La plaisance peut-elle réussir sa transition sans faire exploser les prix des ports ?

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Bornes de recharge, carburants alternatifs, récupération des eaux noires, tri des déchets, réseaux électriques à renforcer : la transition écologique de la plaisance ne se jouera pas seulement à bord des bateaux. Elle se jouera aussi, et peut-être surtout, dans les ports. Reste une question centrale : qui paiera la transformation des marinas ?

Marinas du futur : la facture verte arrive à quai

Imaginez-vous arrivant dans un port d’ici une dizaine d’année. Vous venez de tirer un bord un peu musclé, le soleil descend derrière la digue, l’équipage rêve d’une douche chaude et d’un dîner sur le quai. Jusqu’ici, rien de très nouveau. Sauf qu’au moment de vous amarrer, le chef de bord ne demande plus seulement la profondeur, la longueur de la place ou le code des sanitaires. Il s’informe aussi sur la puissance électrique disponible, le tarif du kilowattheure, la présence d’une pompe pour les eaux noires, la possibilité de déposer ses déchets polluants ou la disponibilité d’un carburant alternatif compatible avec son moteur. La marina du futur ne sera pas seulement une marina équipée de quelques panneaux solaires sur le toit de la capitainerie. Elle deviendra un véritable nœud énergétique, sanitaire et environnemental. Une interface entre la ville, le réseau électrique, la mer et les plaisanciers. En clair, le port de plaisance, longtemps considéré comme un espace d’amarrage avec eau, électricité et sanitaires, va devoir changer de métier.

Le quai devient le cœur de la transition

Depuis plusieurs années, la transition énergétique de la plaisance est souvent racontée depuis le bateau. On parle moteurs électriques, batteries, hybridation, panneaux solaires, hydrogénérateurs, carburants de synthèse, matériaux recyclables et coques plus sobres. C’est logique : le plaisancier regarde d’abord son bateau, ses équipements, son autonomie, son moteur, sa consommation. Mais le maillon faible, demain, pourrait bien se trouver à terre. À quoi sert un bateau électrique si la marina ne dispose que de quelques prises de quai dimensionnées pour recharger des batteries de servitude ? À quoi sert un moteur compatible avec un carburant moins carboné si la pompe du port ne distribue que du gazole classique ? À quoi sert un réservoir d’eaux noires si aucun équipement simple et accessible ne permet de le vidanger ? À quoi sert de demander aux plaisanciers de trier leurs déchets si l’escale ne propose qu’une benne mal indiquée près du parking ? Voilà le vrai changement d’époque. Le port n’est plus seulement le point de départ ou d’arrivée d’une croisière. Il devient la condition même de la transition. Sans marina prête, le plaisancier hésitera à investir. Sans plaisanciers équipés, la marina hésitera à transformer ses infrastructures. Le risque est connu : chacun attend que l’autre commence.

Une flotte ancienne, donc une transition lente

La plaisance n’obéit pas aux mêmes rythmes que l’automobile. On ne remplace pas un voilier de voyage, un bateau à moteur familial ou un trawler tous les quatre ans. Beaucoup d’unités naviguent pendant plusieurs décennies. Elles toujours connaissent de nombreux propriétaires, plusieurs programmes et plusieurs vies : sorties côtières, location, grande croisière, retraite à bord, puis navigation plus locale.

C’est une force patrimoniale, mais aussi un casse-tête écologique. La flotte existante restera longtemps majoritaire. Même si tous les bateaux neufs devenaient demain électriques, hybrides ou compatibles avec des carburants à faible empreinte carbone, il resterait encore des millions d’unités propulsées par des moteurs diesel ou essence classiques. L’idée d’une plaisance 100 % électrique, partout et tout de suite, relève donc davantage du slogan que de la réalité. Un petit bateau de lac, une annexe, une navette portuaire ou un bateau de rivière utilisé sur de courtes distances peuvent basculer rapidement vers l’électrique. Pour un voilier de voyage qui traverse l’Atlantique, un bateau à moteur de grande croisière ou une unité devant parcourir 200 milles avec une vraie autonomie, l’équation est bien différente. Le poids des batteries, le temps de recharge, la puissance disponible et la sécurité d’approvisionnement deviennent des sujets très concrets.

