Dessalinisateur : les bons gestes pour éviter de gâcher votre croisière

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Virginie Lepoutre
Par Virginie Lepoutre

Devenu indispensable sur les voiliers de grande croisière, le dessalinisateur offre une autonomie précieuse, à condition de savoir l’utiliser et l’entretenir. Car derrière son fonctionnement apparemment simple se cache une technologie sensible. Voici quelques conseils – très utiles - pour identifier les véritables causes d’une panne et adopter les bons réflexes pour continuer à produire de l’eau douce, même à l’autre bout du monde.

Vous voici enfin au paradis, au mouillage dans une jolie baie des Grenadines, après plusieurs semaines de navigation depuis les Canaries. Le bateau est parfaitement autonome, les panneaux solaires assurent l'essentiel de la production électrique et votre dessalinisateur fournit quotidiennement l'eau nécessaire à l'équipage. Jusqu'au jour où vous constatez que votre appareil, qui produisait habituellement 60 litres à l'heure, peine désormais à en fournir 35. Première réaction : la membrane est morte ! Il va falloir en commander une nouvelle, attendre sa livraison et probablement dépenser plusieurs centaines d'euros. Sauf que… le problème vient peut-être simplement d'un préfiltre encrassé, d'une prise d'air ou d'une eau de mer devenue plus froide…

Le dessalinisateur est un équipement formidable. Pour les navigateurs qui partent plusieurs mois, voire plusieurs années, il transforme radicalement la vie à bord. Plus besoin de courir après les points d'eau, de surveiller constamment le niveau des réservoirs ou de renoncer à une douche après une baignade. Mais cette liberté a une contrepartie : il faut comprendre comment fonctionne la machine et surtout apprendre à l'entretenir. Car une membrane d'osmose inverse peut fonctionner pendant de nombreuses années lorsqu'elle est correctement utilisée. À l'inverse, quelques erreurs suffisent parfois à compromettre définitivement ses performances. Et le plus étonnant, c'est que certaines de ces erreurs sont commises par des plaisanciers qui pensent bien faire !

 

Une membrane d'osmose inverse, comment ça fonctionne ?

Avant de parler des pannes, encore faut-il comprendre ce qui se passe à l'intérieur de votre dessalinisateur. Le principe est relativement simple. L'eau de mer est aspirée par une pompe, débarrassée d'une partie de ses impuretés par des préfiltres, puis envoyée sous forte pression vers une membrane semi-perméable. Celle-ci laisse passer une partie des molécules d'eau tout en retenant l'immense majorité des sels dissous. L'eau douce obtenue, appelée perméat, est dirigée vers les réservoirs du bateau après contrôle de sa qualité. Le reste, beaucoup plus salé, est rejeté à la mer. Pour dessaler une eau dont la salinité avoisine 35 grammes par litre, les installations conventionnelles fonctionnent généralement avec des pressions de l'ordre de 55 à 70 bars, selon les équipements. La membrane est généralement constituée d'une très fine couche sélective en polyamide, associée à plusieurs couches de support. C'est une technologie particulièrement performante, capable de retenir plus de 99 % des sels dans des conditions adaptées. Mais cette finesse constitue également sa principale faiblesse. Les dépôts, certains produits chimiques et les contraintes mécaniques peuvent modifier ses performances, parfois de manière irréversible.

Il faut donc distinguer deux phénomènes : l'encrassement, qui peut souvent être corrigé, et la dégradation de la membrane elle-même, qui impose généralement son remplacement.

 

Le chlore : l'ennemi invisible de votre dessalinisateur

C'est probablement l'une des erreurs les plus destructrices : pour rincer leur dessalinisateur après utilisation, certains navigateurs emploient directement l'eau douce de leurs réservoirs. Une excellente idée en apparence, puisqu'il s'agit de chasser l'eau salée pour éviter les dépôts et limiter la prolifération bactérienne. Sauf que cette eau douce peut contenir du chlore ! Or, les membranes modernes en polyamide supportent très mal les agents oxydants. Le chlore libre attaque leur couche sélective et peut provoquer une augmentation irréversible du passage des sels. Autrement dit, la membrane continue parfois à produire de l'eau, mais celle-ci devient progressivement trop salée pour être utilisée. Le piège est d'autant plus sournois que le chlore ne provoque pas nécessairement une baisse de production. Une membrane chimiquement dégradée peut même laisser passer davantage d'eau tout en retenant beaucoup moins bien le sel. Voilà pourquoi surveiller uniquement le nombre de litres produits est insuffisant.

