
La bonne taille : tenir compte des dimensions intérieures
Dans les catalogues, sont indiqués les dimensions extérieures (longueur, largeur), le diamètre des boudins, le nombre de personnes maximum, mais rarement la surface utile à l'intérieur de l'annexe. Celle-ci dépend pour la longueur de l'emplacement du tableau arrière et pour la largeur du diamètre des boudins. A noter que plus ce diamètre est important, plus l'annexe est stable et les passagers moins exposés aux embruns. A titre indicatif, un modèle standard à fond latté de 2,25 x 1,31 m. hors-tout, boudins de 35 cm, charge utile 270 kg, a des dimensions intérieures de 1,41 x 0,61 m.
L'annexe standard
L'annexe standard est à fond gonflable ou à lattes. Elle est légère et a l'avantage de pouvoir se ranger dans un coffre. Le plancher à lattes ne se justifie que sur les petites annexes. Ils ont l'avantage d'être légers, pratiquement toutes les marques le proposent en composite, et de bien supporter la répartition des poids dans l'annexe. En revanche, au moteur, la souplesse du fond fait que l'annexe n'est pas très aérodynamique sur l'eau. Ses principaux atouts sont : la légèreté (18 kg pour un modèle de 2,25 m), la simplicité de mise en œuvre et l'encombrement minime. Une fois pliée (102x58x29 cm), elle trouve sa place dans un coffre.
L'évolution de ce modèle est le plancher en composite, en mousse stratifiée, avec une quille gonflable. On gagne en comportement à la mer, mais le poids est plus important, comptez 30 kg pour une 2,40 m. Une autre alternative sur les petites annexes est le fond gonflable haute pression. La structure de ces planchers est constituée d'un sandwich dans lequel est emprisonné une multitude de fils polyester verticaux. Une fois gonflé sous haute pression, on a un plancher rigide. Les avantages sont : un poids comparable à un plancher à lattes, un comportement à la mer proche d'un plancher rigide et un faible encombrement un fois plié. Toutefois, avec ce type d'annexe, il faut être conscient que le fond reste une toile qui a comme inconvénient : la fragilité.
L'annexe semi-rigide
C'est le modèle d'annexe idéal pour un bateau de croisière. Elle est stable, a un bon comportement à la mer et elle déjauge facilement avec un moteur de petite puissance. La liste des avantages est longue, celle des inconvénients peut se résumer à son encombrement. Sur ce type d'annexe, on retrouve une carène proche de celle d'un bateau moteur à coque rigide avec un V à l'avant. Le fond peut être sans ou avec contremoulage. Ce dernier permet d'avoir un fond plat. L'inconvénient est l'espace entre le plancher et la carène. Le moindre petit trou et il se remplit d'eau. Il faut vérifier régulièrement qu'il n'y en a pas sous le plancher. Un bouchon est prévu à cet effet. Sans contremoulage, l'annexe est plus profonde et on a un accès direct à la carène ce qui facilite les réparations.
Ranger une semi-rigide
Avec un fond rigide, il est hors de question de la ranger dans un coffre, à moins d'avoir un bateau de plus de 15 m. Certains ont un compartiment à annexe sous le cockpit. Plusieurs possibilités sont envisageables. Parmi celles-ci nous trouvons : la plage avant si elle est dégagée, sur la timonerie (bateaux à moteur) et, la plus courante, sur des bossoirs ou un portique. Lorsque l’on retient cette solution, il faut que l’annexe soit relativement haute pour qu'une vague ne puisse pas la remplir et bien sanglée afin qu'elle ne bouge pas et, en aucun cas, le moteur ne doit être à poste en navigation. Les avantages sont de pouvoir la remonter au mouillage et, en cas de besoin, une mise à l’eau rapide.

