Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026 : bulletin météo du dimanche 1er novembre

Carte de la course Route du Rhum Destination Guadeloupe

C'est le grand jour pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026 ! Ce dimanche 1er novembre, les skippers s'élancent de Saint-Malo pour une traversée de l'Atlantique en solitaire, direction Pointe-à-Pitre. Avant le coup d'envoi, découvrez le bulletin météo METEO CONSULT avec les dernières prévisions pour Saint-Malo, les conditions attendues sur la ligne de départ et la météo qui accompagnera les concurrents lors des premiers jours de course en mer.

Situation générale

Ce dimanche, flux de nord-est faible à modéré sous l’influence d’un puissant anticyclone centré par 1041 hPa à 100 milles au nord-ouest de l’Irlande.

Lundi, flux d’est assez fort sur le proche atlantique, en bordure d’un puissant anticyclone centré par 1043 hPa sur le nord des Iles Britanniques.

Mardi, flux d’est à sud-est soutenu en bordure sud-ouest d’un puissant anticyclone centré par 1041 hPa sur le nord des Iles Britanniques. Front perturbé orienté nord-sud sur un axe proche du 24° de longitude ouest.

Retrouvez toute l’actualité de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe dans notre dossier spécial.

 

 

Conditions météo à Saint-Malo

Dimanche 1er :

Beau temps avec du soleil et quelques passages nuageux en cours de journée.
Vent : variable faible puis nord-est 5 à 15 km/h le matin, se renforçant 15 à 30 km/h l’après-midi
Températures de 6 à 15°C
Risque de précipitations : 0%

Conditions météo pour le départ des skippers de Saint-Malo le dimanche 1er à 13h02

Les conditions météorologiques s'annoncent favorables pour le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, ce dimanche 1er novembre à 13h02 au large de la pointe du Grouin. Les skippers s’élanceront sous un vent de nord-est irrégulier fluctuant entre 8 et 11 noeuds avec des rafales de l’ordre de 15 noeuds. La mer sera peu agitée, avec des vagues de l’ordre de 50 cm venant du nord. Il s’agira donc de bonnes conditions pour permettre aux différentes classes de voiliers de s'élancer en toute sécurité, tout en bénéficiant d'un vent suffisant pour prendre de la vitesse. Le temps sera sec avec une alternance de soleil et de passages nuageux. Ce scénario météo sera favorable aux nombreux spectateurs attendus sur le littoral entre la pointe du Grouin, Saint-Malo et le Cap Fréhel, pour assister à ce grand spectacle nautique.

Conditions météo en mer pour le début de la course

Dimanche 1er

Pour les premières heures de navigation en Manche, le vent de nord-est prendra un peu de vigueur et soufflera entre 15 et 17 noeuds. Il s’agira d’un vent portant qui permettra à l’ensemble de la flotte de naviguer à vive allure avec un cap à l’ouest-nord-ouest.

Les Ultim sortiront de la Manche dès le début de soirée et vont pouvoir accélérer en mer Celtique avec un vent de nord-est qui se renforcera entre 17 et 20 nœuds. La mer deviendra agitée et désordonnée avec une houle de nord-ouest de l’ordre de 1,5 m à 2 m et qui viendra croiser des vagues formées par le vent de nord-est.

Les premiers Ocean fifty et Imoca rejoindront la mer Celtique en fin de soirée en poursuivant un long bord avec un cap à l’ouest nord-ouest.

Les premiers class 40 devraient rejoindre l’Atlantique avant minuit.

Au cours de la première nuit de course, les Ultim après s’être rapproché de l’Irlande verront le vent s’orienter à l’est. Ils auront à effectuer un empannage en milieu de nuit leur permettant de remettre un peu de sud dans leur route. L’objectif sera de conserver malgré tout une trajectoire la plus nord possible pour conserver du vent et négocier le plus facilement possible le thalweg (étroit couloir dépressionnaire avec peu de vent) qu’ils devront traverser mardi soir.

