
La Grèce a élargi vendredi à plus de 250 le nombre de plages où la location de transats est interdite, afin d'y protéger la faune et la flore, dans un pays en proie au surtourisme.
Par rapport à 2025, treize plages ont été ajoutées sur cette liste publiée chaque printemps depuis l'adoption d'une loi visant à limiter la prolifération des transats de location et des commerces qui envahissaient chaque année les côtes de ce pays méditerranéen, très prisé en particulier en été, selon un communiqué ministériel.
En 2024, première année de l'application de cette loi, la liste comprenait 198 plages à travers le pays.
Ces interdictions font suite à des critiques et à un mouvement citoyen dit "de serviette" visant à "reconquérir" l'espace public sur les plages face à la prolifération des chaises longues, parasols, cafés, bars, ou tavernes.
Le gouvernement conservateur a été contraint de les interdire en particulier dans des zones protégées par le réseau écologique européen Natura 2000 aussi bien sur le continent que sur les îles.
L'objectif est "d'assurer la protection des plages qui présentent une valeur esthétique, géomorphologique ou écologique particulière, ainsi que la préservation de leur faune et flore", souligne un communiqué conjoint des ministères des Finances et de l'Environnement. Certaines de ces plages protégées constituent des zones vitales pour des espèces menacées comme les tortues marines ou les phoques moines.
Face aux inquiétudes croissantes quant à l'impact du surtourisme, les autorités ont commencé ces dernières années à démanteler des constructions illégales sur les côtes.
Jeudi des équipes accompagnées de policiers antiémeutes ont démoli des cabanes en bord de mer sur la petite île de Gavdos, au sud de la Crète. En 2025, une polémique avait également éclaté sur l'île de Milos dans l'archipel des Cyclades à propos de la construction d'un hôtel près de l'une des plages les plus célèbres de Grèce, le site volcanique de Sarakiniko.
En décembre, plusieurs maires des îles de Cyclades et du Dodécanèse en mer Egée avaient averti que le surtourisme menaçait "l'existence même" des îles. En 2025, la Grèce a accueilli "37.981 millions de touristes, une hausse de 5,6%" sur un an, selon les chiffres provisoires publiés fin février par la Banque de Grèce (BdG), un record pour la troisième année consécutive, selon le gouvernement.
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