SNIM 2026 à Marseille : jeunes talents et grands noms de la régate attendus pour la 60e édition

Régates
Par Le Figaro Nautisme

Du 3 au 6 avril 2026, Marseille accueille la 60e édition de la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée. Dans le Vieux-Port, plus de 1 500 marins finalisent leurs préparatifs avant le coup d’envoi de cette édition anniversaire. Entre figures majeures de la régate internationale, effervescence du monotype et émergence d’une nouvelle génération de navigateurs, la Snim confirme plus que jamais son statut de rendez-vous phare de la voile habitable en Méditerranée.

Du 3 au 6 avril 2026, Marseille accueille la 60e édition de la Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée. Dans le Vieux-Port, plus de 1 500 marins finalisent leurs préparatifs avant le coup d’envoi de cette édition anniversaire. Entre figures majeures de la régate internationale, effervescence du monotype et émergence d’une nouvelle génération de navigateurs, la Snim confirme plus que jamais son statut de rendez-vous phare de la voile habitable en Méditerranée.

À Marseille, l’heure est à la montée en puissance. Sur les quais du Vieux-Port, les derniers réglages s’enchaînent, les équipages s’activent et la tension monte à mesure que s’approche le lancement de la 60e Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée. Du vendredi 3 au lundi 6 avril 2026, la Société Nautique de Marseille s’apprête à faire vivre une édition anniversaire particulièrement attendue, réunissant plus de 100 équipages et plus de 1 500 marins.

Épreuve de référence, la Snim est la seule régate habitable de Méditerranée française classée Grade 3, aux côtés des Voiles de Saint-Tropez et de la Loro Piana Giraglia. Ouverte aux IRC et aux monotypes, elle comptera cette année encore pour les Championnats Méditerranée IRC Duo et Équipage. Un décor prestigieux, un plan d’eau réputé exigeant, et un niveau sportif qui promet d’emblée une édition intense.

 

Marseille, terrain de jeu de l’élite internationale

Dans les catégories IRC 0 et 1, certains noms attirent déjà tous les regards. C’est le cas d’Albator, équipage rompu aux grandes joutes internationales. Son CV parle pour lui : tous les Fastnet depuis 2019, deux podiums, l’Admiral’s Cup 2025 sous les couleurs françaises, sans oublier les grandes courses du RORC en Angleterre, aux Antilles et sur les classiques de 600 milles.

Pour Benoît Briand, chef de projet de l’équipe, la Snim coche toutes les cases. « On adore naviguer à Marseille et la Snim est une régate prestigieuse. Le plan d’eau phocéen peut être très venté à cette période de l’année, et c’est ce que nous venons chercher également », explique-t-il. Mais cette participation a aussi valeur de test grandeur nature pour Albator 3, nouveau bateau de l’équipe, récemment optimisé pour mieux répondre aux exigences de la navigation en Méditerranée.

Construit au Brésil pour des plans d’eau peu ventés, le voilier a été retravaillé avec l’architecte espagnol Marcelo Botin, afin de l’adapter à des formats plus engagés, comme la course de nuit de la Snim ou des épreuves de 24 heures et plus. « Nous voulons bien sûr performer à la Snim, mais nous savons aussi que nous sommes en phase d’apprentissage du bateau », souligne Benoît Briand. Une lucidité qui n’empêche pas l’ambition : se mesurer au meilleur niveau possible, dans des conditions idéales pour progresser.

 

La fièvre du monotype monte d’un cran

Autre tendance forte de cette 60e édition : l’essor spectaculaire du monotype. Avec des bateaux strictement identiques, la discipline met en lumière la qualité des manœuvres, la finesse tactique et la cohésion des équipages. À Marseille, le succès est tel que la classe J70 affiche un record de participation avec 25 bateaux engagés, un niveau inédit en France. Pour Philippe Bonavita, président de la Classe J70 et en charge de l’organisation du Mondial, le contexte joue à plein. La tenue prochaine du championnat du monde J70 à Marseille, à la fin du mois de mai, renforce l’attractivité de la Snim. « C’est très attractif de naviguer à la Snim sur le plan d’eau des JO, les conditions météo sont très intéressantes et on apprécie toujours l’aspect festif à la Nautique. On se devait d’être là pour la 60e ! »

