A l’issue d’une année 2025 chargée pour les Sauveteurs en Mer, la SNSM dresse le bilan de ses missions opérationnelles. Sauvetages en mer, surveillance des baignades, transports et évacuations sanitaires, dispositifs prévisionnels de secours, missions de sécurité civile, vigies marées et nombreux entrainements en collaboration avec les différents acteurs du sauvetage et du secourisme… les activités des bénévoles de la SNSM ont été denses l’an passé.
En 2025, les Sauveteurs en Mer ont réalisé près de 9 000 interventions pour 26 000 personnes prises en charge de la plage au large, dont la moitié a été secourue en mer et l’autre part soignée sur les plages depuis les postes de secours lors de la saison estivale.
Quels sont les motifs d’intervention ?
Les Sauveteurs en Mer interviennent pour sauver des vies en danger en mer, et cela peut notamment être lié au matériel des usagers de la mer en premier lieu. Les avaries ou les échouements par exemple peuvent mener à une mise en danger et la SNSM y est donc particulièrement vigilante pour la sécurité de tous en mer.
Qu’il s’agisse d’avaries moteur, électriques, de barre, d’hélices engagées, de voies d’eau ou encore de ruptures de mouillage, ce sont les premières causes d’intervention en mer. Suivent les échouements, souvent liés à une méconnaissance du secteur géographique. A noter, les incertitudes qui mobilisent les bénévoles de la SNSM, notamment lors de déclenchements de fusées ou balises de détresse ou de témoignages à terre par exemple. Point d’attention pour les isolements par la marée, un motif d’alerte non négligeable notamment dans la Manche. Qu’il s’agisse de recherche et sauvetage à la personne mais aussi d’assistance aux biens, les motifs d’intervention sont variés. Les Sauveteurs mobilisables de la plage jusqu’au large, interviennent également durant toute la saison estivale pour des noyades, des malaises, des accidents, des piqures, ou encore des recherches d’enfants perdus sur les plages.
L’été 2025 aura connu deux épisodes caniculaires propices à la baignade qui ont favorisé la fréquentation des plages notamment. Bien que la plupart des noyades suivies de décès ont eu lieu en eaux intérieures, ou lorsque les postes de plages n’étaient pas encore ouverts ou déjà fermés (source SNOSAN), les Sauveteurs en Mer ont sensibilisé au maximum les vacanciers aux bonnes pratiques tout au long de l’été et parfois même dans certains postes de secours dès les week-ends prolongés printaniers. A ce titre, plus de 18 000 actions de prévention aux abords des plages ont été réalisées.
Qui est concerné ?
En 2025, les 3/4 des personnes secourues en mer pratiquaient la plaisance à moteur/voile ou les loisirs nautiques. La SNSM est attentive aux dangers en mer qui concernent les pratiquants de sports nautiques. L’été, ils font d’ailleurs partis des vacanciers les plus secourus dans la bande des 300 mètres après les baigneurs et les usagers de la plage en difficulté. Stand-up paddle, kite surfs, kayaks, planches à voile, scooters des mers… sont les flotteurs les plus concernés.
Viennent ensuite les professionnels de la mer (marins et pêcheurs) dont la SNSM est mobilisée le plus souvent pour des avaries techniques. Enfin, les sauveteurs sont également intervenus auprès de blessés et malades terrestres dans le cadre de transports sanitaires, mais aussi auprès de passagers de navires à passagers lors d’évacuations médicales ou encore auprès de baigneurs hors saison et hors zones de baignade surveillées par exemple.
En complément des interventions et des soins, les Sauveteurs en Mer ont réalisé plus de 6 500 entrainements en mer, des surveillances nautiques, des vigies marées, des dispersions de cendres, des dispositifs prévisionnels de secours et de nombreux autres événements en mer et à terre au service des usagers. Ces missions, nombreuses et variées, soulignent la mobilisation des bénévoles, dont l’engagement va au-delà du sauvetage en mer et du secourisme.
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