
Ce samedi, veille de départ, les skippers ont la tête dans les routages et la météo, et savent déjà que cette toute dernière étape va durer. En cause, le vent faible à très faible sur la première traversée de la Manche et aux abords du grand phare du Fastnet et probablement sur la zone d’arrivée. Tous se préparent donc à embarquer plus d’eau et de nourriture (autorisé par la classe Figaro Bénéteau) et à vivre au minimum quatre nuits en mer.
Une ascension éprouvante, une redescente lente
A 16h, le coup de canon retentira devant le port de Roscoff en Baie de Morlaix. La flotte s’élancera sur un parcours côtier long de 8 milles par un vent de nord-est pour 10 nœuds, de quoi se déhaler du fort courant sur zone. Sitôt la cardinale Est Astan laissée à bâbord, les solitaires mettront le cap sur l’Irlande avec comme seule marque de parcours le mythique phare du Fastnet. 270 milles à courir dans des conditions météo très aléatoires rythmées par des petites dépressions locales et des zones sans vent ; autant dire qu’un immense jeu d’échec va se jouer entre la traversée de la Manche, la Mer Celtique et la Mer d’Irlande. Le deuxième tronçon sera de taille : 412 milles pour rejoindre la Loire-Atlantique dans une météo favorable à de grandes glissades sous spi dans un faible flux de noroît (vent du nord-ouest). Mais, comme sur la précédente étape, le vent devrait se montrer capricieux, variant allègrement en force et en direction. Une bagarre de longue haleine débute demain, la toute dernière. Autant dire que tous les concurrents vont jouer leur va-tout pour conserver ou aller chercher une place au classement général !