
Les extincteurs : recharger ou changer
Pour les moteurs hors-bord d’une puissance comprise entre 33.9 CV et 299 CV un extincteur de 1 kg (34B) est demandé. Pour des puissances supérieures à 299 CV, une formule (03 x puissance moteur) vous permet de déterminer la puissance de l’extincteur. Pour une motorisation de 500 CV, elle sera de 150, par exemple deux extincteurs de 2kg (89B). Pour les moteurs in-bord dont la puissance est inférieure à 163 CV, un extincteur de 1 kg (34B) suffit. Pour une puissance supérieure à 163 CV, il faut un extincteur 68B ou deux de 34B (1 kg) voire un de 2 kg (89B). Sur le corps de l’appareil, la date limite d’utilisation est portée, elle doit être respectée. Si cette limite est atteinte, deux solutions soit faire recharger l’extincteur dans une station agrée soit le changer. Etant donné la faible différence de prix entre recharge et achat d’un neuf, il est souvent préférable d’opter pour cette solution. A titre indicatif, un modèle (poudre ABC) de 1 kg est proposé à moins de 20 euros.
Pour la cuisine, il faut prévoir au minimum un extincteur de 1 kg (34B) et une couverture anti-feu et chaque cabine doit être pourvue d’un extincteur de 1 kg (34B).
Les gilets de sauvetage
La majorité de ceux que l’on utilise en plaisance sont à gonflage automatique assuré par une bouteille de gaz (CO2). Sur cette bouteille, le poids total est notifié, par exemple, 45 grammes. Il faut tout d’abord vérifier qu’elle n’a pas été percutée, pour cela, il suffit de la dévisser et de la peser sur une balance précise type balance de cuisine. Ensuite, elle doit être propre, en particulier, son filetage. S’il y a quelques traces d’oxydation sur le corps, il faut les nettoyer. Sur les déclencheurs manuels, un témoin de couleur (rouge/vert) indique l’état de la bouteille ; s’il est rouge elle a été percutée ou mal vissée, vert, elle est OK.

La majorité des gilets sont à déclencheurs automatiques munis d’une cartouche de sel (soluble dans l’eau) ou d’un déclencheur hydrostatique (Hammar) qui se déclenche sous la pression de l’eau. Sur les modèles à déclencheur avec pastille de sel, la date de péremption y est inscrite. Sur les déclencheurs hydrostatiques, suivant le modèle, il est possible de changer la bouteille et le déclencheur, mais c’est plus délicat que sur les modèles à pastille de sel. Il est préférable de demander à un professionnel. Pour un kit de rechange pour un gilet automatique (cylindre, clip, cartouche), il faut compter de 18 à 30 euros suivant le modèle. Pour un kit complet Hammar, le coût se situe entre 40 et 55 euros. Pour des raisons de sécurité, il est recommandé de faire vérifier tous les trois ans les gilets par un professionnel.
Le radeau de survie
C’est l’équipement de sécurité le plus onéreux. Il est obligatoire à partir de la navigation semi-hauturière (6 à 60 milles d’un abri). Il doit être vérifié par une station agrée tous les 3 ans et le changement de la bouteille se fait lors de la troisième révision (9 ans). En principe, si tout est correct et que toutes les révisions ont été effectuées, la durée de vie est de 15 ans. Pour la révision, il doit être déposé soit dans un centre de collecte par exemple un accastilleur qui assure l’acheminement vers une station agrée soit directement dans une station. Certains constructeurs affichent le prix des révisions. En moyenne, comptez pour un 6 places côtier 459 euros et 469 euros pour un hauturier. A 9 ans, il y a en plus la ré-épreuve de la bouteille qui est de 115 euros.
Trousse à pharmacie
On trouve deux modèles, l’un dit semi-hauturier et un hauturier (prix de 30 à 50 euros). Mais, vous pouvez la composez vous-même en y mettant les éléments mentionnés dans division 240 que nous vous donnons dans le livre de bord Bloc Marine rien ne vous empêche d’ajouter les médicaments que vous souhaitez avoir. Tous les éléments contenus dans cette trousse ne doivent pas dépasser la date limite d’utilisation.
Balise de détresse
Une balise EPIRB programmée avec le numéro MMSI du bateau est obligatoire pour une navigation hauturière (plus de 60 milles d’un abri). Toutes possèdent un bouton test qui permet d’en vérifier le bon fonctionnement.
Feux à main, fusées, fumigènes

A partir d’une navigation côtière (2 à 6 milles d’un abri), un jeu de 3 feux à main est demandé. Pour une navigation semi-hauturière et hauturière, on doit être équipé en plus de trois fusées parachute et de deux fumigènes. Les dates limites d’utilisation sont indiquées sur les produits. A titre indicatif, en moyenne, 3 feux rouges à main vous couteront 40 euros et un coffret hauturier composé de 3 fusées parachute, de 3 feux rouge à main et de 2 fumigènes vous coûtera 220 euros.
Les éclairages
Pour la recherche d’un homme à la mer, il est demandé un éclairage (fixe ou portatif). Pour une navigation de nuit (toute catégorie), des feux de navigation sont obligatoires. La bouée de sauvetage doit être munie d’un dispositif de feu (feu à retournement). Les gilets de sauvetage doivent être équipés d’un éclairage individuel étanche d’une autonomie minimum de 6 heures. Un éclairage individuel (lampe torche, bâton de cyalume, etc.) est également demandé. Tous ces éclairages doivent être en état de marche.
Nos conseils
Ne pas attendre la dernière minute pour vérifier votre matériel de sécurité. Certains demandent du temps. Pour un radeau de sauvetage, comptez au minimum un mois. N’hésitez pas à changer toutes les piles des appareils autonomes (GPS, éclairage, pendule, etc.). Sur certains appareils, vous pouvez utiliser des accus rechargeables (format piles) sur prise USB, c’est plus économique et plus fiable.