Pêcher avec les satellites : comment trouver les poissons avant même de quitter le port

Pêche en mer
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Et si une partie de pêche au large commençait la veille, devant un écran ? Température de l’eau, concentration en chlorophylle, fronts thermiques, courants et tourbillons permettent désormais d’identifier les secteurs les plus prometteurs avant même de larguer les amarres. Les satellites ne donnent évidemment pas la position des poissons. Mais en croisant leurs données avec la météo, la bathymétrie puis les observations réalisées sur l’eau, ils permettent de réduire considérablement la zone à prospecter. Encore faut-il savoir lire leurs cartes sans leur faire dire ce qu’elles ne disent pas.

Et si une partie de pêche au large commençait la veille, devant un écran ? Température de l’eau, concentration en chlorophylle, fronts thermiques, courants et tourbillons permettent désormais d’identifier les secteurs les plus prometteurs avant même de larguer les amarres. Les satellites ne donnent évidemment pas la position des poissons. Mais en croisant leurs données avec la météo, la bathymétrie puis les observations réalisées sur l’eau, ils permettent de réduire considérablement la zone à prospecter. Encore faut-il savoir lire leurs cartes sans leur faire dire ce qu’elles ne disent pas.

© Adobe Stock - FedBul

Le bateau est prêt, les cannes sont gréées, le plein est fait et le réveil programmé pour le lendemain à 4 h 30. Reste une question : où aller ? À 10, 20 ou 40 milles des côtes, l'océan représente une surface gigantesque à prospecter. Partir au hasard en espérant tomber sur des oiseaux ou une chasse peut fonctionner. Mais lorsque chaque mille parcouru représente du carburant et du temps, autant mettre quelques chances de son côté. C'est là que les données océanographiques changent la manière de préparer une sortie. Les satellites permettent aujourd'hui d'observer la température de surface, la couleur de l'eau et sa concentration estimée en chlorophylle-a. D'autres données permettent de suivre courants, tourbillons et variations de hauteur de mer. Croisées avec la bathymétrie, elles font apparaître un océan beaucoup moins uniforme qu'il n'en a l'air depuis le cockpit. Mais attention à une première confusion : aucun de ces outils ne montre directement les thons. Le satellite permet surtout de comprendre l'environnement dans lequel évoluent poissons fourrage et prédateurs. Le pêcheur ne cherche donc pas directement le poisson. Il recherche les endroits où celui-ci a de bonnes raisons de se trouver.

La température : ne cherchez pas un chiffre magique

La température de surface de la mer, généralement désignée par l'acronyme SST, est probablement l'information la plus utilisée par les pêcheurs au large. Elle permet de visualiser les différentes masses d'eau et leurs frontières. La tentation est grande de raisonner avec une température idéale : tant de degrés pour le thon, tant pour la bonite ou la dorade coryphène. Cette méthode a ses limites. Les grands pélagiques sont capables d'évoluer dans des plages de températures parfois importantes, leurs préférences variant avec la saison, la zone géographique, leur taille et leur activité. Ce qui doit attirer l'œil est davantage la différence de température que la température elle-même. Imaginons une vaste masse d'eau à 22,5 °C et, quelques milles plus loin, une langue à 23,5 °C. Entre les deux apparaît une frontière : le front thermique. Les mouvements de masses d'eau peuvent y favoriser la concentration d'organismes, puis de poissons fourrage et enfin de prédateurs. Un changement de quelques dixièmes de degré sur une courte distance peut ainsi être beaucoup plus intéressant qu'une immense étendue uniformément installée à la température théoriquement parfaite. Pour préparer sa sortie, mieux vaut donc commencer par regarder large. Cherchez les langues d'eau chaude ou froide, les poches et surtout leurs bordures. Vous réduirez rapidement une immense zone de pêche à quelques secteurs beaucoup plus précis.

