Une transatlantique sans groupe électrogène, c’est vraiment possible ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Partir pour trois semaines de transatlantique sans groupe électrogène est aujourd’hui parfaitement envisageable. Encore faut-il produire suffisamment d’électricité à bord. Car entre les performances annoncées des panneaux solaires, le rendement réel d’un hydrogénérateur et la consommation parfois considérable du pilote, les calculs peuvent rapidement déraper…

Vous êtes en train de vivre votre rêve de transatlantique. Vous voilà au milieu de l’Atlantique, quelque part entre les Canaries et les Antilles. Le vent souffle régulièrement à 15 nœuds, votre bateau file tranquillement à 6 nœuds sous pilote automatique et le soleil brille. Elle n’est pas belle, la vie ? Vos panneaux solaires produisent de l’électricité, l’hydrogénérateur tourne à plein régime et les batteries affichent une charge confortable. Vous pourriez presque oublier que votre bateau est totalement autonome. Et c’est précisément le but recherché ! Mais imaginez maintenant que le vent tombe. Votre vitesse descend à 3 nœuds, le ciel se couvre et les panneaux solaires ne produisent plus qu’une fraction de leur puissance habituelle. L’hydrogénérateur, lui, ne fournit presque plus rien. Pourtant, le réfrigérateur continue de fonctionner, les instruments restent allumés et le pilote automatique doit toujours barrer…

En quelques heures, votre belle autonomie énergétique peut se transformer en casse-tête. Et si les conditions persistent plusieurs jours, vous risquez de devoir démarrer le moteur uniquement pour recharger les batteries. Pas vraiment ce que vous aviez imaginé avant le départ ! La question mérite donc d’être posée : peut-on réellement traverser l’Atlantique sans groupe électrogène, avec un niveau de confort satisfaisant et sans craindre une panne électrique ? La réponse est oui. Mais à condition de raisonner en énergie réellement disponible et non en puissance théorique installée.

 

Notre bateau témoin : un monocoque de 12 mètres

Pour comprendre les enjeux, prenons un exemple concret. Notre bateau est un monocoque de croisière de 12 mètres, d’environ 9 tonnes en charge, équipé pour une traversée de 2 700 milles entre les Canaries et les Antilles. À une vitesse moyenne de 6 nœuds, il lui faudra un peu moins de 19 jours pour rejoindre les Caraïbes. Avec les calmes, les changements de route et les variations météorologiques, nous retiendrons une durée prévisionnelle de 21 jours. À bord, trois équipiers disposent d’un équipement classique de grande croisière : pilote automatique électrique, centrale de navigation, GPS, AIS, VHF, réfrigérateur, éclairage LED, pompes, ordinateurs et moyens de communication par satellite. Nous n’avons volontairement pas retenu la climatisation, la cuisson électrique ou le dessalinisateur dans le calcul de base. Ces équipements peuvent modifier considérablement les besoins.

Le bateau dispose d’une installation électrique en 12 volts, de 600 Wc de panneaux solaires, d’un hydrogénérateur, d’un alternateur moteur et d’un parc de batteries lithium de 400 Ah. Soit une capacité nominale de 5 120 Wh, ou 5,12 kWh, calculée sur une tension de référence de 12,8 V. Pourquoi parler en wattheures plutôt qu’en ampères-heures ? Tout simplement parce que le wattheure mesure directement une quantité d’énergie, indépendamment de la tension. Un appareil consommant 50 W pendant dix heures utilise 500 Wh. C’est cette unité qui permet de comparer les consommations et les productions sans mélanger les chiffres.