Le J70 séduit aussi par son accessibilité sportive. Le Championnat du monde Corinthien, réservé aux amateurs, ouvre la pratique à des profils variés, validés par World Sailing. Résultat : une classe profondément intergénérationnelle, où se côtoient jeunes équipages d’une vingtaine d’années et propriétaires expérimentés de plus de 70 ans. Parmi eux, Jean-Pierre Liandier, membre de la Société Nautique de Marseille, a choisi de participer au Mondial pour célébrer son entrée dans sa 80e année.

 

Une jeunesse ambitieuse et décomplexée

Dans ce bouillonnement sportif, la relève prend de plus en plus de place. Et elle ne vient pas faire de la figuration. À 23 ans, Julia Damodio, skipper du J70 Frioul, incarne cette génération déterminée, engagée et déjà très affûtée. Son équipage 100 % féminin, monté il y a environ deux ans, avance avec enthousiasme sur un support qu’elle juge aussi exigeant qu’excitant. « C’est un bateau qui est vraiment sympa, sur lequel on peut naviguer à 5, donc un gros équipage par rapport à la voile légère d’où nous venons à peu près toutes. C’est un support assez difficile techniquement, dont il faut apprendre les réglages », explique-t-elle. Le plaisir de naviguer est bien là, mais l’objectif est clair : performer. Avec une franchise rafraîchissante, elle résume l’état d’esprit de l’équipage : aller au bout de ses ambitions.

Le groupe peut compter sur l’accompagnement de Xavier Rohart, figure emblématique de la voile française, au sein du Pôle Inshore Sud. « Je pense que Xavier nous apporte essentiellement de la sérénité », glisse Julia Damodio. Réglages, vitesse, tactique, stratégie : l’encadrement est complet. Reste une inconnue, toujours décisive à Marseille : le vent. Plus léger en gabarit que beaucoup d’adversaires, l’équipage espère des conditions qui lui permettront d’exprimer tout son potentiel.

La “nouvelle vague” au cœur de l’édition anniversaire

Au-delà de la seule performance sportive, cette 60e Snim assume aussi une mission de transmission. Sur les pontons et les passerelles, la présence massive de jeunes équipiers saute aux yeux. Certains maîtrisent déjà les codes d’un univers dans lequel ils ont grandi. D’autres viennent d’écoles de voile ou découvrent encore les subtilités du vocabulaire et des automatismes de la régate en habitable.

À travers cette édition anniversaire, la Société Nautique de Marseille veut envoyer un signal fort. La Snim n’est pas seulement une classique du calendrier : elle est aussi un tremplin. Un lieu d’apprentissage, de brassage des générations et de montée en compétences, dans un cadre de compétition de très haut niveau. Cette volonté prend une forme concrète avec la création du Trophée 60e Snim - Banque Populaire Méditerranée - Nouvelle Vague, destiné à récompenser l’équipage présentant la plus faible moyenne d’âge dans la catégorie J70. Une manière symbolique et forte de mettre à l’honneur cette jeunesse qui arrive, apprend vite et transforme déjà le visage de la régate.

 

Une édition anniversaire très attendue

Parrainée par Justine Mettraux, cette 60e édition s’annonce comme l’un des temps forts du printemps nautique. Le programme débutera dès le jeudi 2 avril avec la confirmation des inscriptions et les contrôles de jauge. Le vendredi 3 avril, après le briefing des skippers à 10h30, les équipages prendront la mer à partir de 15h, avec le départ de la grande course pour les IRC 0, 1, 2, 3 et les duos, selon les conditions météo. Les régates se poursuivront samedi, dimanche et lundi, avant une remise des prix prévue le 6 avril à 19h.

Sur l’eau comme à terre, tous les ingrédients sont réunis : l’intensité de la compétition, le prestige de l’événement, la ferveur marseillaise et l’énergie d’une nouvelle génération prête à bousculer la hiérarchie. À 60 ans, la Snim regarde plus que jamais vers l’avenir.

 

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.