L’opération s’est déroulée en début de semaine dans le port de Saint-Tropez. Le Sea Lady II, superyacht gravement endommagé par un incendie survenu au cœur de l’été, a été levé puis chargé lors d’une manœuvre maritime d’envergure, marquant une étape décisive dans la gestion de ce dossier sensible.
Pour rappel, le 11 juillet dernier, un violent incendie s’était déclaré à bord du yacht alors qu’il se trouvait à quai dans le port tropézien. Le sinistre avait mobilisé d’importants moyens de secours et suscité une vive inquiétude en raison de la proximité immédiate d’autres unités et des risques de pollution. Bien que maîtrisé, le feu avait laissé le navire fortement fragilisé, rendant toute tentative de déplacement complexe et risquée.
Depuis cet épisode, le Sea Lady II était maintenu en équilibre grâce à des eaux de ballast, dans l’attente d’une solution technique durable. En amont du levage, les équipes ont procédé à la mise en place d’un barrage flottant afin de sécuriser la zone, avant de pomper environ 40 m3 d’eaux de ballast. Une phase préparatoire indispensable pour permettre l’intervention lourde qui a suivi.
Le moment clé de l’opération a été le levage du yacht, un ensemble de 40 m de long pour près de 190 t. L’extraction s’est faite avec succès, au terme d’une manœuvre millimétrée nécessitant une coordination parfaite entre les différents intervenants. Une fois sorti de l’eau, le navire a été chargé pour entamer son transfert vers sa destination finale.
Le Sea Lady II doit désormais rejoindre le Grand Port Maritime de Bordeaux, où il sera démantelé d’ici au printemps 2026. Cette dernière phase permettra de traiter les matériaux endommagés par l’incendie et d’assurer une gestion maîtrisée des déchets, dans le respect des normes environnementales.
Au-delà de l’image spectaculaire du levage, cette opération illustre les enjeux liés à la fin de vie des grands yachts après un sinistre. Sécurité portuaire, protection de l’environnement et logistique lourde s’entremêlent, rappelant que derrière l’univers du yachting de luxe se cache aussi une réalité technique et industrielle exigeante.
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