Transat Paprec : Cap St Barth, l’outsider qui fait vibrer l’Atlantique
Sur le village départ à Concarneau, Cindy Brin n’a pas caché son émotion. Derrière les lunettes de soleil, la fatigue et la tension étaient palpables. Native de Saint-Barthélemy, elle est la première représentante de son île à prendre le départ de cette transatlantique en double. « Être ici, c’est le rêve d’une vie », confiait-elle, la voix nouée. Ce rêve, elle l’a construit pas à pas, jusqu’à s’éloigner de ses enfants pendant trois semaines pour vivre pleinement cette aventure.
Face à elle, Thomas André, breton dans l’âme et marin prometteur, passé par la Mini Transat (5e en 2023) et déjà remarqué en Figaro. Ensemble, ils forment un tandem complémentaire, « une passerelle entre deux territoires », comme aime le dire Thomas. Leur binôme s’est construit dès l’automne dernier, avec un bon feeling et une envie commune de progresser vite et bien.
Au-delà de leur performance, c’est toute une île qui les soutient. Cindy inspire, notamment les jeunes qu’elle forme à la voile. Parmi eux, le jeune Stanley Haes, 10 ans, récemment 3e à la Coupe Internationale de printemps en Optimist, est venu l’encourager avant le départ. Un symbole fort : le rêve de Cindy ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée, il trace un sillage pour les générations futures.
À Saint-Barthélemy, l’impatience grandit. Cindy s’attend à une arrivée mémorable. Thomas, lui, en rigole : « Il y a pas mal de skippers qui veulent arriver avant nous pour vivre la fête. Nous, on veut arriver avant eux ! » Entre émotion, détermination et fraîcheur, Cap St Barth incarne parfaitement l’esprit de cette Transat Paprec. Un vent nouveau souffle sur l’Atlantique.
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