bateau qu’il souhaite vendre directement sans le partager avec d’autres professionnels. Il peut parfaitement l’intégrer à EasyMLS tout en le gardant privé. À l’inverse, un professionnel peut rendre son bateau accessible aux autres brokers afin qu’ils puissent lui apporter un acheteur. Plus il y aura de nouveaux listings, plus cette partie du MLS prendra naturellement de l’importance. Plusieurs ventes ont d’ailleurs déjà été réalisées grâce au cocourtage.

Nous pouvons également gérer le off-market. Prenons l’exemple d’un propriétaire qui souhaite vendre son bateau sans le publier sur Internet. Le broker peut l’intégrer dans EasyMLS en le laissant inactif publiquement, créer sa fiche, l’envoyer directement à certains clients et utiliser le CRM pour gérer les personnes susceptibles d’être intéressées.

C’est pour cela que les usages sont très différents. Certains professionnels utilisent quasiment 100 % d’EasyMLS, d’autres 10, 20 ou 30 %. Chacun peut sélectionner les fonctions dont il a besoin. Le cocourtage implique aussi une évolution des mentalités. Aux États-Unis, le partage de commission est profondément installé dans les habitudes. Dans le nautisme européen, certains professionnels préfèrent encore conserver l’intégralité de leur commission. Je peux le comprendre, mais il faut aussi regarder la réalité : si vous conservez un bateau à la vente pendant un an sans réussir à le vendre, il peut être préférable de partager la commission avec un confrère plutôt que de perdre finalement le mandat après avoir travaillé dessus pendant douze mois. Les mentalités évoluent progressivement et je pense qu’EasyMLS participe aussi à cette évolution. »

Le Figaro Nautisme : EasyMLS a été lancé publiquement en mars dernier. Quel premier bilan tirez-vous de ces quelques mois ?

Lionel Nicolai : « Le développement a commencé autour de mars 2024, mais nous avons véritablement lancé publiquement le système en mars 2026. En cinq à six mois, nous avons dépassé les 800 inscrits et les 6 700 bateaux référencés. Nous allons très rapidement nous rapprocher des 7 000, notamment avec l’arrivée d’un nouveau client dont l’inventaire représente environ 400 bateaux, dont 300 à la vente et une centaine à la location. Nous attendons son API pour pouvoir les intégrer.

EasyMLS est désormais utilisé dans plus de 80 pays. Dès le départ, je ne voulais surtout pas créer un outil uniquement local. Mon ambition était de construire quelque chose d’européen, d’américain et, plus largement, de mondial.

C’est essentiel pour le fonctionnement même d’un MLS. Plus nous avons de professionnels et de bateaux référencés, plus le système devient intéressant pour chacun. C’est un cercle vertueux : chaque nouvel utilisateur et chaque nouvel inventaire augmentent les possibilités pour l’ensemble du réseau. »

Le Figaro Nautisme : Que diriez-vous à un professionnel qui hésite encore à utiliser EasyMLS ?

Lionel Nicolai : « Je lui dirais tout simplement d’essayer et de se faire sa propre opinion. Au début, j’avais mis en place un mois gratuit. Mais je me suis aperçu que certains professionnels s’inscrivaient à un moment où ils étaient très occupés et, un mois plus tard, ils n’avaient finalement pas eu le temps de réellement découvrir la plateforme. J’ai donc préféré leur laisser davantage de liberté. Un professionnel peut venir, mettre autant de bateaux qu’il le souhaite sur le MLS et commencer à découvrir l’outil gratuitement. Certaines limites apparaissent ensuite lorsque l’utilisation devient plus importante, par exemple lorsqu’il consulte beaucoup de fiches du MLS ou utilise davantage le CRM. À partir du moment où quelqu’un utilise beaucoup une fonctionnalité, cela signifie généralement qu’elle lui apporte quelque chose.

Nous avons donc mis en place plusieurs paliers. Un professionnel qui ne possède que trois bateaux peut par exemple accéder à une formule à 29 euros par mois. Nous pouvons également lui permettre de préparer sa diffusion et de ne commencer à payer qu’un mois plus tard. J’essaie vraiment de laisser aux utilisateurs le temps nécessaire pour découvrir le système.

