
David et Goliath La flotte des IMOCA est menée par Charlie Dalin et Paul Meilhat à bord d’Apivia qui réalisent une performance exceptionnelle. Ils sont en effet en tête de la flotte des IMOCA mais, surtout, ils sont au contact de Skorpios, le plus grand monocoque au monde. Ce titan mesure 20 metres de plus qu’un IMOCA et est mené par une vingtaine de marins expérimentés alors que Charlie et Paul ne sont que deux à bord !
Le Fastnet fidèle à sa légende
Les premières heures de courses ont été toniques hier avec des rafales à 30 nœuds en sortie de Solent et une mer formée. Tout le monde n’est pas sorti indemne de cette entame de course et 65 abandons sont à déplorer ce matin, heureusement sans blessés. On note le retrait de plusieurs favoris à commencer par Yannick Bestaven (Maître Coq) qui est entré en collision avec un plaisancier avant le départ. En IRC 1, les Français Lann Ael 2 et L’Ange de Milon, grands favoris, sont également rentrés à Cherbourg suite à des problèmes de grand voile.
Les MOCRA paient le prix fort
La classe MOCRA, qui rassemble les multicoques (hors Ultime) a payé le prix fort ce début de course puisque 5 concurrents sont déjà hors course, dont de grands favoris ! C’est le cas de Guyader – Mext. Le vainqueur de la dernière édition a en effet perdu son radeau de sauvetage, emporté par une vague. Plus grave, le No Limit de Yann Marilley a perdu son mât en début de course. C’est le seul démâtage recensé à ce jour. Le Maserati de Giovanni Soldini a lui perdu son winch principal qui a explosé sous l'effort. Loison dans le match Le local de l’étape, Alexis Loison, est en tête de la flotte des IRC 3 à bord de Leon. Il évolue en ce moment au sud de Plymouth. Lors des premières heures de course, il était l’un des seuls concurrents sous Grand-Voile haute.
Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) « Nous venons de passer le Fastnet en tête de la flotte. Nous avons une avance d’au moins 40 milles sur le second ce qui est bien. Nous avons très bien navigué depuis le début de cette course et nous sommes fiers de ce que nous avons fait. Le bateau va vite et nous n’avons pas fait d’erreur de navigation. Maintenant, nous allons aux Scilly. Le final, avec des empannages sera compliqué. On sait que c’est compliqué d’arriver à Cherbourg-en-Cotentin, surtout quand il y a peu de vent. On reste concentrés sur la vitesse du bateau et nous allons essayer d’augmenter notre avance. Nous ne volerons pas beaucoup sur ce bord jusqu’à l'arrivée. »