Sur le marché, on trouve principalement des annexes en PVC (chlorure de polyvinyle) et en Hypalon.
Le PVC a conquis la majorité des constructeurs pour une raison simple : sa mise en œuvre. Un bateau en PVC est construit à la chaîne sur des machines qui découpent la toile et la collent sous haute fréquence. Sur la finition PVC, il n'y a rien à redire, elle est esthétiquement parfaite. Le PVC n’a pas que des adeptes, certains le considère fragile, résistant mal au soleil et aux hydrocarbures et c’est en partie vrai sur les engins de plage. Les annexes ne sont pas des engins de plage, les tissus utilisés par les grandes marques reconnues sont de qualité et la mise en œuvre pour la fabrication fait appel à des machines qui nécessitent un investissement important. Mais, en présence d’hydrocarbures, le PVC a tendance à durcir et à se déplastifier.
L'Hypalon qui n'est autre qu'un caoutchouc synthétique, demande pour sa mise en œuvre un personnel qualifié, le collage se faisant manuellement à froid. L'Hypalon/Néoprène est souvent considéré comme la matière par excellence, insensible aux UV et aux hydrocarbures. Il est vrai que les UV sont moins néfastes sur ce produit que sur le PVC. Quant aux hydrocarbures, ils ont tendance à le faire gonfler. PVC ou Hypalon, ce ne sont pas les quelques traces d’hydrocarbures que l’on rencontre dans les ports ou les mouillages qui vont la détériorer.
Alors que choisir ? Il est difficile de répondre à cette question, mais, un point est certain, avec une annexe en PVC, compte tenu des moyens importants mis en œuvre pour la réalisation, vous êtes assuré d'avoir des soudures parfaites. Les petits constructeurs ne réalisent pas d'annexe en PVC. C'est également le cas pour une en Hypalon/Néoprène réalisée dans une structure importante. En clair, c'est avant tout un problème de matière première. Il existe des tissus en PVC comme en Hypalon de bonne qualité, de qualité moyenne et de qualité médiocre. Lorsque l'on examine deux bateaux, l'un en Hypalon/Néoprène, l'autre en PVC, s'ils sont bien réalisés, il est souvent difficile de les différentier. Un point également à prendre en considération est le prix. Le PVC est moins coûteux que l'Hypalon/Néoprène. Restent l'entretien et la réparation. Là aussi, il y a beaucoup d'idées reçues. Dans les catalogues, l’unité donnée pour la fabrication que ce soit pour le PVC ou l’Hypalon, est le décitex (Dtex). C’est la résistance du tissu, il est égal à 1 gramme pour 10.000 mètres de fils. Par exemple, lorsqu’il est indiqué pour une annexe 1100 Dtex cela signifie 1100 gr pour 10.000 m de fil. Plus le nombre est élevé plus le fil est épais. Donc une de 1100 Dtex est souple et légère, une de 1300 Dtex plus résistante à la traction, à l’abrasion mais plus rigide. Pour un usage classique, on optera pour une de 1100 Dtex, pour un usage intensif dans des zones chaudes, un modèle de 1300 Dtex est plus solide et plus durable.
Réparer son annexe
L'annexe est très sollicitée sur un bateau de croisière et un incident arrive fatalement un jour, trou ou déchirure donc il faut réparer. Contrairement à certaines idées reçues, quel que soit le matériau (Hypalon/Néoprène ou PVC) utilisé pour la construction, la réparation est envisageable. Nous reviendrons sur ce point dans un prochain article.
Les bonnes options et les points à vérifier

Une annexe est généralement vendue avec deux avirons, le gonfleur, la trousse de réparation, un banc et le sac de rangement. Le banc en standard se résume bien souvent à une planche, un modèle gonflable, proposé en option, est plus confortable. En résumé, les options utiles sont :
Une banquette gonflable.
Une trousse de réparation complète.
Un gonfleur (dégonfleur) de qualité à gros débit.
Des sacs ou des bidons étanches.
Des roues de mise à l’eau, il existe des modèles escamotables en plastique qui se fixent sur le tableau arrière.
Une housse pour la protéger du soleil.
Naviguer en règle, ce qu’impose la réglementation
Une annexe peut s’éloigner d’une distance maximum de 300 m d’un abri, le bateau auquel elle est rattachée est considéré comme abri. Une annexe motorisée de plus de 2,50 m peut naviguer au-delà des 300 m, la distance de navigation étant sous la responsabilité du chef de bord. Entre 300 m et 2 milles d’un abri, le matériel de sécurité obligatoire doit être présent à bord (article 240-A.01). Il faut : un équipement individuel de flottabilité, un dispositif lumineux, des moyens mobiles de lutte contre l’incendie, un dispositif d’asséchement manuel et un de remorquage, une ligne de mouillage si plus de 250 kg, un annuaire des marées (si zone à marées), un pavillon national (hors des eaux territoriales) et, si le moteur est au-dessus de 6 CV, le permis bateau. Au-delà d’une longueur de 2,50 m, les annexes doivent être conformes à la directive européenne 2013/53/EY et avoir un marquage CE.

L'annexe idéale : dimensions et tissus
C'est comme pour le bateau, elle n'existe pas. Toutefois, si vous en avez la possibilité, le choix d'un modèle semi-rigide d'une longueur comprise entre 2,80 et 3,30 m pouvant être équipé d'un moteur de 6 CV ne peut que vous donner satisfaction.
Pour les tissus, là, c'est une affaire de prix. A l'usage mieux vaut un PVC de bonne qualité qu'un Hypalon/Néoprène bas de gamme. Si vous naviguez beaucoup dans les zones où le soleil est violent, vous pouvez protéger les boudins avec une toile amovible. Elle protège tout autant des UV que de la salissure. Un bon compromis, le fond gonflable haute pression, il apporte confort et stabilité.
Les 10 points importants à vérifier
Le diamètre des boudins, plus ils sont importants plus l’annexe est stable.
La surface intérieure, elle dépend du diamètre des boudins et de la position du tableau arrière.
Les dimensions pliées si modèle pliable.
Le nombre de compartiments.
Le nombre de personnes et la charge utile.
Le poids.
La puissance max du moteur si vous souhaitez la motoriser.
La présence d’anneaux de remorquage.
La présence de cadènes si vous souhaitez la ranger sur bossoirs.
Le rangement des avirons. La solution de fixation sur les boudins est l’idéal.
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