Filet, casier, aussière : que faire quand l’hélice avale un bout ?

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Un claquement sous la coque, le moteur qui chute dans les tours, puis plus rien. Une aussière, un orin de casier, un morceau de filet ou un simple sac plastique peuvent immobiliser un bateau en quelques secondes. Que faire dans cette situation ? Petit récapitulatif des solutions à mettre en place… ou pas car la précipitation est souvent plus dangereuse que le bout lui-même !

Un bout dans l’hélice fait partie de ces incidents que l’on classe facilement parmi les « petites pannes ». Un couteau, un masque, quelques minutes sous le bateau et l’histoire devrait être réglée. Parfois, c’est exactement ce qui se passe. Mais si l’incident survient devant une côte sous le vent, dans un courant soutenu, au milieu d’un chenal ou avec un filet qui s’est également pris autour du safran, l’avarie change immédiatement de dimension… Et le véritable danger ne vient pas toujours de ce qui est coincé sous la coque. Il vient souvent de ce que l’équipage décide de faire dans les deux minutes suivantes.

Surtout, ne pas « essayer encore une fois »

Le moteur cale. On remet au point mort. Puis vient une tentation presque irrésistible : réembrayer doucement pour voir si l’hélice se libère toute seule. C’est rarement une bonne idée. Chaque tour supplémentaire peut enrouler encore davantage le cordage autour de l’arbre ou de l’hélice. Un bout qui aurait pu être dégagé facilement peut rapidement devenir une masse extrêmement compacte. Sur une ligne d’arbre, le cordage peut se coincer entre l’hélice et le palier, solliciter fortement l’arbre et la transmission ou provoquer des vibrations importantes. Sur un saildrive, l’espace est plus réduit. Le bout peut venir se comprimer directement contre l’embase et ses joints. Sur un Z-drive ou un hors-bord, les fils de pêche et cordelettes peuvent se glisser derrière le moyeu de l’hélice et endommager les joints de l’arbre. Et parfois, l’hélice n’est même pas le problème principal.

Un grand filet peut s’enrouler simultanément autour de la propulsion, du gouvernail et de la quille. Le bateau perd alors son moteur mais aussi une partie de sa capacité à gouverner. C’est pourquoi le premier réflexe doit être extrêmement simple : point mort, puis arrêt du moteur dès que la situation le permet.

Le bateau d’abord, l’hélice ensuite

Une fois le moteur neutralisé, il ne faut pas immédiatement sortir le masque et la combinaison. Il faut avant tout réfléchir et se demander où sera le bateau dans les cinq prochaines minutes. Il faut regarder autour de soi. La côte. Les hauts-fonds. Le trafic. Le vent. Et surtout le courant. Un bateau privé de propulsion peut dériver très rapidement. Dans un courant d’un nœud, il parcourt déjà près de 30 mètres en une minute. À deux nœuds, la distance double…

Sur un voilier, les voiles deviennent alors le premier moyen de sécurité. Si la situation le permet, mieux vaut établir rapidement suffisamment de toile pour reprendre le contrôle et s’éloigner d’un danger. Le mouillage peut aussi sauver la situation.

Encore faut-il comprendre ce qui se passe sous le bateau. Si l’hélice a pris l’orin d’un casier ou une partie d’un filet relié au fond, le bateau est peut-être déjà retenu par l’engin de pêche. Ajouter une ancre sans avoir analysé la situation pourrait compliquer l’ensemble. SI la côte se rapproche, demander une assistance suffisamment tôt n’a rien d’excessif. Une panne d’hélice devient réellement dangereuse lorsque l’équipage attend d’être presque sur les rochers avant d’accepter qu’il ne pourra pas résoudre le problème seul.

Le coup de marche arrière : vieux truc ou fausse bonne idée ?

