Downwind en SUP foil : parcourir des kilomètres en mer en utilisant l’énergie de la houle

Glisse
Par Le Figaro Nautisme

Le downwind en SUP foil fait partie de ces disciplines qui donnent l’impression de réinventer la glisse. Le principe est aussi spectaculaire qu’exigeant : partir au large avec une planche, une pagaie et un foil, puis enchaîner les ondulations de mer pour parcourir de longues distances en s’appuyant presque uniquement sur l’énergie de la houle. En France comme à l’international, la pratique se développe rapidement et attire de plus en plus de passionnés de glisse en quête de sensations nouvelles.

Le downwind en SUP foil fait partie de ces disciplines qui donnent l’impression de réinventer la glisse. Le principe est aussi spectaculaire qu’exigeant : partir au large avec une planche, une pagaie et un foil, puis enchaîner les ondulations de mer pour parcourir de longues distances en s’appuyant presque uniquement sur l’énergie de la houle. En France comme à l’international, la pratique se développe rapidement et attire de plus en plus de passionnés de glisse en quête de sensations nouvelles.
© AdobeStock

Qu’est-ce que le downwind en SUP foil

Vu depuis la côte, le downwind en SUP foil intrigue immédiatement. Le pratiquant semble littéralement voler au-dessus de l’eau pendant plusieurs centaines de mètres, parfois même plusieurs kilomètres. Cette sensation de vol est rendue possible grâce au foil installé sous la planche. Ce dispositif se compose d’une aile immergée qui, lorsqu’elle atteint une certaine vitesse, génère de la portance et soulève la planche au-dessus de la surface. Une fois en vol, la résistance de l’eau diminue fortement, ce qui permet de conserver la vitesse et de prolonger la glisse. Dans le cadre du downwind, l’objectif n’est pas de surfer une vague unique comme en surf classique. Le pratiquant cherche plutôt à exploiter les petites ondulations de la mer, appelées bumps, pour passer de l’une à l’autre et maintenir son élan. Chaque relief de houle devient alors une opportunité d’accélération.

Comment la houle permet de parcourir de longues distances

La particularité du downwind en SUP foil repose sur l’utilisation directe de l’énergie de la houle. Le départ se fait généralement à la rame afin d’atteindre la vitesse nécessaire au décollage du foil. Une fois en l’air, le rider utilise les mouvements naturels de la mer pour continuer à avancer. Les bumps générés par le vent et la houle se déplacent en permanence. En se plaçant correctement sur ces reliefs, le pratiquant peut accélérer sans fournir d’effort supplémentaire. L’enjeu consiste alors à enchaîner ces ondulations sans perdre de vitesse.
Cette technique demande une lecture très fine du plan d’eau. Il faut anticiper la formation des bosses, adapter sa trajectoire et gérer les transferts de poids pour conserver le vol. Lorsque la connexion entre les bumps fonctionne, la sensation devient unique : la planche glisse presque sans bruit au-dessus de la surface, portée uniquement par l’énergie de la mer.

Un matériel spécifique pour le downwind SUP foil

Le développement récent de la discipline s’explique en grande partie par l’évolution du matériel. Les planches dédiées au downwind sont généralement plus longues et plus étroites que celles utilisées en surf foil. Cette forme permet de gagner en vitesse à la rame et facilite le décollage du foil. Le volume est également plus important afin de conserver de la stabilité pendant les phases de départ. Les foils ont eux aussi évolué. Les ailes sont souvent plus grandes, ce qui permet de décoller à plus basse vitesse et de rester en vol plus longtemps sur les bumps. L’ensemble du matériel vise un objectif simple : capter le maximum d’énergie dans les ondulations de la mer.

Une discipline spectaculaire mais exigeante

Si le downwind en SUP foil attire de plus en plus de pratiquants, il reste une discipline technique qui ne s’improvise pas. La maîtrise du foil est indispensable avant de se lancer dans ce type de navigation. Les parcours se déroulent souvent sur plusieurs kilomètres, généralement dans l’axe du vent et de la houle. Les pratiquants organisent donc leurs sorties avec une logistique adaptée, parfois avec un véhicule ou un bateau pour récupérer les riders à l’arrivée. La sécurité reste également un point essentiel. Les vitesses atteintes en foil peuvent être élevées et les chutes demandent une certaine vigilance, notamment dans des conditions de mer formée.

Le downwind en SUP foil, une nouvelle manière de naviguer

Au-delà de la performance sportive, le downwind en SUP foil propose une approche différente de la mer. Il ne s’agit plus seulement de surfer une vague ou de naviguer grâce au vent, mais d’utiliser directement l’énergie de la houle pour se déplacer. Cette relation avec l’océan donne à la discipline une dimension particulière. Chaque sortie devient une exploration du relief invisible de la mer, où les ondulations se transforment en véritable terrain de glisse.
Avec l’évolution constante du matériel et l’enthousiasme croissant des riders, le downwind en SUP foil s’impose progressivement comme l’une des pratiques les plus fascinantes du monde de la glisse. Une manière unique de parcourir l’océan en laissant la houle guider la trajectoire.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.