 

Le pilote automatique, premier consommateur du bord

Sur un bateau de croisière hauturière, le pilote automatique est souvent le plus gros consommateur électrique en navigation. Et contrairement au réfrigérateur ou à l’éclairage, il peut fonctionner 24 heures sur 24, pendant trois semaines. Sa consommation dépend fortement de la carène, du déplacement, de l’équilibre sous voiles, de l’état de la mer et du type de vérin. Un bateau bien réglé, naviguant sous un vent régulier, demandera relativement peu d’efforts à son pilote. En revanche, dans une mer désordonnée, avec un voilier mal équilibré ou surtoilé, les corrections de barre se multiplient. Pour notre simulation, nous retiendrons une puissance moyenne de 45 W, soit 1 080 Wh par jour. Attention, il s’agit d’une moyenne intégrant les périodes de fonctionnement et de repos du vérin, et non de sa puissance maximale instantanée. Dans des conditions difficiles, cette consommation moyenne peut dépasser 80 W, voire davantage sur certaines installations… À lui seul, notre pilote représente donc 40 % de la consommation électrique quotidienne. Le réfrigérateur arrive ensuite. Un groupe froid de 50 W fonctionnant 40 % du temps consommera environ 480 Wh par jour. Sous les tropiques, avec une température élevée dans le carré et une ventilation insuffisante du condenseur, cette consommation peut augmenter sensiblement ! Les instruments de navigation constituent un autre poste important. Entre la centrale, les afficheurs, le GPS, l’AIS et les autres équipements indispensables, une puissance moyenne de 20 W représente déjà 480 Wh par jour. Ajoutons la VHF, les communications par satellite, les éclairages, les pompes et les petits équipements du quotidien. Nous arrivons à une consommation quotidienne de 2 700 Wh, soit 2,7 kWh ou environ 211 Ah sous 12,8 V.

Sur une traversée de 21 jours, notre voilier devra donc disposer d’environ 56,7 kWh. C’est considérable ! Et surtout, impossible à stocker intégralement dans un parc de batteries raisonnable. L’électricité devra être produite quotidiennement, au fur et à mesure des besoins…

 

Les panneaux solaires : 600 watts installés, mais combien réellement produits ?

Sur notre voilier, les panneaux solaires représentent une puissance totale de 600 Wc. Sur le papier, l’installation paraît généreuse. Avec cinq heures d’ensoleillement équivalent à pleine puissance, elle pourrait théoriquement produire 3 000 Wh par jour. De quoi couvrir, à elle seule, l’intégralité de notre consommation. Sauf que cette production reste théorique. La puissance crête d’un panneau est mesurée dans des conditions normalisées, avec un rayonnement de 1 000 W/m² et une température de cellule de 25 °C. Deux conditions rarement réunies en permanence sur le pont d’un voilier en route vers les tropiques. À bord, les panneaux chauffent, le bateau roule, le soleil change de position et les ombres portées par le gréement réduisent la production. Un simple bout d’ombre sur certaines cellules peut pénaliser une partie importante d’un panneau, selon son câblage interne. La disposition des panneaux devient donc presque aussi importante que leur puissance. Deux panneaux de 300 Wc correctement installés, bien ventilés et disposant chacun de leur régulateur peuvent, dans certaines conditions, produire davantage qu’une installation plus puissante, mais régulièrement ombragée. Pour notre simulation, nous retiendrons une production quotidienne de 2 100 Wh par beau temps, de 1 200 Wh par temps variable et de seulement 450 Wh sous une couverture nuageuse persistante. Ces valeurs sont des hypothèses de calcul, pas des prévisions météorologiques…

Il faut également tenir compte d’un phénomène souvent oublié : l’énergie produite n’est pas nécessairement récupérée. Lorsque les batteries sont pleines et que les consommateurs n’utilisent pas toute la puissance disponible, le régulateur limite la production. Les kilowattheures potentiels ne deviennent donc pas automatiquement des kilowattheures utilisables.

 

