Bernard d'Alessandri, Yacht Club de Monaco « Le yachting ne peut évoluer que s’il fonctionne comme un écosystème »

Yachting
Par Le Figaro Nautisme

À la tête du Yacht Club de Monaco, Bernard d’Alessandri défend une vision du yachting fondée sur le dialogue, l’innovation et la responsabilité environnementale. Dans un secteur en pleine mutation, entre pression réglementaire et transition énergétique, il détaille le rôle stratégique que peut jouer une institution comme le YCM pour faire émerger de nouvelles pratiques, fédérer les acteurs et accompagner l’évolution des usages.

À la tête du Yacht Club de Monaco, Bernard d’Alessandri défend une vision du yachting fondée sur le dialogue, l’innovation et la responsabilité environnementale. Dans un secteur en pleine mutation, entre pression réglementaire et transition énergétique, il détaille le rôle stratégique que peut jouer une institution comme le YCM pour faire émerger de nouvelles pratiques, fédérer les acteurs et accompagner l’évolution des usages.
Bernard d’Alessandri – Directeur et Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco
Bernard d’Alessandri – Directeur et Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco© Simone Spada

Le Figaro Nautisme : Le Yacht Club de Monaco est perçu comme un symbole du yachting d’excellence. Comment définiriez-vous aujourd’hui son rôle dans l’écosystème nautique international ?

Bernard d'Alessandri : "Sa vocation dépasse largement celle d’un simple club nautique. Nous nous positionnons comme une plateforme où se rencontrent tous les acteurs du secteur : armateurs, industriels, architectes navals, capitaines, scientifiques et jeunes ingénieurs.

Notre rôle est d’encourager ce dialogue permanent, car le yachting ne peut évoluer que s’il fonctionne comme un écosystème. À Monaco, nous avons cette particularité de réunir une grande diversité d’expertises et de cultures maritimes. Cette spécificité nous permet de créer des passerelles entre tradition et innovation, entre passion de la mer et enjeux industriels.

Au fond, le Yacht Club de Monaco agit comme un catalyseur : un lieu où les idées circulent, où les expériences se croisent et où peuvent émerger les solutions qui façonneront le yachting de demain."

© Martin Messmer

Sous l’impulsion de S.A.S. le Prince Albert II, le club a fortement renforcé son positionnement environnemental. Comment cette orientation stratégique s’est-elle traduite concrètement dans la gouvernance et les actions du club ?

"Notre engagement environnemental s’inscrit dans la vision portée par notre Président, S.A.S. le Prince Albert II, très impliqué depuis longtemps dans la protection des océans. Pour nous, cela implique une exigence de cohérence entre discours et actions.

Nous avons développé des initiatives qui accompagnent la transformation du secteur, comme le SEA Index®, qui permet de mesurer l’empreinte environnementale des super-yachts et d’encourager une amélioration progressive des performances. Certifié par Lloyd’s Register (« CO₂ Certification ») et AtmoSud (« Qualité de l’air » : NOx, particules fines), le SEA Index® accompagne les armateurs vers une navigation plus responsable et se déploie aujourd’hui dans les ports et marinas, en Méditerranée comme à l’international.

Nous avons également créé des plateformes d’échanges comme le Monaco Energy Boat Challenge (13e édition 8-11 juillet 2026) qui est un véritable laboratoire à ciel ouvert dédié aux technologies de propulsion durable. Étudiants, universités, écoles d’ingénieurs et acteurs du secteur se retrouveront à Monaco pour confronter leurs solutions, tester leurs prototypes dans un cadre unique favorisant l’intelligence collective.

Je pense également au Monaco Smart & Sustainable Marina Rendezvous (5e édition : 20-21 septembre 2026), qui rassemble des investisseurs, architectes, étudiants, gestionnaires de marinas, industriels et innovateurs. Son objectif est d’accélérer la transition environnementale et bâtir des infrastructures portuaires durables, connectées et centrées sur l’humain.

© Martin Messmer

Cet engagement se traduit aussi dans la gestion quotidienne de notre Club House et de notre marina : panneaux solaires, thalassothermie, recyclage des eaux grises, éclairage LED ou bornes de recharge électriques. En mer, nous limitons notre impact grâce aux bouées dynamiques, à la collecte des eaux usées, à l’installation de Biohuts et à l’utilisation de robots de dépollution.

Notre conviction est simple : la transition se fera avec l’ensemble des acteurs du yachting, à travers des actions concrètes."

Le Yacht Club de Monaco réunit armateurs, capitaines, industriels et jeunes talents. Comment parvenez-vous à fédérer ces profils très différents autour d’une même vision ?

La Belle Classe Academy
La Belle Classe Academy© Martin Messmer

"La mer a cette particularité d’être profondément fédératrice. Qu’il s’agisse d’un armateur, d’un capitaine, d’un ingénieur ou d’un étudiant, tous partagent au fond la même fascination pour cet environnement.

