1000 Race : la Cornouaille lance en grand la saison IMOCA

Course au large
Par Le Figaro Nautisme

Du 28 avril au 9 mai 2026, la 1000 Race ouvrira un nouveau chapitre de son histoire — et, avec lui, celui de la saison IMOCA. Inscrite au Championnat IMOCA Globe Series, l’épreuve marquera le grand retour du solitaire sur le circuit, dans un décor qui a tout d’un symbole : la Cornouaille, et plus précisément la baie entre Port-la-Forêt et Concarneau, l’un des épicentres historiques de la course au large.

Du 28 avril au 9 mai 2026, la 1000 Race ouvrira un nouveau chapitre de son histoire — et, avec lui, celui de la saison IMOCA. Inscrite au Championnat IMOCA Globe Series, l’épreuve marquera le grand retour du solitaire sur le circuit, dans un décor qui a tout d’un symbole : la Cornouaille, et plus précisément la baie entre Port-la-Forêt et Concarneau, l’un des épicentres historiques de la course au large.

Ici, plus qu’ailleurs, la voile océanique fait partie du paysage. Elle rythme les saisons, structure les ports, nourrit les ambitions. Pour cette édition 2026, tout un territoire se mobilise autour d’une course exigeante, spectaculaire et profondément enracinée dans son environnement maritime.

 

Un rendez-vous stratégique pour les skippers

Avec son parcours d’environ 1 000 milles nautiques, la 1000 Race s’impose comme un premier test grandeur nature pour les marins engagés dans une année 2026 tournée vers le solitaire. En ligne de mire : la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, grand objectif de la saison pour de nombreuses équipes. À ce moment du calendrier, l’enjeu dépasse largement la simple remise en route. Il faut valider des choix techniques, jauger des bateaux tout juste sortis de chantier, retrouver les automatismes du large en solo, et reprendre le fil de la compétition là où l’hiver l’avait suspendu. En IMOCA, rien n’est laissé au hasard : chaque manœuvre, chaque option météo, chaque détail de préparation peut peser lourd.

La flotte, encore en construction, compte déjà sept IMOCA, preuve du niveau d’engagement suscité par l’épreuve. Parmi les skippers annoncés figurent Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), Corentin Horeau (MACSF), Violette Dorange (Initiatives Cœur), Nicolas D’Estais (Café Joyeux), mais aussi des navigateurs plus expérimentés sur le support comme Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), Francesca Clapcich (11th Hour) et Arnaud Boissières (APRIL – Recherche co-Partenaire). Un plateau prometteur, entre relève ambitieuse et marins aguerris, qui laisse entrevoir une confrontation ouverte, dense et passionnante. Car sur cette course, la performance pure ne suffira pas : il faudra aussi de la lucidité, de la maîtrise technologique et une vraie capacité d’engagement.

 

Port-la-Forêt, un départ chargé de sens

C’est une première : la 1000 Race prendra ses quartiers à Port-la-Forêt. Un choix hautement symbolique. Berceau de générations de marins, centre névralgique de la voile océanique française, le port finistérien est un lieu de travail familier pour les IMOCA… mais beaucoup plus rarement un théâtre de confrontation directe. Voir les monocoques s’y affronter en course donne à l’événement une portée particulière. Dans ce décor aussi inspirant qu’exigeant, les skippers disposeront d’un terrain idéal pour se jauger, affiner leurs stratégies et poser les premières bases de leur saison.

Pour Élodie Bonafous, l’attachement au lieu ne fait aucun doute. Installée à Port-la-Forêt depuis cinq ans, elle y a construit une grande partie de son parcours de skippeuse professionnelle. « On est un peu à la maison », confie-t-elle, heureuse de pouvoir lancer sa saison dans un environnement qu’elle connaît parfaitement, entourée de repères solides et d’un écosystème technique et humain précieux. Un cadre familier qui allège la logistique, réduit le stress, et donne à cette première échéance une saveur particulière.