L’hydrogénérateur : formidable à 6 nœuds, décevant à 3 nœuds

Voilà probablement l’équipement qui a le plus changé l’autonomie électrique des voiliers de grande croisière. L’hydrogénérateur transforme une partie de l’énergie du déplacement du bateau dans l’eau en électricité. Son hélice entraîne une génératrice, qui alimente ensuite les batteries à travers un régulateur. Son principal avantage est évident : il peut produire jour et nuit, indépendamment de l’ensoleillement. Pour une traversée où le bateau avance régulièrement pendant plusieurs semaines, c’est particulièrement intéressant. Mais son rendement dépend étroitement de la vitesse du bateau dans l’eau, et non de sa vitesse sur le fond. Cette distinction est essentielle. Avec un courant favorable de 2 nœuds, un voilier avançant à 5 nœuds sur l’eau peut afficher 7 nœuds au GPS. Son hydrogénérateur, lui, ne voit toujours passer l’eau qu’à 5 nœuds… La puissance récupérable augmente très rapidement avec la vitesse, approximativement selon une loi cubique dans certaines plages de fonctionnement. Les courbes réelles dépendent toutefois de l’hélice, du régulateur et du modèle utilisé. Pour notre voilier, nous retiendrons une production nette moyenne de 25 W à 3 nœuds, 120 W à 5 nœuds et 180 W à 6 nœuds. Ces valeurs sont des hypothèses de simulation correspondant à une installation performante et correctement adaptée, mais ne constituent pas des performances garanties.

À 6 nœuds, notre hydrogénérateur fournit donc 4 320 Wh en 24 heures. À 5 nœuds, cette production tombe à 2 880 Wh. Et à 3 nœuds, elle n’atteint plus que 600 Wh ! Autrement dit, quelques nœuds de différence peuvent transformer complètement le bilan énergétique du bateau… Il existe néanmoins une contrepartie. Produire de l’électricité à partir du déplacement du bateau crée une traînée supplémentaire. Cette énergie n’est pas gratuite : elle est prélevée sur la propulsion vélique. L’impact sur la vitesse dépend du rendement de l’installation et des conditions de navigation. Enfin, l’hydrogénérateur est un équipement exposé. Une hélice endommagée, un objet flottant ou une panne de régulation peuvent interrompre sa production. D’où l’importance de ne jamais en faire l’unique source d’énergie du bord.

 

L’alternateur moteur : le secours qui peut sauver la traversée

Notre bateau dispose également d’un moteur diesel équipé d’un alternateur. Un équipement banal, présent sur pratiquement tous les voiliers de croisière. Mais sa capacité réelle à recharger les batteries mérite d’être étudiée. Un alternateur annoncé à 120 A sous une tension de charge voisine de 14 V affiche une puissance électrique théorique d’environ 1 680 W. De quoi recharger très rapidement les batteries, pourrait-on penser. Dans la réalité, c’est beaucoup plus compliqué. L’alternateur ne fournit pas nécessairement son courant nominal au ralenti, sa température peut limiter sa puissance et les caractéristiques de l’installation électrique influencent fortement le résultat. Sur certains bateaux, le courant réellement disponible pour les batteries de servitude est très inférieur à celui annoncé. Pour notre simulation, nous retiendrons une puissance moyenne nette de recharge de 800 W lorsque le moteur fonctionne à un régime adapté. Une heure de moteur permettrait donc de récupérer environ 800 Wh.

Avec une consommation de 2 700 Wh par jour, il faudrait environ trois heures et vingt minutes de moteur pour couvrir intégralement les besoins quotidiens si aucune autre source ne produisait d’électricité. Sur trois semaines, cela représenterait près de 71 heures de fonctionnement. On comprend immédiatement l’intérêt des énergies renouvelables ! Attention également à la recharge des batteries lithium. Leur capacité à accepter des courants élevés pendant de longues périodes peut entraîner une surchauffe de l’alternateur si celui-ci n’est pas correctement régulé. Une surveillance thermique et des protections adaptées sont donc indispensables.

 

Trois situations météorologiques, trois bilans radicalement différents

Passons maintenant à la pratique. Imaginons notre voilier dans trois situations fictives, mais plausibles pour une transatlantique. Les conditions météorologiques réelles devront naturellement être étudiées avant le départ et suivies pendant la traversée, notamment à l’aide des prévisions de Météo Consult Marine. 