Presque tous les plaisanciers connaissent la méthode. Le cordage s’est enroulé en marche avant ? Quelques secondes de marche arrière pourraient théoriquement le dérouler. Et soyons franc, cela fonctionne… parfois ! Si une extrémité libre vient tout juste de commencer à s’enrouler, une très brève rotation dans le sens opposé peut permettre de la libérer. Mais avec une aussière épaisse, un orin de casier ou un filet, le résultat peut être exactement inverse. La marche arrière peut enrouler le cordage dans l’autre sens, augmenter encore sa tension ou attirer vers l’hélice une nouvelle longueur de filet. Le pire reste l’alternance répétée entre marche avant et marche arrière. Après quelques tentatives, un simple bout peut devenir une véritable pelote comprimée autour de l’arbre. Avant de toucher de nouveau à la commande, il faut donc savoir ce que l’on a attrapé. Si le bateau semble retenu par quelque chose relié au fond, il est préférable de ne pas insister.

Ligne d’arbre, saildrive ou hors-bord : une même avarie avec des conséquences différentes

La facilité d’intervention dépend énormément du système de propulsion. La ligne d’arbre classique présente un avantage : l’hélice et une partie de l’arbre sont généralement dégagées. Dans certaines configurations, moteur totalement arrêté et sécurisé, il est même possible de faire tourner doucement l’arbre depuis l’intérieur afin d’essayer de dérouler un cordage peu serré. Mais cette architecture présente aussi un inconvénient : plusieurs mètres de bout peuvent s’enrouler sur l’arbre avant que l’on comprenne l’importance du problème.

Sur un saildrive, tout est plus compact et le cordage s’accumule au voisinage immédiat de l’hélice et de l’embase. Après avoir libéré la transmission, il faudra rester attentif à toute vibration inhabituelle ou fuite pouvant révéler un dommage sur les joints. Avec un Z-drive, certains bateaux permettent de relever partiellement l’embase. Cela peut faciliter l’inspection mais il faut éviter de forcer sur une transmission déjà prisonnière d’un cordage fortement tendu. Le hors-bord, enfin, reste souvent le cas le plus favorable. Une fois le moteur arrêté, rendu impossible à redémarrer accidentellement puis relevé, l’hélice peut généralement être examinée depuis le bateau sans avoir besoin de se mettre à l’eau. 

Attention cependant aux fils de pêche. Très fins, presque invisibles, ils peuvent se loger derrière l’hélice et attaquer les joints sans provoquer immédiatement une panne franche. Une hélice qui tourne de nouveau normalement n’est donc pas forcément une hélice indemne.

Un couteau, oui. Mais depuis le bateau

Avant d’envisager une intervention sous-marine, il faut exploiter toutes les solutions accessibles depuis le bord. Une gaffe, un crochet, une scie ou un couteau solidement monté sur une perche peuvent parfois suffire. Sur un bateau de voyage, disposer d’un outil spécifiquement préparé pour cette situation est loin d’être inutile. La règle est simple : si le bout peut être coupé sans mettre quelqu’un à l’eau, personne ne doit plonger ! Il faut néanmoins se méfier des cordages sous tension car une aussière tendue peut emmagasiner une énergie considérable et lorsqu’elle casse ou est sectionnée, elle peut fouetter violemment. Il faut aussi penser que le bateau lui-même peut repartir brutalement en dérive dès qu’il est libéré. Alors, avant de couper, il faut ANTICIPER ce qu’il va advenir quelques secondes après avoir libéré son bateau de son étreinte.

Ne rien laisser traîner

Un bout dans l’hélice et on pense immédiatement aux casiers et aux filets de pêche, mais l’objet le plus susceptible d’être accroché appartient souvent au bateau lui-même. L’amarre de l’annexe est un grand classique, tout comme la garde larguée un peu trop tôt au départ d’une place de port ou une aussière tombée à l’eau pendant une manœuvre sans compter une écoute ou une drisse mal lovée. Une bonne partie de ces incidents pourrait donc être évitée par une habitude extrêmement simple : avant d’embrayer, toujours regarder derrière le bateau si quelque chose traine. 

