Préveza, Parga, Sivota… la côte grecque continentale, alternative idéale aux Cyclades pour cet été

Alors que les Cyclades concentrent une grande partie des itinéraires estivaux et connaissent une fréquentation de plus en plus forte, la côte ouest de la Grèce continentale propose une autre manière de découvrir la mer Ionienne. De Préveza à Sivota, en passant par le golfe Ambracique et Parga, cette façade encore préservée permet d’enchaîner des escales variées, des mouillages plus sereins, de véritables haltes à terre et des navigations fluides. Une option particulièrement séduisante pour les plaisanciers qui veulent découvrir la Grèce autrement, à l’écart des zones les plus fréquentées, tout en profitant de villages maritimes, d’eaux claires et d’escales bien réparties.

Une côte qui se prête bien à une croisière d’une semaine

L’intérêt de cette zone apparaît dès que l’on regarde la carte. Préveza se situe à l’entrée du golfe Ambracique, sur un axe facile d’accès, puis la côte remonte vers Parga et Sivota en alternant caps, baies et petites villes maritimes. Cette configuration permet de construire un parcours très lisible, avec des étapes qui ont chacune un rôle précis. Préveza sert de base d’arrivée, le golfe Ambracique offre une parenthèse plus naturelle, Parga constitue une escale urbaine marquante, et Sivota correspond à la partie la plus tournée vers les mouillages, les criques et les arrêts courts. Cette organisation naturelle de la côte change beaucoup de choses en mer. On ne passe pas la journée à rallier une destination lointaine pour n’y faire qu’une halte de quelques heures. Les navigations restent logiques et, surtout, variées. Une journée peut commencer dans une ville portuaire, se poursuivre le long d’une côte plus ouverte, puis s’achever dans un secteur d’îlots et de petites anses. C’est ce qui donne à cette région un véritable intérêt nautique : elle ne repose pas sur une seule image spectaculaire, mais sur une succession d’étapes utiles et agréables.


Préveza, la base la plus pratique pour commencer

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Pour débuter, Préveza s’impose comme le point d’entrée le plus simple. La ville se situe à l’embouchure du golfe Ambracique, à proximité immédiate de l’aéroport d’Aktion, ce qui facilite largement l’embarquement. Sa marina offre environ 300 places et peut accueillir des unités de grande taille, avec un tirant d’eau adapté à la majorité des voiliers de croisière. Elle constitue ainsi une base fiable pour organiser un départ vers la côte ionienne ou vers le golfe. Préveza ne se résume pas à sa fonction de point de départ. La ville mérite une escale à part entière grâce à son port, à son front de mer, à sa promenade et à son vieux centre. L’ambiance y est plus quotidienne que dans certaines stations balnéaires grecques, ce qui rend l’arrêt particulièrement agréable, que l’on arrive au début du voyage ou que l’on y revienne avant le débarquement. On y trouve facilement de quoi avitailler, dîner sur les quais et prendre le temps de s’installer avant de partir vers le nord ou de pénétrer dans le golfe.
L’autre grand intérêt de Préveza est sa proximité avec Nicopolis. Le site archéologique se trouve à 8 km au nord de la ville et rappelle que cette côte a aussi constitué un espace majeur dans l’histoire méditerranéenne. Fondée par Octavien après la bataille navale d’Actium en 31 av. J. C., Nicopolis conserve notamment des fortifications romaines, un odéon, un théâtre, un monument d’Octavien, ainsi que des vestiges byzantins et paléochrétiens. Pour une escale à terre, c’est un vrai plus.


Le golfe Ambracique, une halte plus discrète et plus naturelle
Lorsque l’on séjourne à Préveza, il serait dommage de négliger le golfe Ambracique. Son intérêt tient justement à son caractère plus intérieur. On quitte rapidement l’image classique de la côte ionienne pour entrer dans un paysage de lagunes, de zones humides et de rivages moins exposés. La navigation y change de ton. Elle devient plus posée, avec moins d’effet de façade et davantage de respiration. Cette séquence s’intègre particulièrement bien dans une croisière qui cherche à varier les ambiances. Préveza apporte la vie portuaire, puis le golfe Ambracique introduit un registre plus naturel avant le retour vers des escales plus marquées comme Parga. Cette transition évite l’impression de répéter les mêmes étapes. Elle permet aussi de découvrir une autre facette de l’Épire, moins tournée vers la seule image du littoral et davantage vers les paysages humides et les grands espaces d’eau intérieure.


