Printemps en Méditerranée : ces 5 mouillages sont encore vides… profitez-en

Par Le Figaro Nautisme

Entre les ponts du printemps et la grande bascule estivale, la Méditerranée offre encore des moments rares. La mer se réveille, les journées s’allongent, les températures deviennent franchement agréables et les navigations retrouvent un rythme naturel. Pour les plaisanciers, c’est souvent la période la plus équilibrée de l’année, celle où l’on profite des paysages sans la pression logistique ni la densité de bateaux qui caractérisent la haute saison.

La météo devient plus stable, les vents restent généralement modérés et les conditions de navigation permettent de planifier des itinéraires variés sans contrainte excessive. C’est aussi une saison où l’on retrouve une certaine fluidité dans les mouillages, avec plus de choix, plus de lisibilité et une sensation d’espace qui change complètement l’expérience à bord. Certains mouillages, pourtant très connus, conservent alors une respiration que l’on ne retrouvera plus quelques semaines plus tard. Pas des secrets cachés, mais des escales qui, au bon moment, offrent un visage beaucoup plus accessible, plus confortable et souvent bien plus agréable à vivre.

 

Cala Saona, Formentera, l’essence des Baléares avant l’affluence

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Sur la côte ouest de Formentera, Cala Saona concentre tout ce qui fait la réputation des Baléares. Une baie bien dessinée, facile à identifier à l’approche, protégée des vents dominants d’est et bordée de falaises basses qui ferment naturellement l’horizon. L’eau y est d’une transparence remarquable, avec des fonds réguliers qui facilitent la prise de repères et la tenue du mouillage. Le site devient très recherché dès que la saison touristique démarre. Mais au printemps, il garde une dimension beaucoup plus agréable à vivre. Les rotations de bateaux restent mesurées, les manœuvres se font sans stress et l’ambiance générale reste détendue. On profite alors pleinement du décor, mais aussi de la qualité de navigation autour de l’île, avec des distances courtes entre les escales et des conditions généralement favorables. C’est un mouillage qui fonctionne très bien pour une première nuit aux Baléares ou pour une escale intermédiaire lors d’une croisière entre Ibiza et Formentera, notamment lorsque l’on cherche un abri fiable et lisible.

 

Saleccia, Corse, la grande plage qui retrouve son caractère

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Dans le désert des Agriates, Saleccia reste l’un des mouillages les plus emblématiques de Corse. La plage s’étire sur plus d’un kilomètre, avec un sable clair et une eau peu profonde qui prend des teintes particulièrement lumineuses dès que le soleil monte. L’environnement reste très naturel, sans urbanisation visible, ce qui renforce immédiatement la sensation d’isolement. L’accès terrestre relativement compliqué continue de jouer un rôle important dans la préservation du site. En dehors de l’été, la fréquentation reste mesurée et l’ambiance change nettement. Le mouillage retrouve une dimension plus authentique, avec une navigation simple, des repères visuels clairs et une grande liberté de mouvement dans la baie. C’est également un excellent point de départ pour explorer les autres criques du secteur, notamment vers le sud, où l’on enchaîne facilement les escales sur une côte encore très sauvage. Pour un équipage qui cherche une escale spectaculaire mais facile à gérer, Saleccia reste une valeur très solide au printemps.

 

Cala Coticcio, Caprera, un décor spectaculaire avant la saturation

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Dans l’archipel de La Maddalena, Cala Coticcio fait partie des mouillages les plus impressionnants visuellement. Le contraste entre les roches granitiques rosées, le sable clair et l’eau translucide crée un paysage très particulier, immédiatement reconnaissable. La crique est encaissée, relativement protégée, et offre une qualité d’eau exceptionnelle qui attire naturellement les navigateurs. Sa taille limitée explique sa sensibilité à la fréquentation. Dès que la saison avance, l’espace devient rapidement contraint et la rotation des bateaux s’accélère. Au printemps, en revanche, le mouillage retrouve une toute autre dimension. Les fonds sont parfaitement visibles, la lecture du plan d’eau est simple et l’on profite réellement du site sans contrainte. C’est un mouillage qui demande un minimum d’anticipation, mais qui récompense largement l’effort. En début de saison, il reste l’un des plus beaux arrêts possibles dans l’archipel, avec une ambiance encore paisible et une qualité de navigation remarquable dans l’ensemble de la zone.

 

Kato Koufonissi, Cyclades, la sensation d’isolement encore intacte

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Dans les Petites Cyclades, Kato Koufonissi propose une expérience très différente des grandes îles voisines. L’île reste peu habitée, très peu construite et largement tournée vers la mer. Le relief modéré, les criques ouvertes et la clarté de l’eau créent un environnement très lisible pour la navigation. Au printemps, la fréquentation reste limitée et l’ambiance conserve une dimension presque confidentielle. On y retrouve une sensation d’espace qui devient rare dans certaines parties de la mer Égée dès le début de l’été. Les mouillages y sont simples, mais efficaces, et permettent de profiter pleinement du cadre naturel. Pour une navigation dans les Cyclades avant la montée des vents et des flux touristiques, c’est une destination particulièrement intéressante. Elle permet de découvrir une mer Égée encore accessible, sans la pression logistique que l’on rencontre plus tard dans la saison.

 

Zaklopatica, Lastovo, l’Adriatique dans sa version la plus préservée

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Moins médiatisée que d’autres destinations croates, l’île de Lastovo conserve une identité très particulière. Le littoral reste très découpé, les reliefs boisés descendent directement vers la mer et l’ensemble de l’environnement donne immédiatement une impression de nature intacte. La baie de Zaklopatica constitue l’un des mouillages les plus intéressants du secteur. Bien abritée, facile d’accès et visuellement lisible, elle offre une escale confortable pour une navigation dans le sud de l’Adriatique. Les distances entre les îles restent raisonnables, ce qui permet d’enchaîner les étapes sans contrainte excessive. Au printemps, l’île fonctionne encore à un rythme lent, ce qui renforce l’intérêt de cette escale pour une croisière détendue. La navigation y est fluide, les paysages restent très préservés et l’ambiance générale donne une vraie sensation de coupure avec les zones plus fréquentées de la côte dalmate.

 

Le vrai secret n’est pas l’endroit, c’est le moment

Ces mouillages ne sont pas inconnus. Ils figurent sur toutes les cartes nautiques et sur la plupart des itinéraires de croisière en Méditerranée. Pourtant, leur visage change complètement selon la période. Le printemps reste la meilleure fenêtre pour en profiter pleinement. La mer se réchauffe progressivement, les journées deviennent longues et lumineuses, et la fréquentation reste encore raisonnable. Pour un plaisancier, c’est souvent le moment où la navigation retrouve son sens premier, se déplacer librement, choisir son mouillage sans contrainte et profiter réellement du plan d’eau.
Dans quelques semaines, ces mêmes lieux seront très fréquentés et l’organisation des escales demandera plus d’anticipation. Aujourd’hui, ils offrent encore ce luxe devenu rare en navigation, arriver, mouiller et avoir le sentiment que la Méditerranée fonctionne à un rythme plus naturel.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.