Suez se ferme, Panama vacille et le tour du monde à la voile change de route

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Comment faire le tour du monde à la voile ? La route est toute tracée : Panama vers le Pacifique, puis l’océan Indien avant un retour en Méditerranée par la mer Rouge et le canal de Suez. Seulement voilà, les attaques autour de Bab el-Mandeb, la résurgence de la piraterie somalienne et les sécheresses qui fragilisent le canal de Panama ont fait voler ce schéma en éclats. Désormais, les équipages doivent choisir entre détours de plusieurs milliers de milles, fenêtres météorologiques plus étroites et escales sous pression. Une nouvelle géopolitique de la grande croisière est donc en train de s’écrire.

Comment faire le tour du monde à la voile ? La route est toute tracée : Panama vers le Pacifique, puis l’océan Indien avant un retour en Méditerranée par la mer Rouge et le canal de Suez. Seulement voilà, les attaques autour de Bab el-Mandeb, la résurgence de la piraterie somalienne et les sécheresses qui fragilisent le canal de Panama ont fait voler ce schéma en éclats. Désormais, les équipages doivent choisir entre détours de plusieurs milliers de milles, fenêtres météorologiques plus étroites et escales sous pression. Une nouvelle géopolitique de la grande croisière est donc en train de s’écrire.

© Illustration AdobeStock - Gian

Suez se ferme, Panama vacille : le tour du monde à la voile change de route

Pour les circumnavigateurs, préparer un tour du monde consistait surtout à choisir son bateau, son année de départ et le rythme auquel on souhaitait traverser les océans. La route, elle, était écrite d’avance. Depuis l’Europe, les équipages gagnaient les Canaries, traversaient l’Atlantique vers les Antilles, franchissaient le canal de Panama, parcouraient le Pacifique, puis l’océan Indien avant de rentrer par la mer Rouge, le canal de Suez et la Méditerranée… Simple et agréable, cette navigation a l’avantage d’être connue et reconnue par tous comme étant la plus facile et la plus réaliste. Cette grande boucle comportait bien quelques variantes. Certains remontaient vers la Nouvelle-Zélande, d’autres s’attardaient en Asie du Sud-Est ou choisissaient Madagascar plutôt que les Mascareignes. Mais son architecture générale paraissait solidement établie…

Elle ne l’est plus.

Aujourd’hui, le navigateur au long cours ne trace plus seulement sa route en fonction des alizés, des moussons et des saisons cycloniques. Il doit aussi tenir compte des missiles tirés depuis le Yémen, de la piraterie dans le bassin somalien, du niveau des eaux du lac Gatún, de la capacité d’accueil des ports sud-africains et, pour les plus téméraires, des contraintes propres aux canaux de Patagonie.

La grande croisière est entrée dans l’âge des goulets d’étranglement

La mer Rouge, un passage fermé sans l’être officiellement

Sur une carte, la mer Rouge reste le chemin le plus court pour ramener un voilier de l’océan Indien vers l’Europe. Depuis les Maldives, le Sri Lanka ou les Seychelles, rejoindre Djibouti, remonter jusqu’à Suez puis entrer en Méditerranée évite l’immense détour par Madagascar, l’Afrique du Sud et l’Atlantique Sud. Selon le point de départ et la destination finale, l’écart peut dépasser 4 000 milles ! Pour un voilier avançant à six ou sept nœuds, cela représente plusieurs mois de navigation supplémentaires, une saison à reprogrammer et un budget fortement alourdi. Mais depuis la multiplication des attaques contre la navigation commerciale à partir de la fin de l’année 2023, le calcul des distances est devenu secondaire. Le détroit de Bab el-Mandeb, qui commande l’entrée sud de la mer Rouge, concentre désormais plusieurs menaces : attaques de drones et de missiles, risques d’arraisonnement, piraterie et instabilité régionale. Les navires marchands peuvent parfois bénéficier d’un suivi militaire, modifier rapidement leur route ou embarquer des équipes de protection spécialisées. Un voilier de douze ou quinze mètres, avançant lentement avec quelques personnes à bord, reste exposé pendant plusieurs jours dans les zones les plus sensibles.

Sa faible vitesse et son franc-bord réduit le rendent particulièrement vulnérable à l’approche d’une embarcation rapide. Une famille en grande croisière ne dispose ni des moyens de détection ni de la capacité de réaction d’un navire commercial. Quelques équipages continuent malgré tout à tenter le passage. En 2024, 38 voiliers ont fait escale à Djibouti avant d’entreprendre la remontée de la mer Rouge. Cinquante yachts ont été recensés à Suez, dont 42 naviguaient vers le nord. Trois équipages ont signalé des approches menaçantes par des hommes armés à proximité de Bab el-Mandeb. Ils sont parvenus à s’échapper, mais ces incidents rappellent que la marge entre un passage réussi et un drame potentiel peut être extrêmement mince. À titre de comparaison, 171 yachts avaient emprunté Suez en 2010. En quatorze ans, le trafic de grande croisière y a donc chuté d’environ 70 %... ET ce n’est pas sans raison. Le canal reste ouvert. Des navires y transitent et quelques plaisanciers continuent de l’emprunter. Pourtant, pour la majorité des assureurs, des familles et des chefs de bord, l’étroit passage est désormais fermé de facto.