Une baie, deux ports, un même souffle maritime

De Port-la-Forêt, port de départ, à Concarneau, port d’arrivée, la 1000 Race s’inscrit dans une continuité géographique et culturelle presque naturelle. Dans cette baie, la mer ne se contemple pas seulement : elle se pratique, se transmet et se vit au quotidien. Le tracé entraînera les skippers sur une boucle engagée à travers l’Atlantique, la mer Celtique et le golfe de Gascogne, avec des passages emblématiques comme le Fastnet ou le cap Finisterre. Un parcours sélectif, où stratégie météo, endurance et maîtrise des machines feront la différence. Mais la course ne se jouera pas seulement au large. À terre aussi, l’événement entend embarquer le public. Village d’animations, temps forts ouverts à tous, immersion dans l’univers des IMOCA : la semaine s’annonce résolument populaire. Parmi les rendez-vous attendus, le Défi Pom’Potes, véritable prologue spectaculaire en baie de La Forêt, offrira une occasion rare d’observer ces machines de course au plus près et de mesurer toute l’intensité du duel qui s’annonce. En réunissant deux ports complémentaires, la 1000 Race affirme ainsi une vision claire : celle d’un territoire uni autour de son identité maritime, capable d’allier excellence sportive, innovation et partage.

 

Des trajectoires qui racontent une nouvelle génération

Au-delà du décor et du parcours, cette édition 2026 raconte aussi quelque chose de l’évolution du circuit IMOCA. Celle d’une génération qui avance vite, apprend vite, ose vite. Violette Dorange en est l’une des figures les plus marquantes. Après avoir bouclé son premier Vendée Globe, la jeune navigatrice a vu les événements s’enchaîner à toute vitesse. Désormais engagée dans une trajectoire qui la mène vers le Vendée Globe 2028, elle aborde la 1000 Race comme une étape essentielle. À peine son bateau remis à l’eau, elle sait déjà que cette première échéance donnera le ton de la saison. Pour elle, cette course est plus qu’un rendez-vous de reprise : c’est un repère, une base de travail, un vrai tremplin vers la Route du Rhum.

Même dynamique du côté de Corentin Horeau, qui disputera à cette occasion sa toute première course en solitaire en IMOCA. Entre Concarneau et Port-la-Forêt, le skipper de MACSF évoluera lui aussi à domicile, dans un environnement qu’il connaît depuis des années grâce au Pôle Finistère Course au Large. Une familiarité rassurante, mais qui n’efface pas l’ampleur du défi. Lui-même le reconnaît : passer du Figaro à l’IMOCA change tout. Pour autant, il voit dans cette 1000 Race un véritable laboratoire, une première pierre posée sur le chemin du Vendée Globe 2028.

Sam Goodchild, l’envie d’arriver premier… encore plus ici

À Concarneau, où sera jugée l’arrivée, Sam Goodchild ne cache pas non plus son enthousiasme. Arrivé il y a un an au sein du projet MACIF, basé chez MerConcept, le Britannique découvre progressivement la ville et s’y sent déjà chez lui. Revenir dans ce port pour conclure la course ne manque pas de saveur pour celui qui raconte que Concarneau fut le premier endroit où il a posé le pied en France, il y a quinze ans.

Son ambition sportive, elle, reste intacte — voire renforcée par le contexte. Courir “à la maison”, dans un territoire aussi impliqué, donne évidemment une motivation supplémentaire.

 

Une course qui révèle un territoire

La force de la 1000 Race tient sans doute là : dans sa capacité à être bien plus qu’une compétition. En ouvrant la saison IMOCA depuis la Cornouaille, elle ne se contente pas de proposer un parcours exigeant et un plateau relevé. Elle met en lumière tout un territoire, son savoir-faire, sa culture maritime, son énergie collective.

Entre performance, transmission, ferveur populaire et ancrage local, cette édition 2026 s’annonce comme un moment fort du printemps nautique. Une course de début de saison, oui, mais surtout un concentré de ce que la course au large sait produire de mieux : de l’intensité, du sens et une formidable promesse d’aventure.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.