Le danger concerne notamment les bateaux qui remplissent leurs réservoirs dans les marinas. L'eau du réseau peut contenir du chlore résiduel. Si cette eau est envoyée directement dans le dessalinisateur lors du rinçage, elle risque donc d'endommager progressivement la membrane. La solution consiste à utiliser une eau douce exempte de chlore libre, idéalement issue du dessalinisateur lui-même, ou à installer un dispositif de déchloration adapté. Un filtre à charbon actif correctement dimensionné peut remplir cette fonction, mais encore faut-il surveiller son efficacité. Un filtre saturé laissera passer le chlore sans nécessairement présenter de signe extérieur évident.

 

Les bactéries : attention aux longues périodes d'arrêt

Un dessalinisateur utilisé régulièrement est généralement moins exposé aux problèmes de stagnation qu'un appareil abandonné plusieurs semaines avec de l'eau de mer dans ses circuits. La raison est simple : l'eau de mer contient naturellement des micro-organismes qui peuvent se développer sur les surfaces internes de l'installation. Lorsque l'appareil est arrêté, certaines bactéries adhèrent aux parois et à la membrane. Elles produisent progressivement une matrice protectrice constituant ce que les spécialistes appellent un biofilm. Celui-ci peut obstruer les passages d'eau, augmenter les pertes de charge et diminuer la production. Il favorise également la rétention d'autres impuretés, rendant le nettoyage plus difficile. Imaginez un bateau qui arrive en Martinique après une transatlantique. L'équipage profite de quelques jours au port pour retrouver ses proches, visiter l'île et réaliser diverses réparations. Le dessalinisateur, devenu inutile puisque l'eau douce est disponible au ponton, reste à l'arrêt pendant une semaine. Si aucun rinçage ni traitement de conservation n'a été réalisé, les conditions peuvent devenir favorables au développement bactérien. Le phénomène est généralement plus rapide dans une eau chaude que dans une eau froide. C'est notamment pour cette raison que les longues périodes d'immobilisation sous les tropiques demandent une attention particulière.

Il n'existe toutefois pas de délai universel au-delà duquel une membrane serait systématiquement endommagée. Certains appareils disposent d'un rinçage automatique, d'autres nécessitent une intervention manuelle. Une seule règle : respecter les intervalles d'arrêt autorisés par le fabricant.

 

Préfiltres : une petite économie qui peut coûter cher

On parle beaucoup de la membrane, mais nettement moins des préfiltres. Pourtant, leur rôle est fondamental. Avant d'atteindre la pompe haute pression puis la membrane, l'eau de mer traverse généralement une crépine et un ou plusieurs filtres destinés à retenir les particules en suspension. Selon les installations, on trouve notamment des cartouches de 20 ou 25 microns, suivies de cartouches plus fines de 5 microns. Ces filtres interceptent le sable, les sédiments, une partie du plancton et diverses matières présentes dans l'eau. Mais un préfiltre saturé peut provoquer une alimentation insuffisante de la pompe haute pression, voire des phénomènes de cavitation. La machine produit alors moins d'eau, sans que la membrane soit nécessairement en cause.

 

Hydrocarbures et pollution : choisissez votre mouillage

Dans une marina, à proximité d'un quai de carburant ou dans un mouillage très fréquenté, l'eau peut contenir des traces de gasoil, d'essence, d'huile ou d'autres substances organiques. Certaines peuvent se déposer sur la membrane, altérer ses performances ou endommager des éléments du circuit. Le problème concerne particulièrement les navigateurs qui font fonctionner leur dessalinisateur au port, à proximité d'autres bateaux. Un rejet de carburant ou une pollution accidentelle peut suffire à contaminer l'eau aspirée.

