Amorgos en octobre : la Cyclade idéale après la haute saison

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Falaises, monastère suspendu, sentiers anciens, ports tranquilles et criques d’un bleu profond : Amorgos révèle en octobre un visage plus silencieux. La mer reste souvent accueillante, mais la fin de saison impose de vérifier ferries, hébergements et météo avant de partir.

Amorgos, une Cyclade à l’écart des itinéraires les plus fréquentés

Amorgos se situe à l’est de l’archipel des Cyclades, longue île montagneuse tournée vers le large. Elle ne possède pas d’aéroport. On y arrive par ferry à Katapola ou à Aegiali, depuis Le Pirée et plusieurs îles, avec des durées très variables selon le navire et l’itinéraire. Cette absence d’accès aérien direct filtre naturellement la fréquentation et donne au voyage une dimension maritime dès le départ.

En octobre, cet isolement se renforce. Les liaisons sont moins nombreuses qu’en été, certains établissements ferment et un coup de vent peut modifier le programme. Il faut réserver le retour avec une marge avant un vol international et contrôler les horaires auprès des compagnies. En échange, villages et sentiers retrouvent un calme que juillet et août connaissent rarement.

Chora après le départ des visiteurs à la journée

La capitale, Chora, se cache dans l’intérieur pour se protéger historiquement des attaques venues de la mer. Ruelles blanchies à la chaux, passages voûtés, petites places, moulins et églises composent un ensemble très homogène dominé par un rocher fortifié. Le village ne se résume pas à une promenade photographique : cafés, boulangeries et tavernes y maintiennent une vie locale, même si l’offre diminue après la haute saison.

Le meilleur moment vient souvent en fin d’après-midi, lorsque les visiteurs à la journée repartent et que la lumière accroche les moulins. En octobre, une veste devient vite nécessaire après le coucher du soleil. Les pavés polis peuvent être glissants après une averse ; de bonnes chaussures sont utiles même pour une simple soirée.

 

Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

Hozoviotissa, le monastère suspendu au-dessus de la mer

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Fondé au XIe siècle, le monastère de la Panagia Hozoviotissa est construit contre une paroi presque verticale, plusieurs centaines de mètres au-dessus de la mer. Sa façade blanche semble prolonger la roche. On l’atteint par un long escalier exposé au soleil. La visite intérieure révèle des espaces étroits, des icônes et des vues saisissantes, mais elle reste soumise aux horaires religieux et peut être suspendue.

Une tenue couvrant épaules et jambes est demandée ; des vêtements de prêt peuvent parfois être proposés, sans qu’il faille compter dessus. Le silence et les consignes photographiques doivent être respectés. Partir tôt évite chaleur et groupes. En octobre, l’ascension est plus confortable, mais le vent peut être fort et les marches mouillées.

Agia Anna, une crique rocheuse marquée par Le Grand Bleu

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En contrebas du monastère, Agia Anna est associée au film Le Grand Bleu. Il ne s’agit pas d’une grande plage de sable, mais d’un rivage rocheux aux eaux limpides, avec de petites zones de galets et des accès parfois abrupts. La transparence invite au snorkeling lorsque la mer est calme. Dès que la houle entre, la mise à l’eau devient délicate et il faut renoncer.

Le succès du film a beaucoup contribué à la notoriété d’Amorgos, mais l’île ne doit pas être réduite à ce décor. Mouros, Maltezi, Levrossos ou les plages autour d’Aegiali offrent d’autres ambiances. En octobre, aucune surveillance ni aucun service ne doit être supposé : eau, protection solaire et moyen de retour sont à prévoir.

Katapola et Aegiali, deux ports pour deux façons de séjourner

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Katapola s’organise autour d’une baie profonde et de trois petits noyaux. Sa position centrale facilite l’accès à Chora et au sud de l’île. Aegiali, au nord, possède une plage plus ample et se trouve près des villages de Langada, Tholaria et Potamos. Le choix de la base dépend donc davantage des marches prévues que d’un classement entre les deux ports.

Les bus relient les principaux villages, mais le service s’allège après l’été. Louer une voiture ou un scooter apporte de la liberté, à condition d’être à l’aise avec routes étroites, virages, chèvres et rafales latérales. Le casque est indispensable à deux-roues. Avant de louer, il faut contrôler permis requis, assurance et conditions d’assistance.

La Palia Strata, un sentier exigeant au-dessus de la mer

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Amorgos possède un réseau de chemins anciens. La Palia Strata relie Chora, Hozoviotissa, le site d’Asfondilitis et le nord de l’île jusqu’à Aegiali. L’itinéraire complet, d’environ 11,5 kilomètres, est exigeant et prend plusieurs heures. Il traverse des paysages pierreux, franchit des cols et reste souvent exposé au vent et au soleil.

Octobre constitue une bonne période pour marcher, mais les journées raccourcissent. Il faut partir tôt, emporter plus d’eau qu’on ne l’imagine, utiliser une trace fiable et vérifier le retour en bus ou taxi. Les murets et portillons doivent être respectés. En cas de brouillard, d’orage ou de vent violent, un itinéraire plus court autour des villages est préférable.

Les villages du nord et les saveurs d’Amorgos après la marche

Langada, Tholaria et Potamos dominent la baie d’Aegiali. Des chemins les relient entre terrasses, oliviers et chapelles. Ces villages permettent de saisir une île agricole autant que maritime. Les tavernes servent fromages, légumes, chèvre et plats mijotés. Le rakomelo, alcool chaud au miel et aux épices, accompagne volontiers les soirées fraîches, mais doit évidemment être consommé avec modération.

La psimeni raki, liqueur locale parfumée, et le pasteli au sésame figurent parmi les spécialités. À la fin de saison, tous les restaurants ne sont plus ouverts chaque jour. Demander aux habitants et réserver le soir évitent de traverser l’île pour une porte close. Cette offre réduite fait partie du voyage d’octobre, plus proche du rythme local.

 

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Baignade, météo et ferries à la fin de la saison

La mer Égée a emmagasiné la chaleur de l’été et permet encore souvent de se baigner. Cela ne garantit ni eau calme ni soleil quotidien. Le meltemi est moins régulier qu’en plein été, mais des vents forts et dépressions peuvent interrompre les ferries. Une journée couverte suffit aussi à rendre les soirées fraîches dans une maison exposée.

Il faut privilégier un billet modifiable, éviter une correspondance aérienne trop serrée et vérifier que l’hébergement dispose du confort souhaité hors saison. Les voyageurs français se rendent en Grèce avec un passeport ou une carte nationale d’identité en cours de validité selon les règles applicables. La carte européenne d’assurance maladie et une assurance adaptée restent recommandées.

Amorgos après l’été, une île pour les voyageurs qui acceptent de ralentir

Amorgos n’est pas la meilleure option pour accumuler beach clubs, sorties nocturnes et liaisons rapides. Elle s’adresse à ceux qui veulent marcher, regarder la mer depuis un village et construire leurs journées autour de la lumière. En octobre, ce caractère devient plus net encore.

Le voyage demande davantage d’anticipation que sur une île desservie par avion, mais cette contrainte protège une part de l’expérience. Avec quelques jours, un programme souple et une marge météo, Amorgos offre une manière très convaincante de prolonger l’été : non pas en niant l’arrivée de l’automne, mais en profitant d’une Méditerranée devenue plus calme.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.