Bien connue des ministes, la course Les Sables, Les Açores, Les Sables change de nom pour devenir la Mini Atlantique. Derrière cette nouvelle identité, l’épreuve conserve son format exigeant, son aller-retour entre la Vendée et les Açores, et son rôle majeur dans la préparation des skippers du circuit Mini 6.50.

Une nouvelle appellation pour une course déjà bien installée
Les spécialistes du circuit Mini la connaissaient sous le nom de SAS, pour Les Sables, Les Açores, Les Sables. L’épreuve change désormais d’identité et devient la Mini Atlantique. Un nom plus lisible, plus évocateur, mais qui ne modifie en rien l’esprit de cette course organisée tous les 2 ans depuis 2006 par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large.
Le parcours reste fidèle à ce qui a construit sa réputation : un aller-retour en 2 étapes entre Les Sables-d’Olonne, en Vendée, et Horta, aux Açores. Chaque tronçon représente environ 1 300 milles, soit près d’une semaine de mer pour les skippers engagés à bord de leurs Mini 6.50.
Un vrai test océanique pour les ministes
La Mini Atlantique occupe une place à part dans le calendrier. Disputée en alternance avec la Mini Transat, elle offre aux skippers une confrontation très complète avec le large, la durée et la gestion solitaire du bateau. Le golfe de Gascogne, puis la route vers les Açores, imposent un niveau d’engagement élevé, avec des choix météo souvent décisifs et une vraie dimension océanique.
« La Mini Atlantique est une course dont nous sommes très fiers au sein de la classe. C’est une excellente chose d’avoir une épreuve comme celle-ci tous les deux ans, en alternance avec la Mini Transat. D’un point de vue sportif, on atteint le niveau de difficulté d’une transatlantique, avec l’expérience de la traversée du golfe de Gascogne », résume Timothée Villain-Amirat, président de la Classe Mini 6.50, qui a lui-même participé à la dernière édition.
Un plateau complet et très attendu
Cette édition se jouera une nouvelle fois à guichets fermés, avec 70 bateaux annoncés au départ. Une dizaine de protos seront engagés, dans une catégorie où le niveau s’annonce particulièrement dense. Le retour de Caroline Boule sur Nicomatic - Petit Bateau sera forcément suivi de près. La navigatrice vient de remporter la Mini Fastnet en double et retrouve une machine déjà très performante, sur laquelle Benoît Marie avait pris la 2e place de la dernière Mini Transat. Face à elle, plusieurs marins auront aussi de solides ambitions, notamment Julien Letissier sur Branchet, Benoît Alt sur Hader Solutions ou Adrien Marchandise sur Mini Lab.
La flotte des bateaux de série sera encore plus fournie, avec 60 concurrents sur la ligne. Beaucoup de nouvelles têtes profiteront de cette Mini Atlantique pour franchir un cap avant la Mini Transat. Le format en 2 grandes étapes permet de se confronter à la durée, à la fatigue, aux systèmes météo et à la navigation au large, tout en bénéficiant d’une escale intermédiaire aux Açores.
La diversité du plateau confirme aussi l’attractivité de l’épreuve, avec 13 femmes engagées et 10 nationalités représentées. Une flotte internationale, dense et variée, fidèle à l’esprit de la Classe Mini.
Rendez-vous aux Sables-d’Olonne en juillet
Les concurrents sont attendus aux Sables-d’Olonne le 13 juillet, avant un départ prévu le mercredi 22 juillet. Une fois le chenal quitté, la Mini Atlantique reprendra ce qui fait sa singularité : une course courte à l’échelle de l’Atlantique, mais immense à l’échelle d’un Mini 6.50, où chaque option peut peser lourd et où chaque skipper vient chercher bien plus qu’un simple classement.
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