Croisière : de nouvelles frontières pour retrouver le goût de l’aventure

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Alors que les grands bassins de croisière comme la Méditerranée et les Caraïbes atteignent parfois la saturation, de plus en plus de plaisanciers cherchent ailleurs le silence, l’espace et l’esprit du voyage. Des Açores à la mer de Cortez, de l’Albanie à la Scandinavie arctique, jusqu’aux escales plus confidentielles de mer Rouge, une nouvelle carte de la croisière se dessine. Plus exigeante, plus engagée, mais souvent plus intense.

Les nouvelles frontières de la croisière : où naviguer loin des mouillages saturés ?

Il y a encore quelques années, la grande croisière avait ses routes presque naturelles. Pour une année sabbatique, une retraite sur l’eau ou une parenthèse familiale de plusieurs mois, les équipages mettaient volontiers le cap sur la Méditerranée, les Antilles, parfois la Polynésie. Des zones connues, documentées, rassurantes. On savait où trouver un port, un mouillage protégé, une station-service, un chantier, un mécanicien, un supermarché ou un vol retour en cas d’urgence. Pour beaucoup de plaisanciers, c’était l’équilibre idéal entre le dépaysement et la sécurité.

Mais les temps changent. Dans certains bassins très fréquentés, le succès devient parfois pesant. Les mouillages emblématiques des Baléares, de Croatie, des Cyclades, des Grenadines ou des îles Vierges britanniques attirent toujours autant. Ils restent magnifiques. Mais ils sont aussi de plus en plus réglementés, surveillés, réservés, tarifés. Les corps-morts se multiplient, les zones d’interdiction s’étendent, les marinas affichent complet en haute saison et les mouillages de rêve peuvent vite ressembler à des parkings flottants.

Cette évolution n’est pas seulement une contrainte pour les plaisanciers. Elle répond souvent à une nécessité environnementale. Les herbiers de posidonie, les récifs coralliens, les fonds fragiles, les villages littoraux et les réserves naturelles ne peuvent pas absorber indéfiniment la progression du tourisme nautique. Mais pour les navigateurs qui rêvent encore de silence, d’espace et d’escales moins formatées, une question revient de plus en plus souvent dans les cockpits : où aller pour retrouver le goût du vrai voyage ?

C’est ici que se dessine une nouvelle cartographie de la croisière. Non pas forcément vers des territoires inconnus, car les marins sont passés partout depuis longtemps, mais vers des destinations que les plaisanciers redécouvrent avec un œil neuf. Les Açores, la mer de Cortez au Mexique, la Scandinavie arctique, la côte albanaise ou certaines escales de mer Rouge ne sont pas des produits de substitution à la Méditerranée ou aux Caraïbes. Ce sont des terrains de navigation à part entière, avec leurs règles, leurs exigences, leurs promesses et leurs limites.

Leur point commun ? Elles obligent à naviguer autrement.

Retrouver une croisière moins consommée

Le vrai luxe, aujourd’hui, n’est peut-être plus d’avoir une cabine climatisée, une annexe puissante ou un mouillage célèbre publié partout. Le vrai luxe, pour beaucoup de plaisanciers, devient celui de ne pas être attendu. Arriver dans une baie où l’on doit encore lire la carte, observer le vent, choisir son ancre, comprendre le fond, vérifier la houle, regarder la côte, échanger avec les pêcheurs ou les autorités locales. Autrement dit, redevenir pleinement marin.

Dans les destinations émergentes, la récompense est souvent proportionnelle à la préparation. On y trouve moins de bateaux, mais aussi moins de services. Moins de pontons, mais plus de mouillages sauvages. Moins de restaurants alignés sur le quai, mais davantage de rencontres simples. Moins de facilité, mais plus de souvenirs durables.