La transition ne sera donc pas une ligne droite. Elle ressemblera davantage à une carte marine avec plusieurs routes possibles : électricité pour les usages courts et réguliers, hybridation pour certains programmes, carburants liquides alternatifs pour une partie de la flotte existante, sobriété énergétique pour tout le monde. Et, au milieu de cette carte, un passage obligé : le port.

La prise de quai ne suffira plus

Dans beaucoup de marinas, la prise de quai actuelle a été pensée pour les besoins classiques d’un bateau amarré : charger les batteries, alimenter un réfrigérateur, faire fonctionner un chauffe-eau, brancher quelques appareils de bord. Recharger une propulsion électrique change complètement d’échelle. Une recharge lente peut suffire pour un bateau qui reste plusieurs nuits au port. Une recharge plus rapide devient intéressante pour une escale courte, une flotte de location, un bateau de service ou une navette. Mais plus la recharge est rapide, plus elle demande de puissance. Il faut alors renforcer les câbles, installer des armoires électriques, adapter les protections, revoir les abonnements, prévoir un système de paiement, surveiller les pics de consommation et assurer la maintenance. Et c’est là que la facture grimpe. Installer quelques bornes visibles sur un ponton n’est pas forcément le poste le plus coûteux. Le vrai investissement se cache souvent derrière : tranchées, raccordement, transformateur, supervision, sécurité incendie, mise aux normes, voire renforcement de tout le réseau du port. Dans certaines zones déjà tendues électriquement, obtenir de la puissance supplémentaire peut prendre plus de temps que poser les bornes elles-mêmes. 

Carburants alternatifs : le retour du pragmatisme

À court terme, les carburants liquides alternatifs pourraient constituer l’un des leviers les plus réalistes pour réduire l’empreinte d’une partie de la flotte existante. Certains carburants renouvelables peuvent être utilisés dans de nombreux moteurs diesel récents ou existants, sans transformation lourde du bateau. Pour le propriétaire d’un voilier de 12 mètres équipé d’un moteur classique, c’est évidemment plus accessible que de remplacer toute la propulsion. Mais là encore, tout se joue au port. Il faut des cuves adaptées, une traçabilité, un approvisionnement fiable, une information claire à la pompe et des volumes suffisants pour éviter un carburant vert réservé à quelques escales vitrines. Le plaisancier, lui, posera des questions simples : mon moteur est-il compatible ? Le carburant se conserve-t-il bien ? Quel est le surcoût au litre ? En trouverai-je sur mon parcours ou seulement dans quelques ports pilotes ? Puis-je faire confiance à ce que l’on me vend ?

Ces questions sont légitimes. La transition ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se vérifie à la pompe, au moment de faire le plein avant une traversée ou une remontée de côte. Un carburant alternatif indisponible, trop cher ou mal expliqué restera marginal. Un carburant accessible, fiable et clairement identifié peut, en revanche, changer les habitudes sans imposer une révolution technique immédiate.

