Transat Jacques Vabre : Koesio entre dans la course

Transat Jacques Vabre
Lundi 11 octobre 2021 à 12h52

Dans moins d’un mois au Havre, sur le départ de la transat en double, un trimaran à la déco incontournable, fera partie des grands favoris de la classe Ocean Fifty. Baptisé Koesio, c’est le nouveau nom d’un groupe déjà trentenaire initialement nommé C’Pro. Sollicité pour un projet Imoca, Pieric Brenier a finalement été séduit par celui d’Erwan Le Roux. Entre personnalité du skipper, image de la voile, technicité du trimaran et nouvelle visibilité de la classe, nous nous sommes entretenus avec le PDG et fondateur du groupe, pour mieux cerner les facteurs déclenchants, les motivations et les ambitions autour d’un tel investissement.

Trimaran Koesio ©Jean-Marie Liot
Dans moins d’un mois au Havre, sur le départ de la transat en double, un trimaran à la déco incontournable, fera partie des grands favoris de la classe Ocean Fifty. Baptisé Koesio, c’est le nouveau nom d’un groupe déjà trentenaire initialement nommé C’Pro. Sollicité pour un projet Imoca, Pieric Brenier a finalement été séduit par celui d’Erwan Le Roux. Entre personnalité du skipper, image de la voile, technicité du trimaran et nouvelle visibilité de la classe, nous nous sommes entretenus avec le PDG et fondateur du groupe, pour mieux cerner les facteurs déclenchants, les motivations et les ambitions autour d’un tel investissement.

Pouvez-vous tout d’abord nous présenter brièvement Koesio ?

Pieric Brenier : «Koesio est une société qui opère dans la transformation numérique des entreprises, sur trois métiers différents : les systèmes d’information, l’impression et les télécoms. Nous sommes implantés dans 180 villes et comptons environ 80 000 clients en France. J’ai fondé cette entreprise en 1991 et au fil de nos trente ans d’existence, nous avons procédé à beaucoup de croissance externe, près de 150 acquisitions, pour consolider le marché. Comme beaucoup, nous sommes très attachés à l’humain et agissons en ce sens, car c’est notre seul actif et nous en prenons grand soin. Nous menons par exemple des enquêtes internes anonymes, dont les résultats nous permettent d’être labellisés « Entreprise où il fait bon travailler ». Nous organisons aussi d’immenses évènements comme il y a trois semaines à Cannes avec l’ensemble de nos collaborateurs, pour le lancement de la marque Koesio, la présentation de notre plan stratégique et le dévoilement de notre projet Jacques Vabre avec Erwan Le Roux qui était présent».

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Pieric Brenier à la barre du trimaran Koesio. © Jean-Marie Liot

Figaro Nautisme : Pourquoi Koesio ?

«C’est effectivement un nom qui a seulement trois semaines, puisque nous étions jusqu’alors un groupe d’entreprises, toutes ces acquisitions comportant beaucoup de marques. Plutôt que d’imposer le nom de l’entreprise que j’avais jusqu’alors, C’Pro, on abandonne tous notre nom, on se met tous au même niveau sur la ligne de départ d’un nouveau projet d’entreprise, pour écrire une belle histoire commune. Le nom Koesio nous ressemble puisque la cohésion est très importante à nos yeux».

Comment s’est faite la rencontre avec Erwan Le Roux ?

«Par hasard ! Un jour on m’a proposé un projet au long cours de Transat Jacques Vabre et de Vendée Globe. Tout en discutant avec les protagonistes, j’ai croisé avec d’autres projets, y compris en Ultim, et puis je suis tombé sur Erwan Le Roux. J’ai rencontré l’homme, mais aussi le projet et j’ai trouvé qu’il collait vraiment à ce qu’on voulait faire. Pourquoi la voile ? Nous voulions incarner la nouvelle marque avec trois sujets qui sont porteurs pour nous : nous serons partenaires du mondial de Rugby 2023, de différents records en dirigeable électrique, un truc un peu fou, et puis la voile bien sûr. Tous ont une dimension humaine assez forte, de records, sont engagés, voire une véritable aventure. Erwan est une personnalité attachante, son palmarès parle pour lui. J’aime son humilité comme son professionnalisme, et je trouve qu’il nous correspond bien. Et puis la classe elle nous plaît parce que les bateaux ont une belle image, ces multicoques ont de l’allure et on a effectué un travail particulier avec nos graphistes pour faire un bateau qui nous plaît bien, assez différent des autres et très visible. Quand on est dessus nous sommes fiers de voir notre marque déployée sur ce bateau».

Au-delà de votre engagement pour la Transat Jacques Vabre, pensez-vous poursuivre en Ocean Fifty avec Erwan Le Roux ?

«Nous ne sommes pas contractuellement engagés, mais ce sera sans doute un projet à plus long terme, qui ira sur le Pro Sailing Tour l’année prochaine, et probablement sur le Rhum juste après. On apprend à se connaître, nous ne connaissons pas bien ce sujet-là et donc nous allons voir ce que cela va donner. Pour l’instant nous avons de très bons retours, à commencer de la part de nos collaborateurs qui étaient tous à Cannes et qui ont vu le bateau pour la première fois en vidéo, qui ont rencontré Erwan. Comme nous sommes dans la Tech, on a beaucoup de geeks chez nous alors on va faire un challenge interne Pro Sailing Tour sur Virtual Regatta et les gagnants passeront une journée en mer avec Erwan à son retour. On veut vraiment animer notre communauté de collaborateurs autour de ce projet là et mesurer le retour que nous en aurons. Mais je ne doute pas au vu des premières semaines, que nous poursuivrons. Nous ressentons déjà une adhésion forte à ce projet. Vu le nombre de bateaux au départ de la Jacques Vabre, nous voyons bien que la voile est tendance et nous surfons sur cette vague. Ce trimaran très photogénique, c’est important pour l’image externe vis-à-vis de nos clients, mais aussi pour améliorer la marque employeur et nous aider ainsi à recruter. En externe, nous sommes essentiellement BtoB. Nous aurons un bateau accompagnateur avec une centaine de clients de la façade Atlantique à bord pour le départ du havre et l’an prochain nous ferons aussi beaucoup de relations publiques sur le Pro Sailing Tour».

En termes de budget direct (le bateau) et indirect (la communication) qu’est-ce que cela représente pour Koesio ?

«Je suis patron-fondateur-propriétaire, je n’ai pas de budget à soumettre au board, je suis plutôt un intuitif, alors quand faut y aller, on y va ! Le ticket d’entrée pour le trimaran est de 450 000 euros pour la Transat Jacques Vabre. Pour ce que l’on va faire à côté, tous les jours on me propose d’autres choses à faire et je valide à chaque fois, mais ce sera au moins 100 000 euros de plus du budget de départ. On apprend en marchant, nous ne sommes qu’au début de l’histoire !»

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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