Notre rôle consiste à créer des espaces où ces univers peuvent dialoguer. C’est le cas lors de nos Captains’ Forums, de nos Symposiums, ou encore à travers La Belle Classe Academy, le centre de formation du Club, qui favorise la transmission.

Cette diversité de profils est en réalité une richesse. Les armateurs apportent leur vision, les industriels leur capacité d’innovation, les capitaines leur expérience du terrain, et les jeunes ingénieurs une créativité souvent remarquable.

Quand ces regards se croisent, on voit naître des idées nouvelles. C’est précisément ce que nous cherchons à encourager."

Dans un contexte de transformation profonde du secteur nautique – pression réglementaire, transition énergétique, évolution des attentes des armateurs – quel rôle un yacht club peut-il réellement jouer ?

"Un yacht club ne peut évidemment pas transformer seul une industrie. En revanche, il peut jouer un rôle de facilitateur. Nous avons la possibilité de rassembler autour d’une même table des acteurs qui, autrement, n’auraient pas forcément l’occasion d’échanger. Je crois que cette capacité à créer du dialogue est essentielle dans une période de transition.

Nous soutenons l’innovation, valorisons les initiatives pertinentes et accompagnons le mouvement plutôt que de le subir."

© Martin Messmer

Les YCM Explorer Awards by La Belle Classe Superyachts mettent en lumière des armateurs engagés dans l’exploration et la préservation des océans. Comment est née cette initiative ?

"Ils sont nés d’un constat : de plus en plus d’armateurs utilisent leur yacht comme outil d’exploration scientifique ou de sensibilisation environnementale. Nous avons voulu mettre en lumière ces démarches encore trop discrètes. 

Créés en 2018, les YCM Explorer Awards by La Belle Classe Superyachts valorisent ces engagements et encouragent cette évolution du yachting. La 6ᵉ édition se tiendra le 24 mars prochain, en présence de S.A.S. le Prince Albert II, avec un jury présidé par Richard Wiese, président du The Explorers Club de New York. Deux catégories seront distinguées cette année : Innovation & Technologie et Sciences & Exploration.

Ces Awards viennent conclure quatre jours d’échanges et de rencontres organisés dans le cadre du Monaco, Capital of Advanced Yachting Rendezvous (21-24 mars), que nous menons avec The Explorers Club. Cet événement réunira une centaine d’explorateurs, capitaines, scientifiques, ingénieurs et armateurs autour d’une même idée : mieux comprendre l’océan et réfléchir à l’avenir du yachting.

Le programme s’ouvrira le 21 mars avec la première édition du Yachting Student Fair, une journée dédiée aux jeunes générations pour découvrir les métiers du yachting et de la mer.
Il se poursuivra avec le YCM Explorer Dock, véritable vitrine de l’exploration maritime, puis le Day of Exploration, avant de s’achever le 24 mars avec le Captains’ Forum (30ᵉ édition) et la cérémonie des YCM Explorer Awards.

À travers ces différents rendez-vous, notre objectif est de montrer que le yachting peut aussi être un formidable outil d’exploration, de connaissance et de transmission."

© Simone Spada

Quels critères distinguent aujourd’hui un “explorer yacht” ? L’engagement scientifique et environnemental devient-il un nouveau standard dans le yachting de grande croisière ?

"Un explorer yacht est conçu pour naviguer loin, longtemps et dans des zones parfois difficiles d’accès. Ces unités sont pensées pour l’endurance et l’autonomie. Leur architecture reflète cette vocation : des réservoirs importants pour parcourir des milliers de milles sans escale, des coques souvent renforcées, capables d’affronter des mers exigeantes, et des systèmes qui garantissent la sécurité lors de navigations dans des régions isolées. On y trouve aussi des capacités logistiques plus importantes que sur un yacht classique : espaces de stockage pour les provisions et les équipements, hangars pour les annexes, grues de manutention, parfois même un hélipad ou un submersible. L’idée est de disposer d’un véritable outil d’exploration, capable de soutenir une mission sur une longue durée.

Mais l’évolution majeure concerne son usage. De plus en plus d’armateurs s’impliquent dans des programmes scientifiques, dans la collecte de données océanographiques ou dans des initiatives liées à la préservation des océans. On voit donc apparaître une forme de yachting d’exploration plus engagé. Ce n’est pas encore une norme, mais c’est clairement une tendance forte."

Le Captains’ Forum célèbre sa 30e édition. Comment les préoccupations des capitaines ont-elles évolué ?

