La scène s’est jouée à la limite de l’irréversible. Le lundi 29 décembre, en début de soirée, un simple incident mécanique a failli virer au drame sur le barrage de Grootdraai, dans la province de Mpumalanga, à l’est de l’Afrique du Sud. À bord d’un petit bateau de plaisance, quatre hommes ont vu leur embarcation dériver lentement, inexorablement, vers le déversoir du barrage, là où l’eau se jette dans le vide sur près de 40 mètres.
Privé de moteur, le bateau n’avait plus aucun moyen de manœuvre. Dans l’obscurité grandissante, le courant a pris le dessus, entraînant l’embarcation vers le bord du mur, tandis que des millions de litres d’eau se déversaient avec fracas juste à côté. Accrochés au bateau, les occupants ont compris qu’ils jouaient leur survie à quelques mètres près.
This is the moment four men were rescued from boat at it teetered precariously on the edge of a 130ft drop off the side of a dam.
— The Independent (@Independent) January 1, 2026
National Sea Rescue Institute (NRSI) crews were dispatched to the Grootdraai Dam in Mpumalanga, South Africa, on Monday (29 December) after the... pic.twitter.com/tYAygJgdsp
Alertés en urgence, les sauveteurs du National Sea Rescue Institute ont été dépêchés sur place. La situation est alors critique : le bateau oscille dangereusement au bord du vide, retenu uniquement par la faible résistance du courant et la réaction rapide des secours. Chaque minute compte.
Dans des conditions rendues particulièrement délicates par la nuit et la puissance de l’eau, les équipes parviennent à sécuriser l’embarcation avant qu’elle ne bascule dans le déversoir. Les quatre hommes sont finalement extraits sains et saufs, quelques instants seulement avant que le bateau ne puisse être emporté.
Cet incident rappelle avec brutalité les dangers souvent sous-estimés des plans d’eau intérieurs, en particulier à proximité des barrages. Même par conditions météo favorables, une panne ou une mauvaise appréciation des courants peut transformer une sortie anodine en situation extrême, où la frontière entre le sauvetage et la tragédie se joue à quelques mètres.
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