Ce mouvement concerne des équipages très différents. Des propriétaires de voiliers de voyage qui rentrent des Antilles et veulent ralentir aux Açores. Des familles en grande boucle qui cherchent une alternative à la Méditerranée estivale. Des retraités qui préfèrent passer six mois dans une zone moins fréquentée plutôt que d’empiler les escales déjà connues. Des navigateurs plus jeunes, aussi, qui rêvent d’une croisière moins standardisée, plus sobre, plus attentive aux lieux.

Mais il ne faut pas se tromper : ces nouvelles frontières ne sont pas toutes faciles. Elles réclament un bateau bien préparé, une autonomie correcte, des équipages capables de gérer la météo, les formalités, l’avitaillement, les communications et les imprévus. Loin des grands bassins ultra-équipés, la panne d’un dessalinisateur, une batterie fatiguée, un problème moteur ou une météo mal anticipée peuvent rapidement prendre une autre dimension.

Les Açores : l’Atlantique comme destination

Pour les navigateurs européens, les Açores ont longtemps été l’escale mythique du retour de transat. On arrivait à Horta après plusieurs semaines d’Atlantique, on s’amarrait devant les fresques peintes sur les quais, on retrouvait les équipages croisés aux Antilles ou au départ des Bermudes, puis l’on repartait vers Gibraltar, la Bretagne ou la Manche. L’archipel était un passage, parfois une récompense, rarement une destination complète.

Cette vision mérite d’être corrigée. Les Açores sont l’un des plus beaux terrains de croisière de l’Atlantique Nord. Neuf îles, des paysages volcaniques, des ports modernisés, une identité maritime très forte, une nature omniprésente, des distances raisonnables entre certains groupes d’îles et une atmosphère qui ne ressemble à aucune autre. Ici, on ne navigue pas dans un décor tropical. On navigue dans un monde océanique.

Faial, Pico, São Jorge, Terceira, São Miguel, Santa Maria, Flores, Corvo et Graciosa offrent chacune une ambiance particulière. Les ports principaux, comme Horta, Ponta Delgada, Praia da Vitória ou Velas, permettent de structurer la croisière. Mais l’archipel ne se livre pas comme une zone de cabotage méditerranéenne. La houle peut entrer dans des mouillages pourtant bien orientés sur la carte. Le brouillard peut s’inviter. Les fronts passent. Les fenêtres météo doivent être choisies avec soin, surtout pour rejoindre les îles les plus occidentales comme Flores ou Corvo.

C’est précisément ce qui rend les Açores passionnantes. Elles permettent de goûter à la grande croisière sans devoir traverser la planète. Pour un équipage basé sur la façade Atlantique, elles peuvent devenir l’objectif d’un été ambitieux, à condition d’accepter de vraies navigations hauturières à l’aller comme au retour. Pour ceux qui reviennent des Antilles, elles sont une invitation à ralentir, plutôt qu’une simple escale technique. Et pour les plaisanciers qui souhaitent progresser, elles constituent une école remarquable : météo océanique, gestion des quarts, avitaillement, autonomie, fatigue, choix d’abris.

Aux Açores, mieux vaut ne pas vouloir tout faire. Voir quatre ou cinq îles dans de bonnes conditions sera souvent plus heureux que courir après les neuf en surveillant nerveusement la prochaine dépression. Le navigateur qui accepte cette humilité repart généralement avec un sentiment rare : celui d’avoir rencontré l’Atlantique, et non pas seulement de l’avoir traversé.

La mer de Cortez : le désert au bord de l’eau

La mer de Cortez, au Mexique, appartient à une autre famille d’imaginaire. Ici, pas de prairie verte ni de port atlantique battu par la houle, mais un monde sec, minéral, lumineux. Entre la péninsule de Basse-Californie et le continent mexicain, cette mer intérieure déroule des îles, des criques, des falaises ocres, des mouillages sauvages et des fonds clairs. Le contraste est saisissant : un désert tombé dans la mer.