"Les capitaines ont toujours été au cœur du fonctionnement du yachting, mais leurs responsabilités se sont considérablement élargies au fil du temps. Autrefois, les discussions portaient surtout sur la navigation, la sécurité ou la gestion des équipages. Aujourd’hui, les sujets sont beaucoup plus vastes : réglementation internationale, gestion énergétique des navires, nouvelles technologies, cybersécurité ou encore responsabilité environnementale. Le métier de capitaine est devenu extrêmement complexe. Le Captains’ Forum reflète cette évolution en favorisant le partage d’expériences concrètes, issues du terrain. Ces événements s’inscrivent dans le cadre du Captains’ Club, réservé aux capitaines de notre Club, titulaires d'un certificat de capitaine 500 (ou équivalent). Celui-ci compte aujourd’hui 150 capitaines de super-yachts d'une longueur moyenne de 65 mètres, représentant 25 nationalités."

Le Captains’ Forum est devenu un espace d’échange stratégique. En quoi ces discussions influencent-elles concrètement les décisions des armateurs ou des chantiers ?

"Oui, les capitaines sont souvent les premiers témoins des réalités opérationnelles d’un yacht. Leurs retours d’expérience sont donc extrêmement précieux. Ils nourrissent directement les réflexions des armateurs, architectes et chantiers. C’est un dialogue essentiel entre conception et usage."

Le Monaco Energy Boat Challenge est souvent présenté comme un véritable laboratoire flottant. Quelle est son ambition initiale ?

© Studio Borlenghi

"Lorsque nous avons lancé le Monaco Energy Boat Challenge en 2014, l’idée était de créer un terrain d’expérimentation concret pour les technologies de propulsion alternative. Plutôt que de rester dans une approche purement théorique, nous voulions permettre aux étudiants et aux ingénieurs de tester leurs solutions en conditions réelles. Cela s’inscrit dans l’esprit des premiers meetings de canots automobiles organisés à Monaco au début du XXᵉ siècle. Aujourd’hui, cet événement est devenu un véritable laboratoire flottant où se rencontrent étudiants, universités et industriels pour imaginer les solutions de navigation durable de demain. Organisé du 8 au 11 juillet 2026, il réunira 43 équipes de 21 nationalités, venues d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d'Afrique, autour d'un objectif commun : accélérer la transition énergétique du yachting."

© Studio Borlenghi

Les technologies présentées – hydrogène, propulsion électrique, carburants alternatifs – sont-elles aujourd’hui proches d’une application à grande échelle dans le yachting ?

"Les technologies progressent rapidement, mais il faut rester lucide : la transition énergétique dans le yachting prendra du temps. Nous sommes encore dans une phase d’expérimentation. L’hydrogène, l’électrique ou les carburants alternatifs ouvrent des perspectives intéressantes, mais leur déploiement à grande échelle dépendra aussi des infrastructures, de la réglementation et des capacités industrielles. L’important est que la dynamique est lancée. Les projets deviennent de plus en plus matures et l’implication des chantiers navals est croissante."

Voyez-vous émerger une nouvelle génération d’ingénieurs et d’architectes navals plus sensibles aux enjeux environnementaux que par le passé ?

"Oui, très clairement. Les jeunes ingénieurs arrivent aujourd’hui dans ce secteur avec une conscience environnementale très forte. Ils abordent la conception des bateaux avec un regard différent : optimisation énergétique, choix des matériaux, nouvelles architectures de propulsion. Leur approche est souvent plus globale. Ce qui est particulièrement encourageant, c’est leur capacité à travailler en collaboration avec l’industrie. Cette interaction entre étudiants et professionnels est l’un des aspects les plus stimulants de nos événements."

À horizon 2030, quelle est votre priorité pour le Yacht Club de Monaco : influence internationale, innovation technologique, formation des jeunes générations, diplomatie maritime ?

"Ces dimensions sont étroitement liées et il serait difficile d’en isoler une seule. Si je devais formuler une priorité, je dirais sans doute la transmission. Former les nouvelles générations, leur transmettre les valeurs de la mer, mais aussi les compétences nécessaires pour faire évoluer le secteur. L’innovation technologique est indispensable, bien sûr, mais elle doit s’accompagner d’une vision et d’une culture maritime."

Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition du Yacht Club de Monaco pour les 10 prochaines années, quelle serait-elle ?

"Continuer à faire du Yacht Club de Monaco un lieu où se rencontrent passion de la mer, innovation et responsabilité, afin de construire un yachting capable de concilier tradition maritime et respect des océans."

Bernard d'Alessandri
Bernard d'Alessandri© Jean-Francois Ottonello

À travers ses initiatives, ses événements et sa capacité à rassembler des profils très différents, le Yacht Club de Monaco s’impose comme un véritable laboratoire d’idées au service du yachting. Plus qu’un simple lieu d’échange, il incarne une dynamique où innovation technologique, engagement environnemental et transmission des savoirs avancent de concert. Une trajectoire qui, à l’horizon 2030, pourrait bien redéfinir en profondeur les contours d’un secteur appelé à conjuguer performance et responsabilité.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.