Ces limites ne sont d’ailleurs pas figées. J’analyse les statistiques pour voir combien de fois les personnes utilisent chaque fonctionnalité et j’ajusterai si nécessaire. Si nous devons donner un peu plus d’accès, nous le ferons ; si nous devons en limiter certains usages, nous nous adapterons également. Nous avons une équipe commerciale capable d’organiser des démonstrations en visioconférence, mais mon objectif est justement qu’EasyMLS puisse être utilisé sans formation. J’ai connu beaucoup de CRM et de plateformes très compliqués, où il faut parfois suivre et même payer des formations pour apprendre à s’en servir. Je ne veux pas cela. Nous avons créer des vidéos pour accompagner les utilisateurs, mais idéalement, ils ne devraient pas en avoir besoin. Nous avons repris des logiques d’utilisation déjà familières sur de nombreux services numériques afin que chacun retrouve rapidement ses repères. Cela fait vingt ans que j’utilise des CRM et j’ai essayé de réunir au même endroit ce qui, jusqu’à présent, était souvent dispersé entre plusieurs outils : la vente, la location, la diffusion, le CRM et progressivement la gestion administrative. »

Le Figaro Nautisme : Vous estimez avoir aujourd’hui développé environ 80 % du socle d’EasyMLS. Quelles sont désormais les prochaines étapes ?

Lionel Nicolai : « Le plus gros du socle est effectivement construit. Nous avons le CRM, la distribution des annonces, l’importation, le charter, la vente et le MLS. Désormais, une grande partie du travail va consister à améliorer continuellement ces différentes briques et à ajouter des fonctionnalités complémentaires. Il y aura de toute façon des nouveautés tous les ans. L’une des évolutions importantes concerne le charter en cocourtage. Je pense que cela peut réellement changer les habitudes. Un broker pourra louer à son client le bateau proposé par un autre broker simplement en lui transmettant un lien EasyMLS. Le client pourra effectuer son paiement, le professionnel qui détient le bateau recevra directement l’argent et le broker qui lui a apporté le client percevra sa commission. Cela permettra de remplacer des échanges parfois assez informels par un parcours beaucoup plus structuré.

Nous voulons également simplifier considérablement la gestion des contrats. Le système existe déjà en partie dans le CRM et nous allons continuer à le développer. Le professionnel pourra sélectionner son client, le vendeur étant déjà associé au bateau, puis choisir le contrat qu’il souhaite utiliser. Nous pourrons proposer des contrats issus d’organisations partenaires, mais chacun pourra aussi intégrer ses propres documents. Le contrat sera envoyé aux différentes parties pour signature électronique puis automatiquement enregistré dans le logiciel. L’idée est qu’un professionnel puisse être avec son client et envoyer son contrat depuis son téléphone en quelques clics.

Nous voulons ensuite appliquer la même logique aux paiements. Le client pourra effectuer un dépôt par carte bancaire ou par virement directement au broker. Aujourd’hui encore, certaines personnes doivent se rendre à leur banque pour effectuer un virement. Dans une transaction, ce délai n’est jamais idéal : lorsque le client est prêt à avancer, il faut pouvoir agir immédiatement.

Évidemment, tout cela doit être fait dans les règles. Nous travaillons avec des avocats en France et aux États-Unis, notamment sur les questions réglementaires et de protection des données. Je préfère prendre davantage de temps et construire correctement ces fonctionnalités.

Je réfléchis aussi à la possibilité d’intégrer un chat entre professionnels afin qu’ils puissent davantage échanger et se rencontrer à travers la plateforme. Mais nous avançons étape par étape. Certaines décisions doivent être réfléchies parce qu’elles auront ensuite un impact sur l’ensemble des utilisateurs. »

Le Figaro Nautisme : Vous serez présent au Cannes Yachting Festival. Quels sont vos objectifs pour cette édition ?