Chlorophylle : regarder où commence la chaîne alimentaire

La deuxième information particulièrement intéressante est la chlorophylle-a. Sa concentration constitue un indicateur de la présence de phytoplancton dans les couches superficielles observables depuis l'espace. Le phytoplancton constitue l'un des premiers maillons de la chaîne alimentaire marine. Il nourrit de petits organismes, eux-mêmes consommés par d'autres animaux jusqu'aux poissons fourrage recherchés par les grands pélagiques. Mais, là encore, attention au raccourci : beaucoup de chlorophylle ne signifie pas automatiquement beaucoup de thons.

L'information intéressante se trouve souvent sur les bordures. Une frontière entre une eau productive et une eau océanique beaucoup plus claire peut créer une zone particulièrement intéressante. Plusieurs travaux consacrés aux thonidés ont ainsi montré des relations entre leurs habitats, la température, la chlorophylle et certaines structures océaniques. La bonne méthode consiste alors à comparer la carte de chlorophylle avec celle de température. Si une rupture de chlorophylle se trouve exactement sur un front thermique, la zone commence sérieusement à mériter votre attention.

Quand plusieurs cartes désignent le même endroit

C'est quand on croise toutes ces données que la zone devient la plus intéressante et c’est probablement la règle essentielle à retenir de la pêche assistée par les données océanographiques : une information isolée présente un intérêt limité. Plusieurs informations qui convergent vers la même zone deviennent beaucoup plus pertinentes. Prenons un exemple. Vous préparez une sortie au thon. À 25 milles du port, la carte de température montre une langue d'eau chaude. Sa bordure dessine un front relativement marqué. Vous consultez ensuite la chlorophylle et constatez qu'une transition entre eau productive et eau plus claire passe pratiquement au même endroit. Intéressant. Vous ajoutez maintenant la bathymétrie. Le front coupe précisément le bord du plateau continental à proximité d'un canyon et voici définie une zone qui mérite quelques milles de navigation…

Ce n'est toujours pas un point GPS magique où attendent les thons. C'est simplement un endroit où plusieurs paramètres favorables se rencontrent. Ca tombe bien, c’est exactement ce que nous recherchons.

Courants et tourbillons : les autoroutes invisibles de l'océan

Les cartes de courants demandent davantage d'habitude, mais elles deviennent rapidement passionnantes. L'océan est parcouru de véritables rivières et de tourbillons, les fameux « eddies », dont certains atteignent plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres. Les satellites peuvent notamment mesurer de très faibles variations de hauteur de la surface de l'océan. Car contrairement aux apparences, celle-ci n'est pas parfaitement plane. Ces informations, associées aux modèles océanographiques, permettent de mieux comprendre la circulation des masses d'eau. Pour le pêcheur, le centre d'un tourbillon n'est pas nécessairement l'endroit à viser. Les bordures sont souvent plus intéressantes, notamment lorsqu'elles correspondent à des changements de température ou de productivité. Des études consacrées au thon obèse ont par exemple confirmé l'intérêt de variables telles que la température de surface, la chlorophylle, la hauteur de mer ou encore la profondeur de la couche mélangée pour comprendre la distribution des poissons. Ce dernier paramètre rappelle une évidence parfois oubliée : l'océan possède une troisième dimension. Le thon ne vit pas sur une carte.

Ce qui se passe sous le bateau compte aussi

Les cartes satellites donnent facilement l'impression d'un monde en deux dimensions. Or, sous votre coque, les conditions peuvent changer considérablement avec la profondeur. Celle de la couche mélangée est à ce titre particulièrement intéressante. Elle correspond à la partie supérieure de l'océan où les caractéristiques de l'eau sont relativement homogènes sous l'action notamment du vent et des échanges avec l'atmosphère. Une couche mélangée de 15 mètres et une autre descendant à 60 ou 80 mètres ne constituent pas le même environnement pour les poissons et leurs proies. Des travaux récents consacrés aux thonidés, mais également à la dorade coryphène, montrent justement l'intérêt de cette structure verticale pour comprendre leurs habitats. La température de surface est donc une porte d'entrée mais, à elle seule, ne donne pas toutes les informations indispensables à une bonne pêche.