Le Cap redevient la route principale

Face à cette situation, la route du cap de Bonne-Espérance n’est plus une solution marginale réservée aux équipages les plus aguerris. Elle est redevenue l’axe principal du retour vers l’Atlantique. Les chiffres relevés à Cape Town illustrent cette bascule. En 2024, 232 yachts de voyage y ont été recensés. Parmi eux, 201 arrivaient de l’océan Indien et seulement 31 de l’Atlantique Sud. La flotte comptait 169 monocoques, 63 catamarans dont 40 bateaux menés en solitaire. En 1994, la ville n’avait accueilli que 67 yachts comparables. C’est dire que l’évolution est importante. Le report est également visible dans les escales situées en amont et en aval. Port-Louis, à Maurice, a reçu 242 yachts en 2024. Richards Bay, souvent choisie comme première porte d’entrée en Afrique du Sud, en a accueilli 165, auxquels s’ajoutent les arrivées enregistrées à Durban. Plus loin dans l’Atlantique, Sainte-Hélène a reçu 189 yachts, contre 95 seulement deux ans auparavant… Une nouvelle route de grande croisière est donc en train de se structurer : Asie du Sud-Est, détroit de Torres, Cocos Keeling, Maurice ou La Réunion, Afrique du Sud, Sainte-Hélène, puis Brésil, Caraïbes, Açores et enfin Europe.

Cette route est plus longue que celle de Suez. Elle est aussi techniquement nettement plus exigeante.

Le piège du courant des Aiguilles

Contourner l’Afrique ne consiste pas simplement à passer au large du cap de Bonne-Espérance. Pour les voiliers arrivant de l’océan Indien, la partie la plus délicate commence plusieurs centaines de milles auparavant, le long de la côte orientale sud-africaine. Le courant des Aiguilles y descend vers le sud-ouest à plusieurs nœuds. Lorsqu’un fort vent de sud-ouest s’y oppose, la mer peut devenir très rapidement courte, raide et dangereuse. Les vagues se creusent, les déferlantes se multiplient et un voilier de voyage peut se retrouver dans des conditions extrêmement éprouvantes. Les équipages progressent donc par étapes : Richards Bay, Durban, East London, Gqeberha, Mossel Bay, puis Cape Town. Chaque tronçon doit être calé sur une fenêtre météorologique suffisamment longue. Partir quelques heures trop tard peut signifier rencontrer le prochain front dans une zone où les abris sont rares et parfois difficiles d’accès.

La meilleure qualité d’un équipage sur cette route n’est pas sa capacité à aller vite, mais sa faculté à attendre. Il faut accepter de rester une semaine, parfois davantage, dans un port peu séduisant avant d’appareiller dès que les prévisions deviennent favorables. Le suivi des fronts, de la houle australe, du vent et de l’état du courant doit être particulièrement rigoureux. Les bulletins et analyses de METEO CONSULT Marine permettent alors de ne pas se limiter à une simple force de vent, mais d’évaluer la durée réelle de la fenêtre disponible et le risque de rencontrer une mer opposée au courant.

La route du Cap impose également une préparation matérielle différente. Après plusieurs années sous les tropiques, certains équipages redécouvrent brutalement le froid, l’humidité et les longues navigations où il est nécessaire de bien se protéger. Chauffage, vêtements de quart, protection du cockpit, étanchéité et équipements de gros temps redeviennent prioritaires. Et un bateau parfaitement adapté aux mouillages tropicaux peut soudain montrer ses limites dans le sud de l’océan Indien…

Cape Town, nouveau rond-point du Grand Voyage

Le succès de cette route crée à son tour un goulet d’étranglement. Les infrastructures sud-africaines n’ont pas été conçues pour accueillir autant de voiliers sur une période aussi courte. La plupart des bateaux se présentent entre septembre et janvier. Beaucoup souhaitent passer les fêtes à Cape Town, réparer, remplacer une voile, refaire leur avitaillement ou attendre une bonne fenêtre avant de partir vers Sainte-Hélène. Les places dans les marinas deviennent alors rares. L’escale peut durer plus longtemps que prévu, non seulement à cause de la météo, mais aussi par manque de capacité d’accueil. Les formalités, les chantiers, les mécaniciens et les fournisseurs de pièces détachées doivent absorber un afflux très concentré. Pour soulager Cape Town, d’autres ports ont progressivement été autorisés à assurer certaines formalités d’entrée et de sortie. Cette évolution est importante, mais elle ne résout pas entièrement le problème. Pour les équipages, la conséquence est claire : il faut annoncer son arrivée, prévoir une solution de repli, conserver suffisamment d’autonomie pour patienter au mouillage et éviter de construire un calendrier trop serré. Le détour par l’Afrique du Sud oblige ainsi à revoir toute la logistique du voyage : visas, pièces détachées, avitaillement, assurance, stockage éventuel du bateau et billets d’avion. Une immobilisation technique à Maurice ou un départ trop tardif d’Asie peut faire manquer la bonne saison et immobiliser le bateau plusieurs mois dans l’océan Indien.