Parga, l’escale où l’on descend vraiment du bateau

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En remontant ensuite vers le nord, Parga est souvent l’étape qui laisse la plus forte impression. La ville est construite en amphithéâtre dans une baie, face au petit îlot de Panagia, sous la silhouette de son château vénitien. Vue depuis la mer, elle offre l’une des arrivées les plus réussies de toute cette côte continentale. Mais son intérêt ne s’arrête pas à l’approche.
Parga est aussi une escale où l’on a réellement envie de passer du temps à terre. Les ruelles, les terrasses, la montée vers le château et les vues sur la baie donnent immédiatement de l’épaisseur à la visite. Ce n’est pas une simple halte technique ni un port dortoir. La ville a suffisamment de présence pour occuper une fin de journée entière, voire davantage. C’est précisément ce qui la rend précieuse dans un parcours en bateau : on n’y fait pas qu’arriver, on y séjourne vraiment. L’intérêt de Parga s’accroît encore avec ce qu’elle permet dans l’arrière pays. Le secteur de l’Achéron et le site du Nécromantéion, lié dans l’Antiquité au culte d’Hadès et de Perséphone, font partie des visites qui donnent plus de relief à l’escale. La ville devient alors un bon point d’appui pour ralentir le rythme de la croisière et consacrer quelques heures à une découverte terrestre qui a tout son sens dans cette région chargée d’histoire.


Sivota, le meilleur secteur pour enchaîner les arrêts courts

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Après Parga, Sivota fait changer la navigation de registre. Là où Parga s’impose d’abord par sa silhouette urbaine, Sivota séduit surtout par son découpage maritime. Le site officiel de l’office grec du tourisme décrit un littoral très dentelé, bordé de petits îlots verdoyants, de plages abritées et d’eaux cristallines. Il cite notamment les îlots de Mavro Oros, Agios Nikolaos et Mourtemeno, ainsi que des plages comme Diapori, Alati, Pisina ou Bella Vraka.
Concrètement, cela change complètement la manière de naviguer. Sivota n’est pas seulement une destination finale, c’est un secteur dans lequel on peut multiplier les pauses. On y passe facilement d’une courte navigation à une baignade, puis à un déjeuner à bord avant de repartir pour quelques milles. C’est l’endroit le plus adapté à ceux qui aiment les croisières souples, avec un programme qui se décide selon la lumière, l’état de la mer et l’envie du moment. C’est aussi un très bon contrepoint après Parga. La ville précédente offre une véritable escale bâtie, avec un centre vivant et une visite structurée. Sivota, au contraire, recentre le voyage sur les criques, les îlots et le plaisir pur du littoral. En peu de distance, on passe ainsi d’une halte urbaine forte à une navigation beaucoup plus découpée et nettement plus balnéaire.


Une région où la terre compte autant que la mer

L’un des points forts de l’Épire est de ne pas opposer le littoral à l’intérieur des terres. La région s’étend entre la chaîne du Pinde et la mer Ionienne, avec un relief de montagnes, de forêts, de rivières et de villages qui donne immédiatement de la profondeur au voyage. Même lorsque l’on navigue à faible distance de la côte, on sent que le paysage ne se limite jamais au seul rivage.
C’est ce qui rend cette partie de la Grèce si intéressante sur plusieurs jours. Préveza ouvre vers Nicopolis. Parga permet de rayonner vers l’Achéron. Plus largement, l’Épire comprend aussi des villes et des territoires de caractère comme Ioannina, installée autour du lac Pamvotida, ou Zagori, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2023 comme paysage culturel. Même sans aller aussi loin pendant une courte croisière, cette présence constante de l’arrière pays change profondément la perception du littoral.

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Pourquoi cette côte fonctionne si bien pour les plaisanciers

Cette côte continentale fonctionne particulièrement bien pour les plaisanciers parce qu’elle offre une progression naturelle. On peut embarquer facilement à Préveza, profiter d’une première vraie ville portuaire, glisser dans le golfe Ambracique pour une séquence plus calme, puis remonter vers Parga pour une escale plus animée et terminer dans le secteur très découpé de Sivota. Chaque étape apporte quelque chose de différent, sans rompre la cohérence générale du parcours.
C’est aussi une zone qui plaît aux navigateurs déjà familiers de la Grèce, parce qu’elle offre une alternative crédible aux seuls itinéraires insulaires. On y retrouve les eaux claires, les petites baies, les villages tournés vers la mer et les approches spectaculaires, mais avec une organisation de voyage souvent plus simple et des escales qui donnent réellement envie de descendre à terre.


Une autre idée de la croisière en Grèce

Préveza pour embarquer et visiter Nicopolis, le golfe Ambracique pour souffler, Parga pour passer une vraie soirée à terre, puis Sivota pour retrouver les criques et les îlots : cette côte ne cherche pas l’effet d’accumulation, elle propose un parcours cohérent. C’est sans doute ce qui la rend si convaincante. La mer y reste centrale, bien sûr, mais elle ne réduit jamais le voyage à la seule navigation. Elle relie des escales qui ont chacune leur usage, leur ambiance et leur intérêt propre.
Pour qui veut découvrir une Grèce plus concrète, moins répétitive et plus facile à parcourir en bateau, l’Épire et l’Ionie continentale ont donc beaucoup à offrir. Ce n’est pas une destination de second plan entre 2 îles plus célèbres. C’est un véritable territoire de croisière, avec ses portes d’entrée, ses haltes fortes et ses paysages qui changent réellement d’une étape à l’autre.
 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.