À partir du 16 octobre 2026, l’Atelier des Lumières transforme son ancienne fonderie parisienne en un océan projeté à 360 degrés. Pendant cinquante minutes, le visiteur descend des récifs lumineux vers les profondeurs bioluminescentes, au fil d’une création conçue avec deux océanographes.

Une plongée sans masque au milieu de Paris
La mer surgira cet automne rue Saint-Maur, loin du rivage. Avec Planète Océan, immersion vers les profondeurs, l’Atelier des Lumières propose une descente progressive dans le monde sous-marin. Les murs de plus de dix mètres de haut, le sol et les volumes de cette ancienne fonderie du 11e arrondissement deviennent la surface de projection d’un récit qui commence dans la lumière et s’achève au voisinage des abysses.
Le principe n’est pas de reconstituer un aquarium géant ni de faire défiler un documentaire sur des écrans. Le visiteur reste libre de se déplacer dans la halle pendant que les images l’entourent. Bancs de sardines, raies, jardins coralliens, grands cétacés et organismes des profondeurs changent d’échelle jusqu’à occuper tout l’espace. La perspective disparaît par moments et donne l’impression que les animaux traversent le bâtiment.
L’expérience dure environ cinquante minutes et se déploie en sept chapitres. Elle suit une logique familière aux océanographes : plus on descend, plus la lumière solaire se raréfie, les couleurs s’effacent et les formes de vie deviennent singulières. Le spectacle conduit ainsi des eaux de surface aux paysages glaciaires, aux épaves et au monde bioluminescent, avant un retour progressif vers la clarté.
La technologie au service du récit
L’Atelier des Lumières dispose de 3 270 mètres carrés de surface de projection. La taille du dispositif permet de montrer les géants des mers presque grandeur nature et d’utiliser l’architecture industrielle comme une partie du décor. La cheminée de brique, la citerne, le bassin et les structures métalliques de l’ancienne fonderie ne sont pas dissimulés. Les projections les absorbent et donnent au voyage un relief que ne pourrait pas offrir une salle de cinéma classique.
La modélisation en trois dimensions, les images en ultra haute définition, la diffusion sonore enveloppante et les effets de lumière composent l’essentiel du dispositif. Des effets de fumée renforcent ponctuellement la sensation de profondeur. Aucun casque de réalité virtuelle n’est nécessaire : l’immersion repose sur l’échelle des images, leur continuité entre le sol et les parois, et le mouvement du public au milieu de la projection.
Ce choix rend l’expérience immédiatement accessible. Chacun peut regarder la même séquence depuis la mezzanine, au centre de la halle ou au pied d’une paroi et en retirer une perception différente. Il est possible de suivre le récit dans l’ordre, mais aussi de s’attarder sur une animation ou de changer de point de vue lorsqu’un animal apparaît.

Une création accompagnée par des océanographes
Le défi d’une exposition de ce type tient à l’équilibre entre spectacle et exactitude. Les profondeurs marines se prêtent facilement aux images fantastiques, alors que les espèces, leurs mouvements et les milieux qu’elles fréquentent répondent à des réalités précises. Planète Océan a donc été conçue avec les océanographes Lisa Brenot et Maé Dany-Fort. Elles ont conseillé la représentation des animaux et coécrit la narration.
La voix off est interprétée par la comédienne Anne Marivin. Elle guide la descente sans transformer la visite en cours magistral. Le récit doit donner des repères simples sur les milieux traversés, tout en laissant à l’image et au son le temps d’installer une sensation. Cette approche évite deux écueils : l’accumulation d’informations qui casserait l’immersion et la succession de belles images privées de contexte.
La fragilité de l’océan constitue le fil discret de la création. Il ne s’agit pas d’une exposition scientifique exhaustive sur le climat, la pollution ou la pêche, mais d’une invitation à regarder autrement des écosystèmes dont une grande partie demeure difficilement accessible. L’émerveillement sert ici de porte d’entrée vers la connaissance.
Une sortie pensée aussi pour les familles
Planète Océan ne fixe pas d’âge minimum. La durée contenue, l’absence de texte à lire pendant la projection et le caractère spectaculaire des animaux rendent l’expérience adaptée à un public familial. Les effets lumineux, le son puissant et l’obscurité peuvent toutefois impressionner les très jeunes enfants ou les personnes sensibles aux environnements sensoriels intenses.
Le billet donne également accès à l’Atelier des Enfants. Dans cet espace interactif, les plus jeunes colorient des animaux marins, les numérisent puis les voient apparaître sur les murs du Studio. Cette activité prolonge la visite par un geste concret et permet aux enfants de reconnaître les formes observées dans la grande halle.
L’exposition autorise les photographies et les vidéos. Pour profiter réellement de l’échelle des projections, mieux vaut cependant prévoir un moment sans écran et changer plusieurs fois de place. La mezzanine donne une vision globale de la scénographie, tandis que le niveau inférieur renforce l’impression d’être entouré par l’eau.
Informations pratiques pour préparer la visite
Planète Océan ouvre à partir du 16 octobre 2026 à l’Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, dans le 11e arrondissement de Paris. La visite dure environ cinquante minutes. Les jours et heures d’ouverture varient selon le calendrier de programmation ; il faut donc choisir un créneau au moment de la réservation.
Les billets sont annoncés à partir de 11 euros, avec plusieurs catégories de tarifs pour les adultes, les seniors, les jeunes et les familles. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de trois ans. L’achat en ligne est recommandé, car il garantit le créneau choisi et bénéficie d’un tarif inférieur d’un euro à celui pratiqué sur place. Une billetterie physique reste prévue sous réserve de disponibilité.
Le site est accessible aux personnes en fauteuil roulant et un ascenseur dessert la mezzanine. Les poussettes sont interdites pour des raisons de sécurité ; un porte-bébé est conseillé. Les valises, sacs de voyage et sacs dépassant 40 par 30 par 20 centimètres ne sont pas admis, et l’Atelier ne possède ni consigne ni vestiaire.
Pour venir, les stations Voltaire et Saint-Ambroise sur la ligne 9, Rue Saint-Maur sur la ligne 3 et Père-Lachaise sur la ligne 2 se trouvent à proximité. Les lignes de bus 46, 56, 61 et 69 desservent également le quartier. L’établissement recommande les transports en commun, le stationnement étant limité autour du square Gardette et du cimetière du Père-Lachaise.
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