Panama fonctionne, mais la confiance a été entamée

À l’autre extrémité du tour du monde, le canal de Panama reste ouvert aux plaisanciers. Après la sécheresse exceptionnelle de 2023 et 2024, son fonctionnement s’est même largement amélioré. Mais l’épisode a rappelé que cette infrastructure dépend directement du climat. Le canal utilise l’eau douce du lac Gatún pour faire fonctionner ses écluses. Lorsque les précipitations diminuent, les autorités doivent arbitrer entre le trafic maritime, la production d’électricité et l’alimentation en eau potable de la population. Au plus fort de la crise, le nombre de passages quotidiens a été ramené à environ 22, contre 36 habituellement. Sur l’exercice 2024, le canal a enregistré 9 936 transits de navires, soit une baisse de 29 % en un an. Le trafic a ensuite rebondi, sans effacer totalement les interrogations. Les voiliers sont généralement regroupés lors des éclusages ou accompagnent des navires plus importants. Ils restent cependant dépendants du fonctionnement général du canal, de la disponibilité des pilotes et des priorités accordées au commerce maritime.

En 2024, 828 bateaux de plaisance ont franchi Panama, contre 1 177 en 2010. Parmi eux,  647 se dirigeaient vers le Pacifique et 181 vers la mer des Caraïbes.

Le principal problème n’est donc pas une fermeture annoncée, mais une perte de prévisibilité. Un tour du monde familial se prépare souvent plusieurs années à l’avance. Or il devient difficile de savoir quel sera le niveau du lac au moment du passage, combien de jours il faudra attendre ou quelles restrictions seront alors appliquées. Panama reste praticable. Il n’est simplement plus considéré comme une certitude absolue, d’autant plus dans une année annoncée avec un El Niño particulièrement actif.

La Patagonie, une alternative qui n’en est pas vraiment une

Lorsque Panama ralentit, une route revient forcément à l’esprit, même si elle est bien plus compliquée : descendre le long de l’Amérique du Sud, franchir les canaux de Patagonie, puis rejoindre l’Atlantique par le détroit de Magellan ou le cap Horn. Sur une carte, l’itinéraire fait rêver. Il évoque les glaciers, les fjords chiliens, Ushuaïa et les grands récits d’exploration… Mais il s’agit là d’une vraie expédition réservée aux marins expérimentés et aux bateaux parfaitement préparés. 

Depuis les tropiques, il faut parcourir plusieurs milliers de milles vers le sud, rejoindre les hautes latitudes et affronter des vents d’ouest fréquents. Dans les canaux chiliens, les rafales catabatiques peuvent descendre brutalement des montagnes. Les courants sont puissants et les mouillages toujours très isolés dont certains imposent de porter de longues amarres à terre pour tenir le bateau dans des conditions de sécurité optimales. L’autonomie en carburant, en nourriture et en eau devient essentielle. Même sur un voilier, le moteur est largement sollicité en raison des calmes, des vents contraires et des distances importantes entre les points de ravitaillement. Ushuaïa et Puerto Williams constituent les deux principaux centres logistiques de la région. Pourtant, les chiffres montrent que la route reste très marginale. En 2024, seuls 19 yachts privés ont été clairement identifiés parmi les mouvements enregistrés dans les eaux chiliennes australes, le reste du trafic étant principalement lié aux unités professionnelles et aux expéditions antarctiques…

La Patagonie ne peut donc absorber qu’une infime partie des bateaux qui empruntent normalement Panama. 

Horta, baromètre de la nouvelle circulation océanique

À première vue, Horta semble loin des tensions de la mer Rouge ou des sécheresses panaméennes. Pourtant, la marina des Açores est devenue l’un des meilleurs observatoires de la grande croisière mondiale. Les voiliers qui remontent des Caraïbes vers l’Europe y convergent au printemps. Ceux qui arrivent du Brésil ou de Sainte-Hélène peuvent également y faire escale avant de poursuivre vers le continent. En 2024, 1 477 bateaux ont accompli leurs formalités à Horta, un record historique. Tous n’effectuaient pas, bien sûr, un tour du monde, mais cette fréquentation révèle une tendance nette : face à l’incertitude, les navigateurs se concentrent davantage sur quelques ports capables d’offrir à la fois réparation, avitaillement, accueil administratif et informations fiables. Horta n’est plus seulement l’escale mythique où les équipages peignent leur emblème sur le quai. Elle est devenue un nœud stratégique entre les deux rives de l’Atlantique pour effectuer une transatlantique loin des problèmes.

Les océans ne ferment jamais complètement. Ils obligent simplement les marins à retrouver l’essence même du voyage : partir avec une destination en tête, tout en acceptant que la route décide autrement.

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.