L’annexe, l’élément essentiel pour une croisière réussie !

Bateaux à moteur

En croisière, l’annexe et son moteur sont souvent relégués au rang d’équipement secondaire. Jusqu’au jour où il faut embarquer un avitaillement depuis le mouillage, rentrer vite avant un grain, transporter un équipier fatigué ou rejoindre la terre avec du clapot et du vent. À ce moment-là, ce duo devient central. Mobilité, logistique, sécurité : bien choisi et bien entretenu, il rend la croisière fluide et confortable. Mal pensé, il transforme chaque escale en contrainte.

En croisière, l’annexe et son moteur sont souvent relégués au rang d’équipement secondaire. Jusqu’au jour où il faut embarquer un avitaillement depuis le mouillage, rentrer vite avant un grain, transporter un équipier fatigué ou rejoindre la terre avec du clapot et du vent. À ce moment-là, ce duo devient central. Mobilité, logistique, sécurité : bien choisi et bien entretenu, il rend la croisière fluide et confortable. Mal pensé, il transforme chaque escale en contrainte.
Zodiac Medline 7.5
Zodiac Medline 7.5© Robin Cristol

L’annexe : le véritable véhicule du bord

À bord d’un bateau de croisière, l’annexe n’est pas un simple accessoire. Elle est le prolongement du bateau. Dans les préparations de voyage au long cours, elle revient systématiquement dans les questionnements et les retours d’expérience, au même titre que la gestion de l’énergie ou l’eau douce. Pourtant, elle est encore trop souvent choisie tardivement, sur des critères secondaires, ou avec un moteur sous-dimensionné.

Dans la réalité quotidienne d’une croisière, l’annexe sert en permanence. Elle transporte l’équipage, bien sûr, mais surtout les charges lourdes et répétitives : bidons d’eau, sacs de courses, pièces techniques, linge, matériel de sécurité. Elle permet de débarquer sur une plage, d’atteindre un quai éloigné, de reconnaître une zone avant de déplacer le bateau, ou simplement de préserver le bateau principal en évitant des manœuvres inutiles.

Sur un voilier comme sur un bateau à moteur, une annexe efficace change le rythme de vie à bord. Elle fait gagner du temps, de l’énergie, et réduit la fatigue de l’équipage. À l’inverse, une annexe trop petite, instable ou mal motorisée finit par limiter les déplacements, contraindre les choix d’escales et transformer la logistique en épreuve physique.

Une question de sécurité plus que de confort

L’aspect sécuritaire est souvent sous-estimé. Une annexe stable et correctement motorisée permet de rentrer rapidement à bord quand la météo évolue, quand le vent forcit ou que la houle se lève. Elle est parfois la seule solution pour évacuer un équipier blessé, rejoindre un bateau voisin ou transporter du matériel de sécurité.

Dans ces situations, la puissance du moteur et la fiabilité du démarrage prennent une dimension très concrète. Un moteur qui peine à pousser une annexe chargée, ou qui refuse de démarrer à chaud ou au contraire après plusieurs jours sans avoir été utilisé, peut devenir un vrai facteur de stress. En croisière familiale, avec des enfants ou un équipage peu aguerri, cette marge de sécurité est essentielle.

Les pannes les plus courantes : quand le “petit moteur” devient un gros problème

Dans la majorité des cas, les soucis ne viennent pas de la coque de l’annexe mais du hors-bord. Les pannes les plus fréquentes sont liées à l’alimentation en carburant, à l’encrassement, au refroidissement ou à la corrosion. Carburant stocké trop longtemps, nourrice exposée au soleil, filtre saturé, prise d’air, sel accumulé : autant de causes banales qui finissent par immobiliser l’annexe.

Le problème est rarement immédiat. Le moteur démarre moins bien, cale à bas régime, perd de la puissance. On s’adapte, on force un peu, on reporte l’entretien. Jusqu’au jour où il ne démarre plus du tout, souvent au mauvais moment.

Côté annexes gonflables, la crevaison reste l’autre grande source de galères. Le danger n’est pas tant le trou franc que la perte progressive de pression. Une annexe légèrement sous-gonflée devient instable, tire davantage sur le moteur, consomme plus, et fatigue l’équipage. Avec le temps, l’usure des boudins, les frottements répétés sur des plages ou des quais, et l’exposition aux UV accélèrent le vieillissement si l’entretien est négligé.

