Grandes marées : jusqu’à 99 de coefficient sur la Manche et la mer du Nord, prudence sur le littoral

Météo marine
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Les coefficients de marée vont fortement augmenter ces prochains jours sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord. Ils atteindront un maximum de 99 lundi 28 septembre. Une période qui nécessite une vigilance particulière pour les promeneurs, pêcheurs à pied et plaisanciers.

Les coefficients de marée vont fortement augmenter ces prochains jours sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord. Ils atteindront un maximum de 99 lundi 28 septembre. Une période qui nécessite une vigilance particulière pour les promeneurs, pêcheurs à pied et plaisanciers.

© AdobeStock - Paulina Tekiela

À marée basse, le spectacle peut être saisissant. La mer se retire loin du rivage, découvre de vastes portions d’estran et donne accès à des secteurs habituellement recouverts par les eaux. Mais ce paysage éphémère peut rapidement devenir piégeux. Car lorsque les coefficients sont élevés, la mer ne se contente pas de descendre plus loin : elle remonte également plus haut, avec une amplitude beaucoup plus importante.

Le phénomène montera progressivement en puissance au cours du week-end. Les coefficients atteindront 87 puis 92 samedi 26 septembre, avant de grimper à 95 puis 97 dimanche. Le maximum de cette séquence est attendu lundi 28 septembre, avec un coefficient de 99 lors des deux pleines mers. Les coefficients commenceront ensuite à diminuer, avec 98 puis 96 mardi 29 septembre, 92 puis 88 mercredi 30 septembre, avant de retomber à 82 puis 75 jeudi 1er octobre.

Le coefficient de marée permet de mesurer l’importance de l’amplitude entre la basse mer et la pleine mer. Il varie de 20 à 120 : plus le chiffre est élevé, plus la différence de niveau entre marée basse et marée haute est importante.

Lors d’un fort coefficient, la mer se retire donc davantage à marée basse, découvrant parfois des centaines de mètres supplémentaires sur certaines plages. À l’inverse, elle remonte également beaucoup plus haut lors de la pleine mer.

Pourquoi les grandes marées sont-elles particulièrement dangereuses ?

Le principal danger réside dans la vitesse de remontée de la mer. Le flot n’avance pas de manière régulière entre la basse mer et la pleine mer. La remontée s’accélère notamment au cours des heures médianes de la marée et peut donner l’impression que la mer progresse soudainement beaucoup plus vite.

Dans certaines baies, sur les bancs de sable ou autour des rochers, des chenaux peuvent également se remplir avant que l’eau ne soit visible directement depuis la zone où l’on se trouve.

Le piège est alors classique : la terre ferme semble encore accessible, mais le passage emprunté à l’aller est déjà recouvert par l’eau. C’est pourquoi il ne faut jamais attendre de voir la mer revenir pour commencer à rentrer. Le bon réflexe est de commencer à regagner le littoral dès l’heure de la basse mer.

Avant de partir, consultez les horaires de marée

Avant toute sortie sur l’estran, la première étape consiste à connaître précisément l’heure de la basse mer et de la pleine mer dans le secteur concerné. Ces horaires peuvent varier sensiblement d’un endroit à l’autre du littoral.

Sur METEO CONSULT Marine, la rubrique dédiée aux marées permet de consulter les horaires de basse et pleine mer ainsi que les coefficients pour préparer sa sortie. Il est également indispensable de consulter les prévisions météo marine de METEO CONSULT Marine avant de partir : force et direction du vent, état de la mer, précipitations ou encore visibilité peuvent modifier sensiblement les conditions rencontrées sur le terrain.

Une sortie qui semble facile par temps calme peut devenir beaucoup plus délicate avec du vent, une mer agitée ou une visibilité réduite.

Plusieurs secteurs particulièrement sensibles

Certains sites de la façade Manche-Mer du Nord nécessitent une vigilance particulière lors des grandes marées. C'est notamment le cas de la baie d’Authie, avec les dos de bâches situés devant Berck-sur-Mer, ou encore de la baie de Canche, notamment autour de la pointe du Touquet.

En baie de Somme, le secteur de la pointe du Hourdel fait également partie des zones où la progression de la marée doit être surveillée attentivement. La prudence est aussi de mise autour des bâches présentes sur les plages de Merlimont, Stella-Plage, Le Touquet et Wissant, ainsi qu'au cap Blanc-Nez.

Plus au sud, la plage du Portel, notamment autour du fort de l’Heurt, peut elle aussi présenter des difficultés lorsque la mer remonte. À Étretat, enfin, une attention particulière doit être portée au secteur du Trou à l’Homme ainsi qu'au pied des falaises, où certains passages peuvent devenir rapidement inaccessibles. Dans tous les cas, les panneaux d’avertissement et les consignes éventuellement mises en place par les communes doivent impérativement être respectés.

Les bons réflexes avant une sortie

Quelques précautions simples permettent de réduire considérablement les risques. Avant de partir, prévoyez des vêtements adaptés aux conditions : bottes ou chaussures appropriées, vêtements chauds et protection imperméable.

Emportez également un téléphone portable suffisamment chargé. Il peut être placé temporairement en mode avion pour économiser sa batterie, à condition de pouvoir réactiver immédiatement les communications en cas de besoin. Évitez également de partir seul. Prévenez un proche de votre itinéraire, du secteur dans lequel vous vous rendez et de votre heure prévue de retour. Avec des enfants, la vigilance doit être permanente. Une bâche qui se remplit, un courant ou simplement une progression rapide de la mer peuvent devenir dangereux en quelques instants.

Gardez toujours votre itinéraire de retour en tête

Une fois sur l’estran, il ne faut jamais se concentrer uniquement sur la pêche ou la promenade. Regardez régulièrement derrière vous et surveillez l'évolution de la mer. Certains chenaux, passages entre des rochers ou zones basses peuvent être recouverts avant le reste de la plage. Votre trajet de retour peut donc être coupé alors même que vous vous trouvez encore sur une partie apparemment sèche. En cas de doute, rebroussez chemin immédiatement.

Quelques coquillages supplémentaires ou quelques minutes de promenade ne valent jamais le risque de se retrouver encerclé par l’eau. Et surtout, n’attendez pas que la marée soit clairement montante pour repartir : commencez votre retour dès la basse mer.

Que faire si vous êtes piégé par la marée ?

Si malgré toutes les précautions vous vous retrouvez encerclé par les eaux, ne tentez pas de regagner la côte à la nage. La distance, les courants et la température de l’eau peuvent rapidement transformer une situation délicate en véritable urgence.

Restez autant que possible dans un endroit sécurisé et visible. Si vous êtes plusieurs, restez groupés et essayez de signaler précisément votre position aux secours. Depuis un téléphone, composez le 196 pour contacter le CROSS. Depuis une VHF, utilisez le canal 16. Avec des coefficients atteignant 101 les 28 et 29 septembre, la période promet donc de belles observations sur le littoral de la Manche et de la mer du Nord. Mais les grandes marées exigent avant tout de l’anticipation.

Avant chaque sortie, pensez à consulter les horaires et coefficients de marée sur METEO CONSULT Marine, puis les prévisions météo marine détaillées de votre secteur. Quelques minutes de préparation permettent souvent d’éviter de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Et, avant de partir en mer ou de vous rendre sur une plage, ayez les bons réflexes en consultant la météo sur METEO CONSULT Marine et en téléchargeant l'application mobile gratuite Bloc Marine.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.