La précaution la plus efficace consiste donc à privilégier une eau propre et suffisamment renouvelée, loin des ports, des zones de carénage et des rejets d'eaux usées. Une eau visuellement transparente n'est pas forcément exempte de pollution, mais une irisation en surface ou une odeur de carburant doit conduire à arrêter immédiatement la production.

 

Pression : vouloir produire davantage peut coûter cher

C'est une tentation assez compréhensible. Votre dessalinisateur produit 50 litres à l'heure, mais vous aimeriez en obtenir 60 ou 70. Sur certains appareils à réglage manuel, il peut sembler facile d'augmenter légèrement la pression pour gagner quelques litres supplémentaires. Mauvaise idée ! La pression est indispensable au fonctionnement de l'osmose inverse, mais elle doit rester dans les limites prévues par la conception de l'installation. Une pression excessive peut augmenter les contraintes mécaniques sur les éléments, les joints et les composants de la membrane.

Le débit de concentrat, c'est-à-dire l'eau très salée rejetée à la mer, est tout aussi important. En réduisant excessivement cette quantité pour récupérer davantage d'eau douce, on augmente la concentration en sels au voisinage de la membrane, avec un risque accru de dépôts. La règle est simple : ne jamais chercher à compenser une perte de production en augmentant la pression au-delà des consignes prévues. Sur les systèmes automatiques, mieux vaut rechercher l'origine du problème plutôt que de modifier les réglages.

 

Votre dessalinisateur produit moins ? La membrane n'est peut-être pas responsable

Revenons à notre bateau des Grenadines. Sa production est passée de 60 à 35 litres par heure, soit une diminution de près de 42 %. Mais avant de commander une nouvelle membrane, il faut mener une véritable enquête. La première question concerne les conditions de mesure. Le débit de 60 litres avait-il été relevé dans les mêmes conditions que celui de 35 litres ? Même température d'eau, même salinité, même pression, même tension électrique ? Car les performances d'un dessalinisateur varient naturellement avec son environnement.

La température joue notamment un rôle essentiel. Plus l'eau est froide, plus sa viscosité augmente, ce qui réduit sa capacité à traverser la membrane à pression équivalente. À titre indicatif, une diminution de température de 4 °C peut entraîner une baisse de production d'environ 10 %, selon les caractéristiques de l'installation. La salinité intervient également. L'océan Atlantique présente généralement des valeurs proches de 35 grammes de sels par kilogramme d'eau, contre fréquemment 37 à 39 grammes en Méditerranée. Plus l'eau est salée, plus la pression osmotique est élevée. À pression identique, une augmentation de salinité peut donc réduire la production.

Voilà pourquoi il faut se méfier des débits annoncés dans les documentations commerciales. Un appareil présenté comme capable de produire 100 litres par heure n'atteindra pas nécessairement cette valeur dans toutes les mers du globe. Pour établir un diagnostic, commencez par mesurer le débit réel avec un récipient gradué et un chronomètre. Vérifiez ensuite la température de l'eau, la pression, la tension électrique, les préfiltres et les éventuelles prises d'air. Contrôlez également la conductivité de l'eau produite, qui renseigne sur la quantité de sels dissous restant dans le perméat.

Une machine qui produit moins d'eau, mais conserve une bonne qualité de dessalement, ne présente pas le même problème qu'un appareil dont le débit reste élevé tandis que la salinité augmente. Dans le premier cas, on recherchera notamment un problème d'alimentation ou d'encrassement. Dans le second, on examinera davantage l'intégrité de la membrane et les joints internes.

 

Rinçage, nettoyage et conservation : trois opérations à ne pas confondre

C'est probablement l'un des points les plus mal compris par les plaisanciers. Rincer son dessalinisateur, nettoyer sa membrane et la conserver pendant une longue immobilisation ne désignent pas la même opération. Le rinçage consiste à remplacer l'eau de mer présente dans les circuits par une eau douce compatible avec la membrane, dépourvue de chlore libre. Il permet de limiter la stagnation d'eau salée et de réduire les risques de dépôts et de développement biologique. Il doit être effectué conformément à la procédure de l'appareil, généralement à basse pression.