Le vol : un risque bien réel en croisière

Le vol de hors-bord est une réalité dans de nombreuses zones de navigation. Compact, facile à démonter et à revendre, un moteur d’annexe est une cible évidente. Dans beaucoup de cas, l’annexe elle-même n’est qu’un moyen d’emporter le moteur.

Les retours d’expérience sont unanimes : l’absence d’antivol ou de dispositif dissuasif facilite le vol. Un moteur simplement serré sur le tableau arrière d’une annexe laissée à l’eau est vulnérable, même au mouillage. Les assureurs, de leur côté, rappellent que certaines garanties sont conditionnées à l’usage d’un antivol spécifique et, dans certains cas, au stockage du moteur à bord.

La meilleure protection repose sur le cumul de mesures simples : antivol mécanique dédié, marquage ou relevé du numéro de série, photos conservées, et, quand c’est possible, remontée du moteur à bord la nuit ou lors des escales longues. Ces contraintes peuvent sembler lourdes, mais elles sont souvent bien moindres que les conséquences d’un vol en pleine croisière.

Un entretien minimal, mais régulier

L’entretien de l’annexe et de son moteur ne doit pas devenir une charge excessive. Il repose avant tout sur la régularité. Le rinçage à l’eau douce après une utilisation en mer est un réflexe fondamental pour limiter la corrosion et l’encrassement. Il prolonge significativement la durée de vie du moteur.

La surveillance des points d’usure, la lubrification des éléments mobiles et le respect des intervalles de vidange, notamment pour l’huile d’embase, permettent d’éviter la majorité des pannes graves. En croisière, la gestion du carburant est également essentielle : bidons propres, bien fermés, et carburant renouvelé régulièrement.

Pour les annexes gonflables, l’entretien repose davantage sur des gestes simples mais constants : rinçage, nettoyage non agressif, séchage avant stockage, et protection contre le soleil lorsque l’annexe n’est pas utilisée. Ces précautions, souvent négligées, font pourtant la différence sur la durée.

Choisir un ensemble cohérent avec son programme de navigation

Le choix d’un duo annexe et hors-bord ne se résume pas à la qualité individuelle de chaque élément. C’est la cohérence de l’ensemble qui compte. Le poids total est un critère central, car il conditionne la manutention, le stockage et l’installation à bord. Un moteur trop lourd finit par être moins utilisé, simplement parce qu’il devient pénible à manipuler.

Le programme de navigation doit guider le choix. Pour des trajets courts et fréquents, un moteur léger, fiable et facile à monter peut être idéal. Pour des navigations plus longues, avec charge importante ou conditions parfois formées, une puissance supérieure apporte un vrai confort et une sécurité supplémentaire.

Les motorisations électriques, de plus en plus présentes, offrent un fonctionnement silencieux et une maintenance réduite, mais elles imposent une réflexion sur l’autonomie et la recharge à bord. Elles conviennent parfaitement à certains programmes, moins à d’autres. Là encore, l’adéquation avec le mode de vie en croisière est déterminante.

Attention, la bonne annexe est aussi celle qui est facile à descendre et à remonter. Le système que vous avez à bord (bossoirs, drisses, etc.) conditionne aussi et peut-être même surtout, le choix de votre annexe et de son moteur.

Un équipement discret, mais décisif

L’annexe et son hors-bord ne font pas rêver au moment de l’achat du bateau. Ils ne sont pas mis en avant dans les brochures. Pourtant, ils conditionnent une grande partie de la qualité de vie en croisière. Mobilité, autonomie, sécurité, fatigue de l’équipage : tout converge vers ce duo souvent sous-estimé.

Prendre le temps de choisir un ensemble cohérent, de l’entretenir régulièrement et de le sécuriser efficacement, c’est investir dans une croisière plus fluide, plus sereine, et plus libre. Souvent, ce sont ces équipements discrets qui font la différence et offre… une croisière vraiment réussie !

Avant de partir en mer, pensez à consulter les prévisions météo de METEO CONSULT Marine.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.