Cap-Martinique 2026 : une transat engagée et exigeante entre Bretagne et Martinique

Course au large
Par Le Figaro Nautisme

Le 19 avril 2026, la Cap-Martinique s’élancera pour sa 3ᵉ édition entre La Trinité-sur-Mer et Fort-de-France. Cette transatlantique en solitaire ou en double, réservée aux marins amateurs, s’impose comme l’un des rendez-vous les plus exigeants du calendrier amateur, avec près de 3 800 milles nautiques à parcourir sans escale ni assistance.

Le 19 avril 2026, la Cap-Martinique s’élancera pour sa 3ᵉ édition entre La Trinité-sur-Mer et Fort-de-France. Cette transatlantique en solitaire ou en double, réservée aux marins amateurs, s’impose comme l’un des rendez-vous les plus exigeants du calendrier amateur, avec près de 3 800 milles nautiques à parcourir sans escale ni assistance.
© Jean-Marie Liot / Disobey. / Cap-Martinique

 

Troisième édition, cap confirmé. En quelques années, la Cap-Martinique a trouvé sa place dans le paysage des courses au large. Ni course professionnelle, ni simple défi personnel, elle occupe un espace singulier : celui d’une grande traversée océanique accessible à des marins amateurs aguerris, prêts à se confronter à l’Atlantique dans un cadre réglementé et sécurisé.

 

Une transat amateur qui assume son ambition

Créée à la demande de navigateurs désireux de vivre une véritable transat en course, la Cap-Martinique est organisée tous les 2 ans par Thibaut Derville et Jean-Philippe Cau. Elle est ouverte aux monocoques IRC de 9 à 12 mètres et peut se courir en solo ou en duo. Aucun arrêt, aucune assistance extérieure : l’épreuve se veut authentique et engagée. La flotte, limitée à environ 50 bateaux, réunit des profils variés. Certains viennent de la régate, d’autres de la croisière sportive, d’autres encore portent un projet familial ou intergénérationnel. Tous partagent la même ligne d’horizon : relier la Bretagne à la Martinique en course, dans un esprit de dépassement personnel.

 

Un parcours long et impitoyable

Le départ sera donné depuis La Trinité-sur-Mer, haut lieu de la course au large en Bretagne Sud. Après la traversée du golfe de Gascogne, souvent stratégique et parfois musclée, les skippers mettront cap au sud pour aller chercher les alizés. Objectif : Fort-de-France et la marina de l’Étang Z’Abricots, port d’arrivée officiel. Avec près de 3 800 milles nautiques au compteur, la course exige endurance, lucidité et capacité d’adaptation permanente. Selon Thibaut Derville, la Cap-Martinique est unanimement considérée par ses participants comme la plus dure des courses amateurs : un parcours long, exigeant, où la concurrence reste relevée. Les premiers bateaux sont attendus autour du 8 mai 2026, en fonction des conditions météorologiques. Au-delà de l’Atlantique, la Cap-Martinique s’inscrit pleinement dans ses ports d’accueil. Au départ comme à l’arrivée, des villages d’animation permettront au public de rencontrer les skippers, les partenaires et les associations représentées. Animations, stands et moments festifs rythmeront ces temps forts.

En Martinique, l’arrivée à l’Étang Z’Abricots marque une progression importante pour l’événement. Située à environ 15 minutes de Fort-de-France, cette marina offre des infrastructures adaptées à l’accueil d’une flotte transatlantique. Le territoire d’arrivée, classé Réserve de biosphère UNESCO, renforce également la dimension environnementale et pédagogique de la course.

 

La solidarité inscrite dans le règlement

La singularité majeure de la Cap-Martinique réside dans son engagement solidaire. Chaque bateau doit représenter une association. Pour 2026, près de 50 structures seront ainsi mises en lumière dans des domaines variés : santé, inclusion, environnement ou causes locales. Parmi elles, Chemin d’Écoles sera portée par Alexandre Delemazure et Laurent Pruvost. L’association intervient à Tourcoing pour offrir un soutien scolaire aux enfants défavorisés. Pour ces skippers, l’éducation constitue un levier essentiel d’amélioration sociale. La course devient alors un vecteur de visibilité et d’engagement. Cette obligation réglementaire transforme chaque projet sportif en projet solidaire, donnant à la transat une portée qui dépasse la seule performance maritime.

L’organisation adopte une approche concrète en matière d’impact environnemental. Les Instructions de Course interdisent notamment l’embarquement de bouteilles d’eau en plastique, au profit de solutions réutilisables ou de systèmes embarqués. À terre, des dispositifs de gestion des déchets, de récupération des huiles et de sensibilisation du public sont mis en place dans les ports et villages. L’objectif est clair : encadrer l’événement sans tomber dans l’affichage, en intégrant des règles pragmatiques et contrôlables.

 

Cap sur avril 2026

Avec cette 3ᵉ édition, la Cap-Martinique confirme son identité : une grande traversée transatlantique, exigeante, engagée et résolument humaine. Entre La Trinité-sur-Mer et Fort-de-France, ce sont près de 3 800 milles de stratégie, d’endurance et de solidarité qui attendent les 50 équipages. Une course à taille humaine, mais à dimension océanique, qui poursuit son développement sans renier son esprit d’origine.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.