Brésil - Maroc : entre Atlantique, surf et grandes plages, le match côté nautisme

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le Mondial 2026 continue ce 14 juin avec une affiche très attendue entre le Brésil et le Maroc. Sur le terrain, le duel promet déjà beaucoup. Mais côté mer, ces deux pays ont aussi de sérieux arguments à faire valoir, entre littoral atlantique, îles spectaculaires, culture du surf, ports vivants et destinations nautiques qui donnent envie de prendre le large.

Une affiche de football qui invite aussi au voyage

Brésil - Maroc, c’est d’abord un match de Coupe du monde. Une affiche entre deux sélections populaires, deux pays de football, deux ambiances fortes. Mais c’est aussi un beau prétexte pour regarder ces nations autrement, depuis la mer, les plages, les ports et les grands paysages côtiers. Le Brésil joue évidemment sur la démesure. Avec son immense façade atlantique, ses plages mondialement connues, ses îles tropicales, sa culture balnéaire et ses spots de voile ou de surf, le pays possède une identité maritime très puissante. Le Maroc, lui, répond avec un autre caractère. Entre Atlantique et Méditerranée, il mêle vents réguliers, longues plages, villes portuaires, sports de glisse et escales chargées d’histoire. Pas question ici de désigner un vainqueur. Le match se joue sur le terrain. Côté mer, l’intérêt est ailleurs : montrer deux façons très différentes de vivre l’océan.

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Le Brésil, un géant tourné vers l’Atlantique

Impossible d’évoquer le Brésil sans parler de son littoral. Le pays semble presque organisé autour de la mer, tant ses grandes villes, ses paysages et son imaginaire sont liés à l’Atlantique. Rio de Janeiro en est l’image la plus célèbre, avec ses baies, ses plages, ses reliefs spectaculaires et cette manière unique de faire entrer la mer dans la vie quotidienne.
Copacabana, Ipanema, la baie de Guanabara, les îles voisines, les sorties en voilier, les clubs nautiques, les régates et les couchers de soleil sur l’océan donnent à Rio une place particulière dans l’univers maritime brésilien. Ici, la mer n’est pas seulement un décor de carte postale. Elle fait partie du rythme de la ville, de ses loisirs, de son énergie et de son identité.
Plus au nord, le Brésil change encore de visage. Le littoral de Bahia, autour de Salvador, Itacaré ou Morro de São Paulo, offre une ambiance plus tropicale, avec des eaux chaudes, des plages longues, des villages côtiers et une forte culture maritime. La navigation y prend souvent une dimension plus douce, entre sorties en bateau, baignades, pêche, plongée et découverte des îles.
Le Brésil possède aussi des sites naturels d’une beauté rare, comme Fernando de Noronha, archipel volcanique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec l’atoll des Rocas. Au large du Nordeste, cet ensemble concentre une biodiversité marine remarquable, avec dauphins, tortues, requins, eaux claires et fonds spectaculaires. C’est l’un des grands symboles du Brésil côté océan, à la fois fragile, protégé et très recherché par les plongeurs.
Plus au sud, le pays offre encore d’autres terrains de jeu. Florianópolis est l’une des capitales brésiliennes du surf et des sports nautiques. Angra dos Reis et Ilha Grande attirent les plaisanciers avec leurs baies découpées, leurs îles et leurs mouillages. Le Brésil n’a pas une seule mer, mais une succession d’ambiances, de Rio aux confins du Nordeste, des plages urbaines aux archipels préservés.

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Le Maroc, entre Atlantique, Méditerranée et vents puissants

Face au Brésil, le Maroc ne joue pas la carte de l’immensité tropicale, mais celle du caractère. Son littoral est l’un des plus intéressants d’Afrique du Nord, car il s’ouvre à la fois sur l’Atlantique et sur la Méditerranée. Cette double façade donne au pays une vraie richesse nautique, avec des ambiances très différentes selon les régions.
Sur l’Atlantique, le Maroc est devenu une destination majeure pour les sports de glisse. Essaouira reste l’un des noms les plus connus. La ville, battue par les alizés, attire depuis longtemps les amateurs de planche à voile, de kitesurf et de surf. Son port, ses remparts, sa médina et ses longues plages donnent à l’ensemble une personnalité très forte, entre tradition maritime et énergie sportive.
Plus au sud, Dakhla s’est imposée comme une référence internationale du kitesurf. La lagune, les vents réguliers, les grands espaces et le décor presque désertique créent un cadre à part. Là encore, la mer rencontre le sable, mais dans une version très différente de la Basse Californie mexicaine ou des tropiques brésiliens. À Dakhla, le nautisme se vit dans l’espace, le vent et la sensation de bout du monde.
Agadir, de son côté, offre une approche plus balnéaire et plus accessible. La ville dispose d’un front de mer très fréquenté, d’un port de plaisance, de plages larges et d’une météo souvent favorable aux activités nautiques. C’est l’une des portes d’entrée les plus évidentes pour découvrir le Maroc côté mer, avant de pousser vers Taghazout, autre nom important pour les surfeurs.
La façade méditerranéenne ajoute une autre couleur au tableau. De Tanger à Saïdia, en passant par Al Hoceïma ou la côte de Tétouan, le Maroc propose des eaux plus abritées, des paysages de criques, des ports, des stations balnéaires et une culture maritime tournée vers la Méditerranée. Cette diversité donne au pays un avantage précieux : on peut y chercher le vent, la vague, la plage familiale, l’escale urbaine ou la navigation plus tranquille selon la région choisie.

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Deux pays, deux rapports très différents à l’océan

Le Brésil impressionne par son ampleur. Son littoral semble infini, ses paysages changent sans cesse, et la mer accompagne certaines des images les plus fortes du pays. Il y a le Brésil des plages mythiques, celui des îles tropicales, celui du surf, de la voile, de la plongée et des archipels protégés. C’est une puissance maritime solaire, généreuse, parfois spectaculaire, souvent très vivante.
Le Maroc propose une autre lecture. La mer y est plus liée au vent, aux routes atlantiques, aux ports historiques, aux sports de glisse et aux contrastes entre océan, désert et Méditerranée. Le pays ne cherche pas à rivaliser par la taille, mais par la variété de ses ambiances et la force de ses paysages côtiers. Essaouira, Dakhla, Agadir, Tanger ou Al Hoceïma ne racontent pas la même mer, et c’est précisément ce qui rend la destination intéressante.
Sur le terrain, le Brésil et le Maroc chercheront forcément à prendre l’avantage. Côté nautisme, le duel est plus subtil. Le Brésil donne envie de filer vers les îles, les baies tropicales et les grandes plages atlantiques. Le Maroc attire par ses vents, ses villes côtières, ses spots de glisse et son littoral aux multiples visages.

Quand le Mondial devient une invitation à regarder les pays depuis la mer

Ce 14 juin, le Mondial offre une affiche sportive très forte. Mais il permet aussi de rappeler que les pays engagés dans la compétition ne se résument pas à leur football. Le Brésil et le Maroc possèdent chacun une vraie identité maritime, avec des paysages, des usages et des cultures nautiques bien à eux.
Le Brésil fait rêver par l’immensité de son littoral, la beauté de ses îles et l’énergie de ses villes ouvertes sur l’océan. Le Maroc séduit par ses vents, ses plages atlantiques, ses ports, ses lagunes et sa double ouverture sur l’Atlantique et la Méditerranée. Deux pays de football, bien sûr. Mais aussi deux pays de mer, qui donnent au Mondial une belle occasion de prendre le large.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.