
Le gilet de sauvetage ne doit pas être considéré comme un équipement accessoire que l’on range au fond d’un coffre. De gros efforts ont été faits de la part des fabricants qui ne peuvent qu’inciter les plaisanciers à les porter.
Traditionnel ou gonflable ? Le bon choix
Si le traditionnel gilet orange en mousse a tendance à céder le pas à la nouvelle génération de gonflable, il reste néanmoins très présent sur les bateaux. Si on se réfère à la réglementation, un gilet doit être dans une catégorie qui dépend de la navigation. Le 50 Newton est réservé à une activité de bord de plage (il n’assure pas le retournement), le 100 Newton est conçu pour une navigation côtière (il assure le retournement en 10 secondes) et le 150 Newton pour une hauturière (il assure le retournement en 5 secondes). Ce chiffre (50 N, 100 N ou 150 N) doit être inscrit sur le gilet ainsi que l’indication CE EN-395 ou EN-396. Mais, attention, la flottabilité réelle exigée dépend du poids de la personne qui le porte. Par exemple pour un 100 N, cette flottabilité correspond à une personne de 70 kg et plus, pour une personne de 30 à 50 kg, elle n’est que de 60 N. Ce qui signifie en clair que pour une catégorie de gilet donné, suivant le poids de la personne la flottabilité sera moindre. A noter que pour les enfants de moins de 30 kg, la flottabilité est toujours de 100 Newton. Il assure le retournement et doit disposer d’un système de repérage et de repêchage (boucle). Un gilet est un équipement que l’on porte sur un vêtement de mer. Avant l’achat, il faut vérifier que votre poids entre dans la fourchette indiquée sur l’étiquette, la taille et l’essayer. Il se porte ajusté mais ne doit pas gêner les mouvements. Pour les équipiers, il faut avoir à bord des tailles standards. Pour les très jeunes enfants, le gilet traditionnel est conseillé. Il assure une meilleure protection en cas de choc et une bonne protection thermique.
Le gilet gonflable
Si vous devez vous équiper, pas d’hésitation prenez un gonflable. Il a l'avantage de parfaitement s’ajuster à la morphologie de la personne, il est discret et ne gêne pas les mouvements. Le gonflage peut se faire de trois façons : buccal, manuel ou automatique. Le gonflage buccal est présent sur tous les gilets. Le manuel se fait par l’intermédiaire d’une tirette qui actionne le percuteur de la bouteille de gaz qui assure le gonflage. Quant à l’automatique, il se déclenche au contact de l’eau. Cette fonction est assurée, soit par une pastille de sel qui se dissout au contact de l’eau et libère le percuteur soit par un système hydrostatique. Ce dernier fonctionne sous l’effet de la pression de l’eau qui agit sur une membrane actionnant le percuteur.
Cinq conseils
Pour une navigation intense, prendre un modèle gonflable avec boucle inox et harnais. Quel que soit le modèle, la sangle sous-cutale est impérative mais pas toujours proposée en standard.
Sur les gilets gonflables, vérifiez la date de péremption des systèmes de percussion. Mais, attention, elle n’est pas toujours présente. Les fabricants conseillent de les faire réviser, selon l’utilisation, en moyenne tous les deux ans.
Un gilet doit être propre. Les gilets traditionnels peuvent être lavés à grande eau sans crainte. Pour les gonflables, il faut utiliser une éponge. La pastille de sel doit être propre et complète. S’il manque du sel ou s’il se désagrège, il faut la changer.
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