Quick Group élargit sa gamme de propulseurs et dévoile son écosystème QCentric
Propulseurs, commandes et architecture électronique : Quick Group ne vient pas à Cannes avec une seule nouveauté, mais avec trois briques pensées pour fonctionner ensemble. L’équipementier italien dévoile en première mondiale une gamme QSY désormais étendue, accompagnée d’une nouvelle génération de commandes baptisée Pacific et surtout de QCentric, une plateforme qui doit progressivement servir de socle commun aux différents équipements du groupe. Derrière ces nouveautés, l’objectif est clair : simplifier l’intégration à bord tout en proposant une architecture capable d'évoluer avec le bateau et ses équipements.
Premier volet de cette offensive : les propulseurs électriques QSY. Quick Group enrichit la gamme de plusieurs nouvelles unités et introduit notamment un tunnel de 215 mm, qui vient combler l’espace existant entre les diamètres de 185 et 250 mm. La gamme s’étend désormais du BT QSY 140-50 en 12 V, développant 50 kgf de poussée avec un tunnel de 140 mm, jusqu’au BT QSY 300-350 en 48 V, capable d’atteindre 350 kgf avec un tunnel de 300 mm.
De quoi couvrir un spectre particulièrement large, puisque Quick Group destine désormais cette technologie aussi bien aux dayboats à console centrale d’environ 7 mètres qu’aux superyachts de 30 mètres. Selon la géométrie et le poids de la coque, ou avec une installation à deux propulseurs, elle peut même convenir à des unités plus importantes.
Cette extension répond aussi à une problématique très concrète des chantiers : pouvoir dimensionner plus précisément le propulseur en fonction du bateau, sans être contraint par un choix trop limité de puissances ou de diamètres de tunnel. Plusieurs modèles proposent par ailleurs une double possibilité d’alimentation, en 12/24 V ou 24/48 V. « Nous avons écouté le marché, puis développé chaque modèle pour atteindre précisément le niveau de poussée recherché », explique Lorenzo Mongiardo, Chief Technical Officer de Quick Group.
Les QSY reposent sur une technologie propriétaire de moteurs synchrones brushless. Au-delà de la puissance disponible, Quick Group met notamment en avant une réponse immédiate du couple, un contrôle proportionnel natif ainsi qu’une consommation électrique et un niveau sonore réduits. Les variateurs sont directement intégrés et l’absence de balais permet également de limiter les besoins de maintenance. L’enjeu est donc autant de gagner en précision lors des manœuvres que d'améliorer l'efficacité globale du système. Mais le propulseur n’est qu’une partie de l’équation. Pour exploiter ces possibilités, Quick Group a également entièrement repensé son interface de commande.
Baptisée Pacific, cette nouvelle famille de contrôleurs a été conçue pour fonctionner avec l’ensemble des propulseurs proposés par Quick Group, tout en étant spécifiquement optimisée pour les QSY.
Trois versions seront disponibles : T1, T1XL et T2XL. Elles permettent d’adapter l’interface à la configuration du bateau et au nombre de propulseurs installés, tout en donnant accès au contrôle proportionnel, aux diagnostics et aux fonctions d’intégration numérique.
Quick Group a également travaillé sur un détail qui peut avoir son importance lors d’une évolution de l’installation : les T1XL et T2XL occupent la même empreinte sur la console. L’ajout ultérieur d’un propulseur arrière et donc d’une commande supplémentaire ne nécessite ainsi pas de modifier la découpe existante du poste de pilotage.
Pacific n’est pas pour autant destiné à fonctionner en vase clos. La gamme peut être intégrée à des systèmes de manœuvre et de contrôle tiers, notamment ceux de Volvo Penta, Mercury Marine ou Xenta, via des passerelles dédiées et des communications compatibles NMEA 2000.
C’est sans doute QCentric qui donne le mieux la mesure de la stratégie poursuivie par Quick Group. Derrière ce nom se cache une nouvelle architecture basée sur un bus CAN, pensée comme une plateforme ouverte et évolutive plutôt que comme un simple protocole de communication supplémentaire. Pacific sera le premier système à l’utiliser, mais l’ambition va beaucoup plus loin. QCentric doit progressivement permettre de connecter au sein d’une architecture commune différents équipements du catalogue Quick Group : propulseurs, stabilisateurs à ailettes, guindeaux et, à terme, d’autres solutions.
Le système reste également ouvert aux équipements extérieurs grâce notamment à la prise en charge de protocoles standards comme le NMEA 2000 et à l'utilisation de passerelles dédiées. Des joysticks tiers ou des systèmes d’aide à la manœuvre pourront ainsi communiquer avec les équipements Quick.
Pour les chantiers, l’intérêt est de pouvoir conserver une même logique d’architecture sur des bateaux de tailles très différentes, tout en réduisant le nombre d’interfaces indépendantes et la complexité de l’installation. « QCentric est, à sa base, un protocole CAN bus, mais pour nous il représente davantage : un écosystème ouvert et évolutif conçu pour connecter les produits, les fonctions et les technologies à travers une architecture commune », résume Lorenzo Mongiardo.
Avec ces trois nouveautés, Quick Group affiche donc une évolution assez nette de son approche. Le constructeur ne cherche plus seulement à proposer une succession d’équipements indépendants, mais à les faire fonctionner au sein d’un environnement technique commun. QSY constitue la partie propulsion, Pacific l’interface avec l’utilisateur et QCentric la colonne vertébrale numérique capable de relier l’ensemble. Une approche qui doit permettre de faciliter les installations aujourd’hui, mais aussi leur évolution dans les années à venir.
Les trois nouveautés sont présentées en première mondiale au Cannes Yachting Festival 2026, sur le stand Quick Group au Vieux-Port, PAN357. Elles seront ensuite exposées au Genoa International Boat Show, du 1er au 8 octobre, puis présentées au marché américain lors de l’IBEX Show de Tampa, du 6 au 8 octobre 2026.
