AMAALA : le nouveau joyau de la mer Rouge mise sur un luxe plus durable

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

À l’approche de la Journée mondiale des océans, célébrée le 8 juin, AMAALA met en lumière le Corallium Marine Life Institute, ambitieux centre dédié à la recherche, à la sensibilisation et à la préservation du milieu marin. Après Shura Island, la mer Rouge saoudienne poursuit sa transformation touristique autour d’un modèle qui entend conjuguer voyage d’exception, nautisme, bien-être et protection des écosystèmes.

En septembre dernier, nous évoquions Shura Island, présentée comme le nouveau cœur battant de la mer Rouge. Avec ses premiers resorts, ses villas sur pilotis, son architecture inspirée des récifs coralliens et son ambition de dessiner une hospitalité nouvelle génération, l’île symbolisait déjà le virage spectaculaire pris par la côte nord-ouest de l’Arabie saoudite. La mer Rouge n’y était plus seulement un décor, mais l’élément central d’un projet touristique pensé autour du paysage, du littoral et de la préservation des milieux marins. Avec AMAALA, cette dynamique prend une autre dimension. Nichée dans la région de Tabuk, entre montagnes, désert et mer Rouge, la destination doit ouvrir progressivement sa première phase à partir de l’été 2026, avec plusieurs enseignes attendues, parmi lesquelles Six Senses, Equinox Hotels, Four Seasons, Rosewood Hotels & Resorts, Nammos et Jayasom. Développé par Red Sea Global, le projet se présente comme une destination de bien-être, de culture, de sport et de plaisance, mais aussi comme un laboratoire grandeur nature d’un tourisme plus attentif à son environnement.

Corallium, le futur visage marin d’AMAALA
À l’occasion de la Journée mondiale des océans, AMAALA met surtout en avant l’un de ses projets les plus emblématiques : Corallium Marine Life Institute. Conçu par Foster + Partners, ce centre de plus de 10 000 m² doit devenir l’un des lieux clés de la destination. Son ambition dépasse largement celle d’un aquarium spectaculaire. Corallium veut associer recherche scientifique, sensibilisation du public, découverte immersive et actions concrètes en faveur de la vie marine. Le parcours imaginé pour les visiteurs doit permettre de traverser plusieurs univers sous-marins, depuis les eaux peu profondes de la mer Rouge jusqu’à un vaste récif vivant installé dans un bassin de 9 millions de litres. L’expérience sera aussi pédagogique, avec l’observation de programmes de régénération des coraux, la découverte des écosystèmes locaux, la compréhension du rôle des récifs dans l’équilibre marin et la mise en lumière des initiatives menées pour restaurer ou protéger certains habitats.
L’un des dispositifs annoncés, baptisé « Return to the Sea », portera sur la réhabilitation d’animaux marins blessés avant leur retour dans leur environnement naturel. Corallium doit également accueillir des programmes pour jeunes biologistes marins, des résidences artistiques et des expériences immersives permettant de relier science, culture et émotion. L’objectif est clair : faire de la mer Rouge un sujet d’apprentissage autant qu’un terrain d’émerveillement.

 

© AMAALA

 

Une mer Rouge au centre de l’expérience
Ce positionnement prend tout son sens dans une région réputée pour la richesse de ses écosystèmes marins. Récifs coralliens, mangroves, sites de nidification des tortues et biodiversité sous-marine constituent l’un des grands arguments d’AMAALA. La destination annonce plus de 11 000 espèces recensées dans son environnement marin et entend faire de cette richesse un fil conducteur de l’expérience proposée aux voyageurs.
Snorkeling accompagné, plongée, sorties en sous-marin, observation des récifs et découverte des programmes de restauration doivent permettre de rendre cette biodiversité plus lisible. L’enjeu sera de réussir à concilier fréquentation touristique, montée en gamme et exigence de protection, dans une zone où la beauté des fonds marins représente précisément l’un des principaux attraits du projet. AMAALA revendique d’ailleurs un modèle de tourisme régénératif. Le terme est ambitieux, puisqu’il ne s’agit plus seulement de réduire l’impact d’un séjour, mais de contribuer à l’amélioration des milieux naturels. La destination affiche notamment l’objectif d’améliorer la biodiversité locale de 30 % d’ici 2040. Cette promesse sera évidemment observée de près, car elle engage le projet bien au-delà du discours environnemental classique.