Pour les plaisanciers européens, la destination reste lointaine, souvent intégrée à un programme de grande croisière dans le Pacifique Est. Pour les navigateurs nord-américains, elle est déjà un classique. Mais elle conserve, par endroits, une force de bout du monde. On mouille au pied d’une falaise, on débarque sur une plage sans construction, on marche entre les cactus, puis on revient au bateau sous une lumière presque irréelle. La vie marine est spectaculaire : dauphins, raies, lions de mer, poissons innombrables et, selon les saisons, baleines. C’est un terrain de croisière qui parle autant aux plongeurs qu’aux marcheurs, autant aux familles qu’aux solitaires.

Mais la mer de Cortez n’est pas une carte postale sans contraintes. La chaleur peut être intense, notamment en été. Les distances entre les points d’avitaillement imposent une bonne autonomie. L’eau douce, l’énergie, le gasoil et les pièces de rechange se gèrent avec méthode. Les mouillages, nombreux et splendides, ne sont pas toujours protégés de tous les secteurs. Les vents locaux, les coups de nord, les effets thermiques et la saison cyclonique doivent être intégrés au programme.

Les formalités mexicaines ne doivent pas non plus être prises à la légère. Le bateau doit être en règle, notamment pour son importation temporaire. Certaines zones protégées nécessitent des droits d’accès spécifiques. Rien d’insurmontable, mais il faut anticiper. Dans ces destinations que l’on croit sauvages, l’administration peut être très présente, précisément parce que les milieux naturels sont sensibles.

La mer de Cortez conviendra aux équipages qui aiment vivre longtemps au mouillage, produire leur énergie, économiser l’eau douce, observer la nature et accepter une certaine sobriété. Elle séduira moins ceux qui recherchent chaque soir une marina animée ou une escale gastronomique. Ici, le grand spectacle commence souvent quand le moteur est coupé.

La Scandinavie arctique : la croisière du froid devient désirable

Pendant longtemps, la croisière vers le nord de la Norvège ou vers le Svalbard semblait réservée à quelques équipages aguerris, presque à des expéditions. Trop froid, trop loin, trop humide, trop technique. Puis les récits se sont multipliés. Des voiliers de voyage ont gagné les Lofoten, Tromsø, le Finnmark, parfois plus haut encore. Des familles, des couples, des retraités, des équipages amateurs ont découvert qu’au nord du cercle polaire existait une autre forme de paradis.

La Scandinavie arctique ne promet pas les eaux tièdes ni les soirées en maillot dans le cockpit. Elle offre autre chose : une lumière interminable, des montagnes qui plongent dans la mer, des fjords profonds, des ports de pêche, des mouillages solitaires, des aigles, des rennes, parfois des baleines. On n’y cherche pas le farniente, mais l’intensité. L’émerveillement y est plus vertical que balnéaire.

Pour un plaisancier européen, les Lofoten et la Norvège du Nord constituent une porte d’entrée réaliste vers cette croisière du froid. La côte est longue, découpée, souvent bien pourvue en abris, même si les distances restent importantes. Les ports sont généralement simples, fonctionnels, marins. On y trouve de l’eau, du gasoil, parfois une douche, rarement du folklore. Le bateau doit être bien chauffé, bien ventilé, capable de sécher les vêtements et d’offrir un vrai confort intérieur. Dans ces latitudes, le confort n’est pas un luxe : c’est une condition de sécurité.

Le Svalbard, lui, appartient à une catégorie supérieure. L’archipel impose une préparation sérieuse, tant sur le plan météo que réglementaire. Brouillard, froid, isolement, glaces résiduelles, faune protégée, risque lié aux ours polaires, obligations environnementales : on ne s’y rend pas comme dans une zone de croisière classique. Les règles se renforcent, les débarquements sont encadrés, et l’approche doit être celle d’un visiteur discret, non d’un consommateur d’aventure.

C’est peut-être ce qui rend le Grand Nord si actuel. Dans un monde nautique parfois tenté par la facilité, ces latitudes rappellent une évidence : la mer ne se plie pas à nos envies. Elle se prépare, se respecte, se lit. Le programme se construit au crayon. Juin, juillet et août concentrent l’essentiel des navigations estivales. Le printemps attire les projets ski-voile. L’automne peut être magnifique, mais devient plus engagé. Dans tous les cas, l’équipage doit accepter que la météo décide.