Dans notre première situation, le bateau navigue à 6 nœuds sous un alizé bien établi, avec un ensoleillement généreux. Les panneaux solaires produisent 2 100 Wh et l’hydrogénérateur 4 320 Wh. Nous disposons donc d’un potentiel de production de 6 420 Wh pour une consommation de 2 700 Wh. Le bilan théorique est largement positif, même si une partie de cette production sera perdue lorsque les batteries seront pleines…

Dans la deuxième situation, le vent faiblit et le ciel devient variable. Notre vitesse descend à 5 nœuds. Les panneaux solaires fournissent 1 200 Wh et l’hydrogénérateur 2 880 Wh. Avec une production de 4 080 Wh, notre bilan reste excédentaire de 1 380 Wh. Le bateau demeure autonome, à condition que les performances retenues soient réellement atteintes. Le troisième scénario est autrement plus préoccupant. Sous un ciel couvert, avec une vitesse de seulement 3 nœuds, la production solaire tombe à 450 Wh et celle de l’hydrogénérateur à 600 Wh. Au total, nous ne récupérons plus que 1 050 Wh quotidiennement, alors que notre consommation reste de 2 700 Wh. Le déficit atteint donc 1 650 Wh par jour. Après deux jours, il manque déjà 3,3 kWh. Après trois jours, le déficit cumulé atteint 4,95 kWh. Sans recharge complémentaire ni réduction de consommation, notre parc de batteries ne peut pas absorber une telle situation. Et c’est précisément le danger d’un budget énergétique construit uniquement sur les moyennes.

 

Les batteries lithium : une réserve, pas une source d’énergie

Notre voilier dispose de 400 Ah de batteries lithium, soit 5,12 kWh de capacité nominale. En retenant une plage d’utilisation de 90 %, nous disposons d’environ 4,6 kWh utilisables. Cela représente à peine 1,7 jour d’autonomie sans aucune production électrique. En réalité, il serait imprudent d’attendre que les batteries soient presque vides pour réagir. Le pilote automatique, les instruments de navigation et les communications doivent rester alimentés en permanence. Il est donc préférable de conserver une réserve de sécurité de 20 à 30 % de la capacité nominale, selon l’installation. Avec une réserve minimale fixée à 25 % et des batteries initialement pleines, notre bateau dispose de 3,84 kWh avant d’atteindre ce seuil. Dans notre troisième scénario, cette réserve serait consommée en environ 2,3 jours.

Ce calcul illustre parfaitement la différence entre autonomie théorique et autonomie opérationnelle. Une batterie lithium peut accepter des décharges profondes, mais cela ne signifie pas qu’il soit raisonnable de les pratiquer au milieu de l’Atlantique. D’autant qu’une batterie ne produit aucune énergie : elle permet simplement de stocker celle qui a été produite pour la restituer ensuite.

 

Comment éviter la panne à 1 000 milles de l’arrivée ?

La meilleure sécurité reste la diversification des sources de production. Les panneaux solaires fonctionnent à l’arrêt, l’hydrogénérateur est particulièrement intéressant lorsque le bateau avance et l’alternateur permet de compenser un déficit prolongé. Ces trois équipements se complètent parfaitement. Mais la première économie d’énergie se trouve souvent dans le réglage du bateau. Un voilier bien équilibré sous voiles demande moins de corrections de barre. Réduire légèrement la toile, adapter la route aux vagues ou affiner les réglages du pilote peut faire économiser plusieurs centaines de wattheures par jour. Le suivi quotidien du bilan électrique est tout aussi important. Un contrôleur de batteries correctement paramétré permet de surveiller les entrées et sorties d’énergie. Encore faut-il observer les tendances sur plusieurs jours et ne pas se contenter du pourcentage de charge affiché.

En cas de déficit, l’équipage doit pouvoir appliquer rapidement un programme d’économie : limiter les usages informatiques, réduire les ouvertures du réfrigérateur et couper les équipements non indispensables, tout en préservant impérativement les fonctions de navigation et de sécurité. Enfin, le moteur reste une sécurité précieuse. Dans notre scénario défavorable, avec une recharge nette de 800 W, un peu plus de deux heures de moteur par jour suffiraient théoriquement à compenser le déficit. Avec une consommation indicative de 1,5 à 2 litres de gazole par heure à un régime approprié, cela représenterait environ 3 à 4,2 litres par jour. Sur cinq jours difficiles, il faudrait prévoir approximativement 15 à 21 litres, auxquels s’ajoute une marge de sécurité…

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.