Les autres classes de bateaux poursuivront leur remontée vers l’Irlande dans cette première nuit de course.

Tout savoir sur la météo du grand départ dans notre article détaillé.

Lundi 2
Ce lundi, les Ultim progresseront à une vitesse proche de 35 nœuds grâce à un vent d’est-sud-est de 15 à 18 nœuds avec un cap à l’ouest-sud-ouest. Il s’agira d’une véritable course de vitesse dans lequel chaque concurrent devra peaufiner sa stratégie pour passer le front perturbé au cœur d’un étroit couloir dépressionnaire. C’est en fin de soirée de ce lundi que les leaders de la course devraient atteindre la perturbation avec de la pluie et un vent qui mollira subitement avant de reprendre de la vigueur en s’orientant nord-nord-ouest.

Les Imocas et Ocean Fifty après avoir empanné au petit matin dans le sud-ouest de l’Irlande, entameront un long bord avec un cap à l’ouest-sud-ouest, dans un vent d’est-sud-est de 15 à 18 nœuds.

Les class 40 poursuivront leur remontée de la mer Celtique dans un vent d’est tonique proche de 20 nœuds. C’est en soirée qu’ils empanneront au large des côtes sud-ouest de l’Irlande pour mettre un peu de sud dans leur route.

Mardi 3 

Ce mardi, des choix tactiques vont s’opérer dans la catégorie des Ultim. Certains pourraient opter pour une navigation à vive allure sous un flux de nord-nord-est d’une vingtaine de nœuds qui nécessitera de multiplier les empannages dans la descente vers le sud. D’autres pourraient choisir de traverser une étroite dorsale pour aller chercher du vent plus à l’ouest sous l’effet d’un vaste système dépressionnaire.

Une grande partie des Imocas et Ocean Fifty auront à traverser un front perturbé peu actif en matinée avec des vitesses ralenties au passage du thalweg. Ils pourront retrouver de la vitesse derrière le front sous l’effet d’un flux de nord assez tonique.

Pour les class 40 et la plupart des Vintages Mono et multi, ils navigueront encore sous un flux de sud-est de l’ordre de 15 nœuds, en bordure du vaste anticyclone britannique. Ils progresseront vers l’ouest à l’avant du front perturbé de moins en moins actif au fil des heures.

Après 48 heures de vent assez homogène sur la flotte, en bordure de l’anticyclone, les choses vont se compliquer par la suite. Il leur faudra peaufiner leur stratégie de course en fonction d’une dépression qui se creusera à partir de jeudi dans les parages des Açores. Ce changement de situation météo va être intéressante à suivre avec de nombreuses options de jeu qui vont se dessiner au sein des marins.

Mercredi 4
Ce mercredi, les Ultim ayant opté pour la route la plus à l’ouest se retrouveront en bordure d’un nouvel anticyclone centré au large des côtes américaines. Ils pourront profiter d’un flux de nord très tonique proche de 25 nœuds. Ils navigueront donc à vive allure vers le sud-ouest.

Les Imocas et Océan Fifty rencontreront des conditions de vent assez changeantes avec une dorsale étroite à passer avec des vents faibles et des vitesses ralenties. Ils devraient retrouver de l’air dans la journée avec un flux de sud-sud-ouest de l’ordre de 15 nœuds à l’avant d’un front perturbé.

Les class 40 verront le vent de sud-est d’essouffler en quittant la bordure du solide anticyclone britanniques. Ils ralentiront nettement avec un vent devenant faible et irrégulier à proximité de la molle dépressionnaire.

Partenaire météo de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, METEO CONSULT met son expertise de la météo marine au service de la course. Ses prévisionnistes suivent l’évolution des conditions sur l’Atlantique pour accompagner les skippers, informer la direction de course et décrypter les grands enjeux météo de la traversée.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.