Lionel Nicolai : « Cannes représente pour moi une sorte de lancement 2.0 d’EasyMLS. Le premier lancement, en mars, a bien fonctionné et le nombre d’inscrits a augmenté semaine après semaine. Nous allons également mettre en ligne un nouveau design à l’occasion du salon. Bien sûr, nous cherchons à attirer de nouveaux clients, mais l’objectif est surtout de faire connaître EasyMLS et de rencontrer les acteurs du secteur. Nos équipes commerciales vont être présentes sur les salons nautiques en Europe et aux États-Unis.

À Cannes, j’ai notamment plusieurs rendez-vous avec des chantiers qui souhaitent étudier l’utilisation d’EasyMLS pour leurs réseaux de concessionnaires. Je ne peux pas encore citer les marques parce que les discussions sont en cours, mais nous avons des rendez-vous avec plusieurs acteurs importants et différents responsables nationaux.

Je souhaite également rencontrer la presse, des brokers, des clients et des propriétaires. EasyMLS s’adresse à un écosystème assez large et Cannes permet justement de retrouver tout ce monde au même endroit.

Je viens spécialement de Miami parce que j’ai aussi besoin de ressentir directement la réaction du marché. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à accélérer fortement EasyMLS au début de cette année. En janvier, j’avais envoyé quelqu’un au Boot Düsseldorf et les retours des professionnels avaient été tellement importants que j’ai décidé d'accélérer le développement. À Cannes, je veux retrouver ce contact direct et faire découvrir la plateforme au plus grand nombre. Nous allons également lancer un système de parrainage. Les utilisateurs qui recommandent EasyMLS pourront bénéficier de réductions et les personnes qu’ils parrainent également. Le bouche-à-oreille fonctionne déjà très bien sans ce dispositif, donc l’idée est maintenant d’accompagner cet effet de réseau. »

Le Figaro Nautisme : En vingt ans, vous avez connu vous-même les difficultés auxquelles sont confrontés les vendeurs de bateaux. Est-ce finalement cette expérience du terrain qui guide encore aujourd’hui le développement d’EasyMLS ?

Lionel Nicolai : « Complètement. J’ai été à leur place. Je ne peux évidemment pas savoir exactement ce que ressent chaque professionnel ni connaître toutes les situations, mais je comprends leur métier parce que je l’ai exercé moi-même pendant vingt ans. Et je sais qu’il est difficile de vendre des bateaux, probablement encore davantage aujourd’hui. Je ne suis pas développeur ou ingénieur informatique. J’ai une équipe qui développe la plateforme, mais je leur explique exactement ce que je souhaite et je suis impliqué dans chaque détail. Je consacre énormément de temps à EasyMLS, le jour comme la nuit, parce que je veux réellement que le produit soit le plus abouti possible et, surtout, que les utilisateurs soient satisfaits.

Ce qui me motive le plus aujourd’hui, ce sont leurs réactions. Lorsque je rencontre des professionnels qui découvrent EasyMLS et me disent qu’ils trouvent l’outil formidable ou qu’il leur simplifie réellement le travail, c’est extrêmement gratifiant. Certains membres de mon équipe me disent même être devenus “accros” à EasyMLS parce qu’ils voient les retours que nous recevons.

Pour moi, la motivation n’est donc pas uniquement commerciale. Il y a une dimension beaucoup plus personnelle : celle de sentir que nous avons créé quelque chose d’utile pour un milieu que je connais depuis toujours.

C’est aussi pour cela que je veux continuer à recueillir les avis des utilisateurs, y compris directement sur la plateforme, afin qu’ils puissent nous dire ce qu’ils apprécient et ce qui doit encore être amélioré. Il faut accepter qu’EasyMLS continue à progresser en permanence. Au fond, le meilleur moyen de comprendre le produit reste encore de l’essayer. L’accès permet justement de le découvrir et de se faire sa propre opinion. Mon objectif est de proposer aux professionnels quelque chose qui puisse réellement les aider et de continuer à l’améliorer avec eux. »

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.