Le coupe-orin : une assurance mécanique

Pour les navigateurs qui fréquentent régulièrement les zones encombrées de casiers, la question du coupe-orin mérite d’être posée. Installé sur l’arbre ou directement au voisinage de l’hélice, son rôle est de sectionner le cordage avant qu’il ne s’accumule autour de la transmission. Il existe plusieurs principes : certains dispositifs utilisent un disque tranchant tandis que d’autres fonctionnent avec deux pièces qui agissent comme des ciseaux. Et ces systèmes peuvent se montrer très efficaces sur les cordages classiques et les filets. Mais attention à ne pas leur attribuer des pouvoirs qu’ils n’ont pas. Une grande nappe de filet peut parfaitement contourner l’hélice et aller directement entourer le safran ou la quille. Une aussière très épaisse peut générer des efforts importants avant de céder. Un sac ou une bâche en plastique peuvent également se comporter très différemment d’un bout classique. Le coupe-orin est donc une sécurité supplémentaire mais sûrement pas une garantie absolue. Et comme tout équipement mécanique installé sous la coque, il doit être contrôlé et entretenu.

La tentation du plongeon

C’est généralement là que les discussions commencent à bord. « J’en ai pour deux minutes ». Le masque et les palmes sont sortis, la combinaison si nécessaire et le couteau bien affûté est déjà dans la main du skipper. Dans une baie protégée, avec une eau chaude et claire, aucun courant et un bateau parfaitement immobilisé, couper une aussière autour d’une hélice peut effectivement être une opération relativement simple pour une personne à l’aise dans l’eau. Mais il suffit de changer quelques paramètres pour que l’intervention devienne dangereuse. Imaginons un nœud de courant ou une houle même modérée. Ou encore une eau froide et une mauvaise visibilité sous l’eau et la petite réparation n’a plus rien d’anodin…

Un nœud de courant, c’est déjà beaucoup

Le courant est probablement le risque le plus sous-estimé. Au mouillage, un bon nageur se sent parfaitement capable de parcourir quelques dizaines/centaines de mètres. Mais une eau qui se déplace à un ou deux nœuds ne laisse aucune pause. Le nageur travaille en permanence simplement pour rester à proximité du bateau tout en tentant de couper le bout autour d’une hélice. S’il lâche sa prise ou s’épuise, la distance augmente extrêmement vite. Avec un masque, une combinaison et un couteau à la main, l’intervention devient encore plus délicate.

L’eau froide ajoute un second danger. Une immersion brutale peut provoquer une respiration incontrôlée et réduire rapidement les capacités physiques. Enfin, il y a le filet ou le bout lui-même : plonger sous un bateau entouré de cordages signifie évoluer précisément au milieu de ce qui vient de bloquer une hélice développant plusieurs dizaines de chevaux. Une jambe, une palme, un vêtement ou le flexible d’un équipement peuvent à leur tour se prendre dedans et l’incident mécanique se transforme alors en urgence humaine.

Les cas où l’on ne plonge jamais

Certaines situations doivent immédiatement faire renoncer à toute intervention amateur sous la coque : lorsque le bateau dérive, d’abord ou lorsqu’il existe un courant sensible. Idem si la mer est suffisamment formée pour faire monter et descendre brutalement la coque. Et bien sûr lorsque l’eau est froide ou la visibilité mauvaise ou encore si le bateau se trouve à proximité d’une côte dangereuse ou dans une zone de trafic. Et surtout si personne à bord n’est capable de surveiller le nageur et de l’aider à remonter.

Le moteur doit évidemment être totalement arrêté et sécurisé contre tout redémarrage. Le simple point mort ne suffit pas. Personne ne doit pouvoir tourner une clé ou appuyer sur un bouton pendant qu’un équipier travaille à quelques centimètres de l’hélice…

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.