Mexique, États-Unis, Canada : les trois pays hôtes de la Coupe du monde vus depuis la mer

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Alors que la Coupe du monde 2026 s’apprête à réunir le Mexique, les États-Unis et le Canada autour d’un même événement sportif, ces trois pays racontent aussi une autre histoire : celle d’un continent bordé par les océans, traversé par les grands ports, les routes maritimes, les plages mythiques, les îles sauvages et les cultures littorales. Du Pacifique aux Caraïbes, du golfe du Mexique aux eaux froides du Canada, ce Mondial se joue aussi face à la mer.

Une Coupe du monde sur un continent maritime

La Coupe du monde 2026 aura une dimension inédite. Pour la première fois, trois pays accueilleront ensemble la plus grande compétition de football au monde : le Mexique, les États-Unis et le Canada. Sur la carte sportive, l’événement reliera des villes tels que Mexico, Los Angeles, New York, Toronto ou encore Vancouver. Mais vu depuis la mer, il dessine surtout un immense voyage à travers l’Amérique du Nord, entre côtes tropicales, ports géants, archipels, baies, détroits et façades océaniques. Ces trois pays n’ont pas seulement en commun le football et la géographie. Ils partagent aussi un rapport très fort à la mer. Le Mexique s’ouvre à la fois sur le Pacifique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Les États-Unis possèdent une diversité littorale immense, de la Californie à la Floride, de l’Alaska à Hawaï. Le Canada, lui, regarde vers l’Atlantique, le Pacifique et l’Arctique, avec l’un des littoraux les plus spectaculaires du monde.

Cette Coupe du monde offre donc une occasion parfaite de regarder les pays hôtes autrement. Non pas seulement à travers leurs stades, leurs villes et leurs équipes, mais aussi à travers leurs côtes, leurs traditions maritimes et leurs paysages d’eau.

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Le Mexique, entre Pacifique, Caraïbes et golfe du Mexique

Le Mexique est sans doute le plus solaire des trois pays hôtes lorsqu’on le regarde depuis la mer. À l’ouest, sa façade pacifique aligne des côtes puissantes, parfois sauvages, où les vagues attirent les surfeurs, les pêcheurs et les navigateurs. De la Basse Californie à Oaxaca, cette partie du pays offre une mer plus brute, avec des reliefs marqués, des caps, des baies profondes et une vraie culture de la pêche. À l’est, le décor change totalement. La péninsule du Yucatán ouvre le Mexique sur les eaux chaudes des Caraïbes, avec Cancún, Cozumel, Playa del Carmen ou Tulum. C’est la carte postale la plus connue, mais aussi l’une des zones les plus sensibles du pays, entre tourisme de masse, récifs coralliens, mangroves et arrivée régulière de sargasses sur les plages. Cette façade caraïbe rappelle que la mer n’est pas seulement un décor de vacances : c’est aussi un écosystème fragile, très exposé aux pressions humaines et climatiques.

Entre les deux, le golfe du Mexique raconte une autre histoire. Moins associé aux images de carte postale, il reste pourtant essentiel dans l’identité maritime du pays, avec Veracruz, Campeche, Tabasco et les grandes plaines côtières tournées vers la pêche, le commerce, l’énergie et les échanges avec les États-Unis. Le Mexique de la mer est donc multiple : festif, touristique, portuaire, sauvage, fragile et profondément lié à ses littoraux.

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Les États-Unis, une puissance maritime à l’échelle d’un continent

Impossible de résumer les États-Unis depuis la mer tant leur littoral change d’un océan à l’autre. Sur la côte Est, l’Atlantique relie les grandes métropoles, les ports historiques, les plages de Caroline, les stations balnéaires du New Jersey, la baie de Chesapeake et la Floride. Cette façade concentre une partie majeure de l’histoire commerciale et maritime du pays, avec des villes qui se sont développées au rythme des échanges transatlantiques.