L’Albanie : la Méditerranée avant la banalisation

À l’inverse du Grand Nord ou de la mer de Cortez, l’Albanie est toute proche. Elle se trouve au cœur d’une Méditerranée déjà très fréquentée, face à l’Italie, au sud du Monténégro, au nord de la Grèce. Depuis Corfou, la côte albanaise semble presque évidente. Et pourtant, pendant longtemps, elle est restée à l’écart des grands circuits de plaisance.

Ce temps est en train de s’achever. Le pays connaît une forte progression touristique. Sa Riviera, ses plages, ses reliefs côtiers, ses villages et ses prix encore relativement attractifs attirent de plus en plus de voyageurs. Le nautisme suit cette dynamique, avec des projets de marinas, une meilleure visibilité internationale et un intérêt croissant des équipages qui cherchent une alternative à la Croatie ou à la Grèce ionienne.

L’Albanie a un charme particulier : celui d’une Méditerranée encore imparfaitement lissée. Les ports ne fonctionnent pas toujours comme ailleurs. Les formalités peuvent paraître administratives. Les mouillages demandent de l’attention. Les infrastructures ne sont pas toutes au niveau des grandes destinations voisines. Mais c’est aussi ce qui donne à la côte albanaise son intérêt. On y retrouve une part d’inattendu, de relief, de rugosité.

Sarandë, Himarë, Vlorë, la péninsule de Karaburun, Durrës ou Shëngjin peuvent structurer une croisière du sud vers le nord ou inversement. Le programme le plus naturel consiste à intégrer l’Albanie dans une navigation ionienne élargie. On quitte Corfou, on effectue les formalités d’entrée, puis on remonte la côte selon la météo, avant de poursuivre vers le Monténégro ou de revenir vers la Grèce.

Il ne faut toutefois pas idéaliser la destination. L’Albanie change vite. Certaines zones sont déjà très fréquentées en été. Les prix montent, les projets immobiliers se développent, et la côte pourrait rapidement perdre une partie de sa spontanéité. C’est sans doute le moment d’y aller, mais avec le bon état d’esprit : celui d’un plaisancier curieux, patient, respectueux, qui ne s’attend pas à retrouver partout les standards d’une marina croate ou grecque.

Pour ceux qui pensaient connaître la Méditerranée par cœur, l’Albanie offre encore un plaisir rare : celui de regarder la côte avec des yeux neufs.

L’Érythrée et la mer Rouge : une frontière à manier avec prudence

Certaines destinations font rêver précisément parce qu’elles semblent hors du temps. L’Érythrée en fait partie. Massawa, les îles Dahlak, les eaux chaudes de la mer Rouge, les récifs, les paysages désertiques : tout évoque une croisière d’exception. Dans les récits de grande route, cette côte apparaît parfois comme une escale précieuse entre l’océan Indien et Suez.

Mais il faut être très clair : l’Érythrée n’est pas une destination de plaisance classique. Elle ne peut pas être présentée comme une alternative simple aux Antilles, à la Grèce ou aux Baléares. Le contexte régional, les tensions en mer Rouge, les contraintes administratives, les restrictions possibles, les questions d’assurance et les avis de sécurité imposent une prudence maximale.

Pour les équipages expérimentés en grande croisière, Massawa peut éventuellement représenter une escale de transit, selon l’évolution de la situation et les informations disponibles au moment du passage. Mais ce n’est pas une destination à recommander à une famille en croisière improvisée ou à un équipage en recherche de soleil tranquille. La mer Rouge demande une préparation spécifique, une veille permanente et une capacité réelle à renoncer.

Cette frontière rappelle une vérité essentielle : une destination préservée ne signifie pas forcément une destination disponible. Certaines zones sont restées à l’écart du tourisme nautique parce qu’elles sont difficiles, réglementées ou politiquement sensibles. Le rôle du chef de bord n’est pas de forcer le passage pour enrichir son carnet de voyage. Il est de protéger son équipage, son bateau et sa liberté de choix.