Le nettoyage chimique répond à un autre objectif : retirer les dépôts déjà accumulés. Selon leur nature, il peut nécessiter des solutions acides pour les incrustations minérales ou alcalines pour certaines matières organiques et biologiques. Mais attention, ces produits ne sont pas interchangeables ! Leur concentration, leur température et leur durée de contact doivent être rigoureusement respectées. Un nettoyage improvisé avec un produit ménager peut faire davantage de dégâts que l'encrassement initial.

Enfin, la conservation consiste à préparer le dessalinisateur pour une immobilisation prolongée. Elle repose généralement sur l'introduction d'une solution de conservation compatible, destinée notamment à limiter le développement biologique pendant l'arrêt. Certains protocoles utilisent des solutions à base de métabisulfite de sodium, mais les concentrations et les précautions dépendent de l'équipement. Il est donc indispensable de respecter les instructions du fabricant et de ne jamais improviser un dosage ou mélanger des produits.

 

Comment organiser la maintenance pendant un tour du monde ?

Pour un bateau de grande croisière, l'objectif n'est pas de transformer le skipper en technicien spécialisé, mais d'adopter quelques habitudes simples. Avant le grand départ, commencez par mesurer les performances de l'installation lorsqu'elle fonctionne correctement. Notez le débit horaire, la température de l'eau, la pression, la conductivité du perméat et la tension électrique. Ces valeurs constitueront une référence pour détecter les dérives futures.

Profitez également de la préparation du bateau pour inspecter les tuyaux, les raccords, les pompes, les filtres et les connexions électriques. Constituez un stock de consommables et de pièces de rechange adapté à votre appareil. Des cartouches filtrantes, quelques joints et les produits d'entretien préconisés peuvent vous éviter bien des difficultés dans un mouillage isolé. À chaque utilisation, vérifiez que la prise d'eau de mer est ouverte, que les vannes sont correctement positionnées et que les filtres ne présentent pas de signe évident d'obstruction. Lors de la mise en route, respectez la procédure de purge et de montée en pression. Laissez l'eau produite partir au rejet jusqu'à ce que sa qualité soit conforme aux seuils prévus. Pendant le fonctionnement, surveillez la pression, le débit et les bruits inhabituels. Une pompe qui devient bruyante ou une pression qui fluctue peut signaler un problème d'alimentation. À l'arrêt, effectuez le rinçage prescrit si votre système ne le réalise pas automatiquement.

Chaque semaine, prenez quelques minutes pour comparer la production aux mesures précédentes. Inspectez les préfiltres, vérifiez l'absence de fuites et contrôlez la conductivité de l'eau produite. Une fois par mois, procédez à une inspection plus approfondie des raccordements, des fixations et des circuits accessibles. Enfin, avant toute immobilisation prolongée, appliquez la procédure de conservation prévue. Au redémarrage, éliminez soigneusement la solution de conservation et contrôlez la qualité de l'eau avant de l'envoyer vers les réservoirs. Une précaution essentielle pour protéger la membrane, mais aussi la santé de l'équipage.

 

Une membrane peut durer dix ans… ou beaucoup moins !

Dans de bonnes conditions, une membrane de dessalinisateur peut rester opérationnelle pendant cinq à dix ans, parfois davantage. À l'inverse, une exposition au chlore, un encrassement sévère ou une mauvaise conservation peuvent réduire considérablement cette durée. L'âge seul ne permet donc pas de décider d'un remplacement. Une membrane doit être suspectée lorsque la production et surtout la qualité de l'eau restent anormales après vérification de l'ensemble de l'installation et, si nécessaire, après un nettoyage adapté.

Sur un bateau de quatre personnes, une consommation de 20 à 30 litres par personne et par jour représente déjà 80 à 120 litres quotidiens. Un dessalinisateur de 60 litres par heure peut théoriquement produire cette quantité en deux heures environ. Encore faut-il disposer de l'énergie nécessaire et que la machine fonctionne correctement. Il reste donc prudent de conserver une réserve d'eau douce suffisante pour faire face à une panne ou à une impossibilité temporaire de production. Car le meilleur dessalinisateur du monde ne remplacera jamais une gestion raisonnable de l'eau à bord.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.