Eaux noires : le sujet discret qui va s’imposer

On parle volontiers propulsion, beaucoup moins toilettes. Pourtant, la gestion des eaux noires fait déjà partie des grands sujets des marinas. Beaucoup de bateaux récents disposent désormais de réservoirs de rétention, mais l’expérience des plaisanciers reste très variable selon les ports. Ici, une pompe simple et disponible. Là, un équipement en panne depuis plusieurs semaines. Ailleurs, un service sur rendez-vous, peu compatible avec une escale courte ou une arrivée tardive. Or plus les mouillages sont fréquentés, plus la question devient sensible. Dans une crique fermée, un bassin portuaire peu renouvelé, une zone de baignade ou un espace naturel protégé, les rejets ne sont plus acceptables. Le plaisancier moderne, même attaché à sa liberté, comprend de mieux en mieux cette réalité. Il sait que la mer n’est pas une fosse septique et qu’un mouillage de rêve peut être dégradé par l’accumulation de petites négligences. La marina du futur devra donc rendre la vidange simple, propre, rapide et lisible. Si l’opération est compliquée, chère ou mal signalée, elle sera peu utilisée. Si elle devient aussi naturelle que refaire le plein d’eau, elle entrera dans les habitudes. C’est souvent là que se joue la réussite d’une politique environnementale : non pas dans la contrainte seule, mais dans la facilité d’usage.

Déchets, huiles, batteries : le port comme centre de tri nautique

Un bateau produit relativement peu de déchets en navigation, mais beaucoup à certains moments précis : avitaillement, entretien, carénage, réparation, hivernage, préparation d’un grand départ. Emballages, filtres, bidons d’huile, batteries, fusées périmées, vieux cordages, peintures, solvants, pièces composites, appareils électroniques hors service : la liste est longue. Jusqu’ici, une partie de cette gestion reposait sur la bonne volonté du plaisancier et sur les moyens du port. Demain, ce ne sera plus suffisant. Les marinas devront organiser des flux séparés, visibles, contrôlés. Ce n’est pas seulement une question d’image. C’est un enjeu réglementaire, assurantiel, sanitaire et commercial. Une marina propre, avec des eaux plus saines et des déchets maîtrisés, sera plus attractive qu’un port saturé où l’on ne sait jamais où déposer quoi. Les professionnels installés dans l’enceinte portuaire sont bien sûr, et le seront de plus en plus, concernés. L’équilibre est délicat : assez de rigueur pour protéger le milieu marin, assez de simplicité pour que les usagers adhèrent.

Les petits ports face à une facture de grands ports

Toutes les marinas ne jouent pas dans la même catégorie. Un grand port urbain, adossé à une collectivité puissante, avec de nombreux contrats annuels et une forte fréquentation touristique, pourra plus facilement investir. Un petit port communal, une escale insulaire, une marina saisonnière ou un port associatif n’auront pas les mêmes moyens. Pourtant, les attentes des plaisanciers convergent. Celui qui navigue de Bretagne en Galice, de la Côte d’Azur vers la Corse, de Croatie vers la Grèce ou le long des canaux européens aimerait retrouver des standards lisibles. Il n’attend pas forcément la même puissance électrique partout, mais il veut savoir à quoi s’en tenir.

Sans coordination, chaque port bricolera sa propre solution. Les prises ne seront pas toujours compatibles, les tarifs manqueront de clarté, les carburants alternatifs apparaîtront par poches isolées et les règles varieront d’une escale à l’autre. Pour le plaisancier, ce sera une source de confusion. Pour l’exploitant portuaire, un risque d’investissement mal calibré. Pour la filière, une occasion manquée.

Qui va payer ?

La réponse la plus honnête est aussi la moins spectaculaire : tout le monde paiera, d’une manière ou d’une autre. Le plaisancier paiera une partie à travers ses droits de port, ses contrats annuels, ses nuitées, son électricité facturée plus précisément, ses services environnementaux ou une contribution dédiée. Les collectivités paieront, car beaucoup de ports sont liés à l’économie touristique locale. Les pouvoirs publics devront soutenir les infrastructures les plus lourdes, notamment dans les petits ports. Les exploitants privés investiront là où le modèle économique est crédible. Les fournisseurs d’énergie et de carburants devront prendre leur part s’ils veulent créer un marché. Les constructeurs, enfin, ne pourront pas vendre des technologies que les ports ne permettent pas d’utiliser…

Crédit photo couverture : Illustration AdobeStock - Anthony Sanchez 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.