Plus au sud, la Floride bascule vers le golfe du Mexique et les Caraïbes. Miami, les Keys, Tampa ou La Nouvelle-Orléans racontent une Amérique de lagunes, de mangroves, de marais, de bateaux de pêche, de croisières et de tempêtes tropicales. C’est aussi une côte vulnérable, régulièrement confrontée aux ouragans, à l’érosion et à la montée des eaux.

À l’ouest, le Pacifique donne une autre dimension au pays. La Californie a bâti une partie de son imaginaire autour de l’océan, du surf, de la voile, des ports de commerce et des longues routes côtières. Los Angeles, San Diego, San Francisco ou Seattle ne regardent pas seulement vers l’intérieur du continent : elles sont aussi tournées vers l’Asie, les échanges maritimes et les grands flux du Pacifique. Et puis il y a l’Alaska, souvent oublié dans cette lecture maritime des États-Unis. Avec ses fjords, ses glaciers, ses îles, ses ports de pêche et ses eaux froides, il rappelle que le pays possède aussi une façade nordique, spectaculaire et difficile. La mer américaine n’est donc pas une seule mer : c’est un ensemble de mondes côtiers, du tropical au polaire.

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Le Canada, le pays des grands horizons d’eau

Le Canada offre une relation à la mer plus discrète dans l’imaginaire touristique, mais sans doute l’une des plus impressionnantes. Le pays s’ouvre sur trois océans : l’Atlantique à l’est, le Pacifique à l’ouest et l’Arctique au nord. Cette géographie donne au Canada une profondeur maritime unique, entre ports actifs, villages de pêche, fjords, îles, banquise et grandes routes du Nord. Sur la façade atlantique, Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec maritime composent un univers de falaises, de phares, de brouillards, de marées puissantes et de ports tournés vers la pêche. C’est une mer exigeante, parfois rude, mais essentielle dans l’histoire du pays. Elle a façonné des villes, des métiers, des paysages et une culture maritime très forte.

À l’ouest, Vancouver incarne une autre relation à l’océan. Entre montagnes, îles et passages protégés, la côte pacifique canadienne offre l’un des plus beaux visages maritimes d’Amérique du Nord. La navigation y prend une dimension presque alpine, avec des reliefs qui tombent dans l’eau, des forêts immenses et des archipels où la mer semble entrer dans la terre. Au nord, l’Arctique canadien donne au pays une dimension extrême. Là, la mer est longtemps prise par les glaces, les distances sont immenses et les communautés côtières vivent dans un rapport très particulier à l’environnement. Avec le réchauffement climatique, ces espaces deviennent aussi plus stratégiques, plus observés, plus vulnérables. Vu depuis la mer, le Canada n’est pas seulement un pays de grands lacs et de forêts : c’est aussi une immense puissance côtière.

 

Trois pays, trois façons de vivre face à la mer

La force de ce trio d’Amérique du Nord tient justement à ses contrastes. Le Mexique évoque les eaux chaudes, les récifs, les plages, la pêche et les littoraux touristiques soumis à de fortes pressions. Les États-Unis représentent la puissance maritime dans toute sa diversité, entre grands ports, croisières, surf, pêche, commerce, routes océaniques et territoires extrêmes. Le Canada, lui, apporte la dimension des grands espaces froids, des côtes sauvages et des océans qui imposent leur rythme. À travers ces trois pays, la Coupe du monde 2026 ne se contente donc pas de traverser un continent. Elle met en lumière un espace maritime immense, où l’océan Atlantique, le Pacifique, le golfe du Mexique, les Caraïbes et l’Arctique se répondent. Derrière les stades, les maillots et les matchs, il y a aussi des ports, des marins, des pêcheurs, des plaisanciers, des stations balnéaires, des récifs, des tempêtes, des routes commerciales et des paysages littoraux parmi les plus variés de la planète.

Ce premier regard maritime sur les pays hôtes donne une autre lecture de la Coupe du monde. Le Mexique, les États-Unis et le Canada ne seront pas seulement les scènes du football mondial. Ils formeront aussi, pendant quelques semaines, une grande traversée imaginaire de l’Amérique du Nord par la mer.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.