Dans ce domaine, la sagesse consiste parfois à garder un rêve sur la carte et à attendre que les conditions redeviennent pleinement favorables.

Préparer son bateau pour naviguer ailleurs

Choisir une destination moins fréquentée impose de revenir aux fondamentaux. Le bateau n’a pas besoin d’être le plus grand, le plus récent ou le plus équipé du mouillage. Il doit être fiable, cohérent avec le programme et maîtrisé par son équipage.

L’autonomie devient une priorité. Énergie, eau douce, carburant, communications, outillage, pièces de rechange, pharmacie de bord, sécurité, annexe : tout doit être pensé en fonction de la zone. Aux Açores, la météo et l’état de la mer commandent le rythme. En mer de Cortez, l’eau, la chaleur et les distances deviennent déterminantes. En Norvège, le chauffage, l’isolation, les vêtements et la capacité à sécher l’intérieur comptent autant que les performances sous voiles. En Albanie, les formalités et les ports d’entrée doivent être anticipés. En mer Rouge, la sécurité et l’information priment sur tout le reste.

La météo doit rester au centre de la décision. Avant une étape engagée, il est indispensable de croiser les sources, de comprendre les effets locaux et de se ménager des marges. Pour les navigations européennes et les approches côtières, un service spécialisé comme Météo Consult Marine constitue un appui précieux pour analyser le vent, l’état de la mer et les fenêtres réalistes. Dans les zones plus lointaines, il faudra compléter avec les bulletins locaux, les réseaux de navigateurs et les sources officielles.

Il faut aussi préparer l’équipage. Naviguer loin des circuits classiques demande une forme d’acceptation collective. Tout le monde doit comprendre que l’on pourra attendre plusieurs jours au port, changer de route, renoncer à une île, économiser l’eau, limiter les consommations, réparer soi-même, ou passer une nuit inconfortable si la houle entre dans le mouillage. La réussite d’une croisière émergente dépend autant de l’état d’esprit que de l’équipement.

Le nouveau voyageur nautique sera plus humble

Ce retour vers des destinations moins saturées ne doit pas reproduire les excès des bassins déjà sous pression. Si les plaisanciers veulent retrouver des mouillages préservés, ils doivent accepter d’en devenir les gardiens. Mouiller proprement, éviter les herbiers, limiter le bruit, gérer ses déchets, respecter les zones protégées, consommer localement, ne pas débarquer n’importe où, ne pas déranger la faune : ces gestes ne relèvent plus de la bonne volonté, mais de la responsabilité élémentaire.

Les nouvelles frontières de la croisière ne resteront désirables que si elles ne deviennent pas, à leur tour, des destinations consommées trop vite. C’est tout l’enjeu de cette nouvelle cartographie. Les Açores ne sont pas un décor pour transat retour. La mer de Cortez n’est pas un aquarium privé. L’Arctique n’est pas un terrain de jeu. L’Albanie n’est pas une Méditerranée bon marché. L’Érythrée n’est pas une escale exotique à cocher coûte que coûte.

Ce que ces destinations ont à offrir est plus précieux : une autre manière de naviguer. Plus lente, plus attentive, parfois plus exigeante. Une croisière où le programme s’adapte au lieu, et non l’inverse. Une navigation où l’on retrouve le plaisir de lire une carte, d’attendre la bonne fenêtre, d’arriver sans certitude et de repartir avec le sentiment d’avoir mérité l’escale.

Finalement, les nouvelles frontières de la croisière ne sont pas seulement sur la carte. Elles sont dans la tête des plaisanciers. Elles commencent au moment où l’on cesse de chercher le mouillage parfait pour retrouver le sens du voyage. Avec un bateau prêt, une météo surveillée, un équipage soudé et cette petite part d’inconnu qui, depuis toujours, donne envie de larguer les amarres.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.