À l’approche du SailGP, cap sur les Bermudes, l’archipel aux plages roses et à la culture maritime unique

Connues pour leurs plages rosées et leur image soignée, les Bermudes ne se résument pas à un simple décor de carte postale. Cet archipel britannique de l’Atlantique Nord réunit sur un territoire réduit une vraie densité de visites, d’activités nautiques et de repères historiques. Entre St. George’s, Hamilton, les récifs, les grottes et les traversées en ferry, la destination se découvre facilement et offre un voyage à la fois dépaysant, concret et très tourné vers la mer.

Un petit archipel qui se parcourt sans contrainte

Situées à un peu plus de 1.000 km de la côte est des États Unis, les Bermudes forment un territoire de seulement 54 km². L’archipel compte 7 îles principales, reliées entre elles par des ponts et des chaussées, ce qui permet de passer rapidement d’un secteur à l’autre. D’est en ouest, la traversée prend environ 1 heure, ce qui change beaucoup la manière de voyager.
C’est l’un des vrais atouts de la destination. En restant dans un seul hébergement, il est possible de visiter une ville historique le matin, de rejoindre une plage l’après-midi puis de terminer la journée dans un autre quartier ou sur une traversée en ferry. Le séjour se construit facilement, sans longues distances ni organisation compliquée. Autre particularité utile à connaître, les visiteurs ne peuvent pas louer de voiture. Les déplacements se font surtout en bus, en ferry, en taxi ou en scooter électrique. Sur place, cela fonctionne plutôt bien, notamment pour rejoindre les secteurs les plus fréquentés de l’archipel.

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Un territoire marqué par la mer et par l’histoire

Les Bermudes doivent une grande partie de leur identité à leur histoire maritime. L’archipel entre vraiment dans l’histoire anglaise de l’Atlantique après le naufrage du Sea Venture en 1609. Peu après, St. George’s devient l’un des premiers grands points d’ancrage britanniques dans cette partie du monde.
Aujourd’hui, cette ville reste l’un des lieux les plus intéressants à visiter. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle conserve un tissu urbain ancien, des rues étroites, des maisons colorées, plusieurs églises et des fortifications qui rappellent le rôle stratégique des Bermudes sur les routes atlantiques. La visite se fait facilement en 2 à 3 heures, avec un passage conseillé par Fort St. Catherine, qui permet de mieux comprendre la défense côtière de l’île tout en profitant d’une belle vue sur l’océan.
Plus à l’ouest, le Royal Naval Dockyard raconte une autre période de cette histoire. Ancienne base navale britannique du XIXe siècle, le site a été transformé en pôle touristique avec musée maritime, quais, commerces, restaurants et espaces culturels. C’est aussi un point d’arrivée important pour les croisières, ce qui en fait l’un des secteurs les plus animés de l’archipel.

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Des plages connues pour leur sable rosé

Les Bermudes ont construit une bonne part de leur réputation sur leurs plages, et il faut reconnaître qu’elles ont une vraie singularité. Le sable rosé, souvent mis en avant, provient de fragments de coraux et de micro-organismes marins mêlés au sable blanc. Le résultat est visible surtout lorsque la lumière est bonne, notamment le matin ou en fin de journée.
Horseshoe Bay reste la plage la plus connue. Située à environ 20 minutes de Hamilton, elle concentre les visiteurs, mais elle reste intéressante pour ses installations, sa facilité d’accès et la beauté du site. L’archipel compte toutefois plus de 30 plages, ce qui permet de varier les ambiances. Elbow Beach attire pour son cadre plus résidentiel, Warwick Long Bay pour sa longueur et son côté plus ouvert, tandis que Tobacco Bay est particulièrement appréciée pour la baignade et le snorkeling. Toutes ne proposent pas le même type d’expérience. Certaines sont protégées par les récifs et plus adaptées à une baignade facile, d’autres sont davantage exposées à la houle atlantique.
La température de l’eau varie généralement entre 20°C en hiver et 27°C en été, ce qui permet de profiter de la mer pendant une grande partie de l’année.