Une nouvelle adresse pour la plaisance internationale
AMAALA ne se limite pas à l’hôtellerie et à la découverte marine. Le projet veut aussi s’imposer sur la carte mondiale du yachting, avec l’AMAALA Yacht Club. Situé au cœur du Marina Village, ce bâtiment de 7 900 m² doit accueillir salons, terrasses, espaces de restauration et lieux de vie tournés vers la mer. La marina est annoncée comme capable de recevoir des yachts à voile et à moteur jusqu’à 130 m, ce qui place d’emblée la destination sur le segment du yachting haut de gamme. Cette ambition nautique prendra une dimension sportive en 2027, avec l’arrivée de The Ocean Race. La 15e édition de la course autour du monde doit se terminer à AMAALA, après une dernière étape en mer Rouge d’environ 135 milles nautiques depuis la zone de Port-Saïd, en Égypte. Pour la destination, cette arrivée offrira une vitrine internationale majeure, tout en inscrivant la mer Rouge dans le calendrier de la course au large. Ce choix n’est pas anodin. En accueillant l’une des courses les plus emblématiques de la voile océanique, AMAALA cherche à se positionner comme un nouveau pôle maritime, à la croisée du luxe, du sport et de la sensibilisation à la santé des océans. Red Sea Global est d’ailleurs partenaire de The Ocean Race autour des enjeux liés à l’océan, avec une volonté affichée de développer des actions de science, d’éducation et de sensibilisation.

 

© AMAALA

 

Luxe, bien-être et environnement : un équilibre à prouver
L’autre pilier d’AMAALA reste le bien-être. La destination promet une offre très large, pensée comme un écosystème : récupération, sommeil, longévité, soins, sport, détente, art de vivre et expériences culturelles. Equinox Hotels, Six Senses ou Jayasom doivent chacun incarner une approche différente, dans un cadre conçu pour relier le corps, la nature et le rythme du voyage. Cette orientation correspond à une évolution plus large du tourisme haut de gamme. Les voyageurs ne recherchent plus seulement une belle adresse, mais une expérience qui ait du sens, avec une attention accrue portée à la nature, à la santé et à l’impact du séjour. AMAALA s’inscrit pleinement dans cette tendance, en ajoutant une dimension maritime très forte. Reste que l’ampleur du projet impose une vigilance particulière. Une destination de plus de 4 000 km², appelée à accueillir plusieurs resorts, un yacht club, des infrastructures de loisirs, des expériences nautiques et des visiteurs internationaux, devra démontrer dans la durée que son modèle peut réellement préserver ce qui fait sa valeur. C’est tout l’enjeu de Corallium et de la stratégie environnementale portée par Red Sea Global : faire de la mer Rouge non pas un simple décor de luxe, mais le cœur vivant du projet.

 

© AMAALA

 

La mer Rouge comme laboratoire touristique
Après Shura Island, AMAALA confirme que la côte saoudienne de la mer Rouge entre dans une nouvelle phase. Plus structurée, plus visible, plus internationale, cette destination veut s’imposer parmi les grands pôles du tourisme haut de gamme, tout en affichant une promesse environnementale forte. Le pari est ambitieux : associer resorts de luxe, plaisance internationale, événements sportifs, recherche scientifique et protection marine dans un même territoire. À l’approche de la Journée mondiale des océans, Corallium donne à AMAALA un symbole puissant. Il rappelle que l’avenir du voyage en bord de mer ne pourra plus se limiter à la beauté des paysages. Il devra aussi se mesurer à la capacité des destinations à comprendre, protéger et transmettre la richesse fragile des écosystèmes qui les entourent.

Face aux récifs coralliens, aux mangroves et aux eaux encore préservées de la mer Rouge, l’enjeu dépasse finalement la seule promesse touristique. AMAALA porte une ambition plus large : faire de la nature non plus un simple décor de voyage, mais une richesse à comprendre, protéger et transmettre. Un défi considérable, à la hauteur des paysages qu’elle entend révéler.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.