N'oubliez jamais la bathymétrie

Il reste une carte qui ne dépend d'aucun satellite météo et qui peut faire toute la différence : celle du relief sous-marin. Canyons, tombants du plateau continental, hauts-fonds et monts sous-marins peuvent modifier localement les courants et favoriser remontées d'eau, turbulences ou concentrations de nourriture. Un front thermique situé au milieu d'une vaste plaine abyssale mérite d'être examiné. Le même front rencontrant le bord d'un canyon devient beaucoup plus intéressant. C'est à cet instant que la préparation prend tout son sens. On ne regarde plus successivement quatre ou cinq cartes indépendantes. On cherche les endroits où elles tout se recoupe… Front thermique, rupture de chlorophylle, bordure d'un courant et accident bathymétrique au même endroit ? Notez les coordonnées !

Attention, une belle carte peut être vieille !

Toutes ces données possèdent cependant une faiblesse majeure : elles vieillissent. Certaines observations satellitaires sont également fortement perturbées par les nuages. Les mesures infrarouges de température et les observations de couleur de l'océan ne permettent pas de voir correctement la surface à travers une épaisse couverture nuageuse. Les cartes proposées au pêcheur peuvent donc être constituées de mesures réalisées à des moments différents, d'informations agrégées sur plusieurs jours ou de données complétées par interpolation et modélisation. Il faut impérativement vérifier leur date. Une image vieille de trois jours peut devenir largement obsolète après un fort coup de vent ayant mélangé et déplacé les eaux. À l'inverse, certaines grandes structures océaniques évoluent suffisamment lentement pour rester exploitables plusieurs jours. La règle est simple : plus la donnée est fraîche, mieux c'est. Et plus les conditions météorologiques ont été agitées depuis son acquisition, plus il faut s'en méfier.

La veille du départ : la méthode en pratique

Supposons que vous souhaitiez partir demain à la recherche des thons. La préparation commence toujours par la météo marine. Vent, état de la mer, houle, visibilité et évolution prévue vont déterminer le rayon d'action raisonnable. Les prévisions de METEO CONSULT Marine permettent de préparer cette première étape indispensable. Un front magnifique situé à 45 milles n'a aucun intérêt si les conditions rendent son accès dangereux ou simplement déraisonnable. Une fois votre rayon d'action défini, affichez la température et cherchez deux ou trois structures accessibles. Passez ensuite à la chlorophylle pour vérifier si une frontière intéressante correspond à l'un de ces fronts. Observez alors les courants et les éventuels tourbillons. Enfin, ajoutez la bathymétrie. À ce stade, vous ne devriez surtout pas avoir trouvé « le » point où pêcher. Votre objectif est plutôt de sélectionner deux ou trois zones prioritaires et de construire une route logique permettant de les prospecter sans parcourir inutilement des dizaines de milles.

Une fois en mer, oubliez un peu votre écran

À l'aube, le bateau atteint la première zone sélectionnée la veille. À partir de cet instant, l'observation directe doit reprendre ses droits. Regardez les oiseaux. Pas uniquement les chasses spectaculaires. Quelques oiseaux tournant obstinément au-dessus d'un secteur ou un groupe posé sur l'eau peuvent fournir une information précieuse. Observez la couleur de l'eau. Cherchez les lignes de déchets naturels, les morceaux de bois et les concentrations d'organismes dérivants. Pour la dorade coryphène notamment, un simple objet flottant peut devenir un véritable petit écosystème. Surveillez également la température indiquée par l'électronique du bord. Une variation rapide de plusieurs dixièmes de degré peut confirmer que vous franchissez réellement le front repéré la veille. Enfin, regardez le sondeur. Présence de poissons fourrage, profondeur des échos, activité sous le bateau : la donnée locale prend maintenant le relais de l'information satellitaire… Le satellite vous a permis de choisir le quartier. À vous désormais de trouver la bonne rue.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.