 

Un vrai terrain de jeu pour les activités nautiques

Les Bermudes sont entourées d’un vaste système récifal, parmi les plus étendus de l’Atlantique Nord. Cette configuration joue un rôle central dans la pratique des activités nautiques. Elle protège plusieurs zones côtières, facilite certaines navigations et crée un environnement particulièrement favorable au snorkeling et à la plongée.
La plongée fait clairement partie des activités phares sur place. L’archipel compte plus de 300 épaves, héritées de plusieurs siècles de navigation dans une zone longtemps redoutée pour ses récifs. Certaines plongées visent des sites historiques, d’autres mettent davantage l’accent sur la faune marine et la clarté de l’eau. Beaucoup de spots restent accessibles à des plongeurs débutants ou intermédiaires.
Le snorkeling est également très développé. Des sites comme Tobacco Bay ou Church Bay permettent d’observer des poissons tropicaux sans partir loin du rivage. Pour les voyageurs qui veulent profiter de la mer sans organiser une sortie plus lourde, c’est souvent l’activité la plus simple à mettre en place. La voile garde aussi une place importante dans l’image des Bermudes. L’archipel a accueilli la Coupe de l’America en 2017 et continue d’entretenir une forte identité nautique. Dans ce contexte, l’actualité du SailGP remet logiquement les îles sous les projecteurs.

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Hamilton, ferries et vie locale

Hamilton, la capitale, constitue souvent le principal point de passage pendant un séjour. C’est là que l’on trouve une bonne partie des commerces, des restaurants, des administrations et des liaisons maritimes. La ville n’est pas immense, mais elle joue un rôle central pour organiser ses journées et découvrir le rythme local.
Les ferries sont d’ailleurs l’un des moyens les plus agréables de circuler dans l’archipel. Ils relient notamment Hamilton au Royal Naval Dockyard en environ 20 minutes et permettent de gagner du temps tout en offrant des vues très ouvertes sur le littoral. Pour un séjour touristique, ils font partie des déplacements qui ont un vrai intérêt en eux-mêmes. Cette facilité de circulation renforce le côté accessible de la destination. On peut changer de zone assez facilement, passer d’un front de mer urbain à une plage ou à un secteur plus historique sans perdre sa journée en transport.

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Depuis l’Europe, un voyage assez simple à organiser

Les Bermudes se rejoignent presque exclusivement par avion. Depuis Londres, un vol direct dure environ 7 heures. Depuis Paris, il faut généralement compter entre 10 et 12 heures de trajet avec une correspondance, souvent à Londres ou en Amérique du Nord selon les périodes.
L’aéroport international L. F. Wade se situe dans la partie nord-est de l’archipel, à environ 20 minutes de St. George’s et 40 minutes de Hamilton. À l’arrivée, les démarches restent assez classiques pour une destination touristique. Un passeport valide est nécessaire et une fiche d’entrée doit être remplie avant l’arrivée. Pour la majorité des voyageurs européens effectuant un court séjour, aucun visa n’est requis. Ce n’est donc pas la destination la plus immédiate depuis la France, mais elle reste tout à fait accessible pour un voyage de plusieurs jours ou une semaine.

 

Un climat agréable, avec quelques points à avoir en tête

Le climat des Bermudes est subtropical océanique, sous l’influence du Gulf Stream. Cela donne des températures relativement modérées sur l’ensemble de l’année, sans chaleur excessive en permanence. En hiver, les températures tournent souvent entre 18 et 22°C. Au printemps et à l’automne, elles se situent plutôt entre 22 et 26°C. En été, elles montent généralement entre 27 et 31°C. Cette régularité permet de voyager sur une période assez large, même si la baignade sera évidemment plus agréable entre la fin du printemps et le début de l’automne. Il faut aussi garder en tête la saison cyclonique de l’Atlantique, qui s’étend de juin à novembre. Les Bermudes ne sont pas touchées chaque année de manière directe, mais ce paramètre doit entrer dans le choix des dates, en particulier pour un voyage planifié en fin d’été.

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Une destination plus variée qu’il n’y paraît

Les Bermudes attirent d’abord par leurs plages, mais leur intérêt ne s’arrête pas là. L’archipel combine patrimoine historique, culture maritime, activités nautiques, déplacements faciles et cadre naturel très lisible. Tout se fait à échelle réduite, ce qui rend le voyage particulièrement confortable. C’est sans doute ce qui fait la différence. En quelques jours, on peut découvrir St. George’s, explorer les récifs, alterner entre plusieurs plages, visiter le Dockyard, profiter des ferries et voir plusieurs visages d’un même territoire. Les Bermudes ne misent pas sur la démesure, mais sur la qualité de l’expérience, avec suffisamment de contenu pour occuper un séjour sans jamais donner l’impression d’en faire trop.

 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.