Avec son plus grand yacht jamais construit, Riva change d’échelle sans renier son style

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Long de près de 55 mètres, construit entièrement en aluminium et maintenu sous la barre des cinq cents GT, le nouveau Riva 54Metri marque une étape importante dans l’histoire du chantier italien. Plus qu’un simple navire amiral, ce superyacht veut porter l’élégance Riva dans une nouvelle dimension, entre design sculptural, technologie embarquée et art de vivre au plus près de l’eau.

Riva entre dans une nouvelle ère. Avec le 54Metri, le célèbre chantier italien signe le plus grand yacht jamais construit sous son nom. Une étape symbolique pour une marque dont l’histoire, commencée en 1842 sur les rives du lac d’Iseo, reste associée à quelques-unes des silhouettes les plus iconiques du yachting mondial. Présenté comme le nouveau navire amiral de la gamme, ce superyacht de 54,83 mètres de long pour 9,18 mètres de large a été construit entièrement en aluminium. Sa jauge brute, contenue sous les cinq cents GT, lui permet de conjuguer volumes généreux, élégance formelle et cohérence technique. Le projet a été développé par Officina Italiana Design, le studio fondé par Mauro Micheli et Sergio Beretta, en collaboration avec le Product Strategy Committee et le département ingénierie du Ferretti Group.
Dès les premières lignes, le 54Metri affirme son ambition : conserver l’ADN de Riva, tout en l’étirant à une échelle rarement atteinte par la marque. La silhouette reste basse, tendue, sportive, portée par des lignes nettes et des volumes équilibrés. Les teintes Moon Grey, London Grey et Bright Black, relevées par des détails en acier poli, renforcent cette impression de puissance maîtrisée. La ligne d’eau aquamarine, signature de la maison, rappelle immédiatement l’univers Riva.
Pour Stassi Anastassov, directeur général mondial du Ferretti Group, ce modèle dépasse le simple record de taille. « Le Riva 54Metri est bien plus que le plus grand Riva jamais construit. Il est l’expression de plus de cent quatre-vingts ans de savoir-faire, d’innovation et de recherche intransigeante de la beauté. Ce qui rend Riva unique, c’est sa capacité à respecter son extraordinaire héritage sans jamais en devenir prisonnier. Nous sommes fiers des icônes qui ont façonné notre histoire, mais notre responsabilité est de créer les icônes de demain. Ce yacht incarne cette philosophie. »

Une relation directe avec la mer

Le cœur du projet repose sur une idée simple : ouvrir le yacht vers l’extérieur et renforcer le lien avec l’eau. À l’arrière, la plateforme transformer mène à une vaste beach area de 42,5 m², organisée autour d’une piscine de quatre mètres par deux. Celle-ci dispose de réservoirs d’eau douce et d’un système de chauffage, avec une particularité pratique : elle peut rester pleine même lorsque le yacht navigue. De part et d’autre, deux pavois rabattables ajoutent vingt mètres carrés supplémentaires à l’espace disponible. La plage arrière dépasse ainsi les soixante mètres carrés, transformant la poupe en véritable terrasse flottante. Un peu plus haut, le cockpit principal, lui aussi prolongé par des terrasses latérales rabattables, offre quarante-cinq mètres carrés supplémentaires, avec canapé, fauteuils, chaise longue et bar extérieur.
Cette recherche d’ouverture se retrouve dans l’ensemble du plan de pont. Les grandes baies vitrées, les espaces panoramiques, les circulations fluides et les zones extérieures multiples donnent au yacht une respiration très contemporaine. L’objectif n’est pas seulement d’ajouter du volume, mais de créer une continuité naturelle entre salon, cockpit, mer et lumière.
Mauro Micheli et Sergio Beretta résument l’esprit du dessin en ces termes : « Le Riva 54Metri est un yacht élancé et élégant, un équilibre subtil entre sportivité et sophistication. Il atteint une harmonie rare entre volumes, proportions et masses, jusqu’à devenir presque un objet sculptural. Quelques éléments distinctifs, comme l’inclinaison vers l’avant du rouf et du pare-brise, ou les lignes angulaires de la poupe reprises par les mains courantes en acier des ponts supérieurs, lui donnent une identité forte, immédiatement reconnaissable comme appartenant à l’univers Riva. »

Quatre ponts, dix invités et une suite propriétaire spectaculaire

Le Riva 54Metri se déploie sur quatre ponts, avec un ascenseur central reliant les ponts principal, supérieur et inférieur. À bord, le yacht peut accueillir jusqu’à dix invités, répartis entre quatre cabines et une suite propriétaire située à l’avant du pont principal. L’équipage dispose de cinq cabines doubles, auxquelles s’ajoute la cabine du capitaine, placée à proximité de la timonerie. À l’intérieur, Riva joue la carte des matériaux nobles et des contrastes maîtrisés. Le teck naturel dialogue avec les marbres Sahara Noir de Tunisie et Bianco Rhino d’Afrique, les cuirs, les surfaces laquées et l’acier poli. Le grand salon principal associe un espace lounge lumineux à une salle à manger pour dix convives, autour d’une table posée sur une plateforme en marbre Bianco Rhino. Une télévision de soixante-cinq pouces, dissimulée dans le plafond, disparaît lorsqu’elle n’est pas utilisée.
La suite propriétaire occupe toute la largeur du yacht. Elle comprend un espace bureau, de vastes rangements, une chambre baignée de lumière grâce à de grandes fenêtres ouvrantes, deux dressings et une salle de bains habillée de marbre, avec douche hydromassante et chromothérapie. Sur le pont inférieur, deux cabines VIP et deux cabines invités reprennent la même palette de matériaux, dans une ambiance plus intime mais toujours très travaillée.

Des espaces extérieurs pensés pour vivre dehors

Le pont supérieur a été conçu comme un espace de réception et de convivialité. Le sky lounge, élégant et ouvert sur l’extérieur, s’accompagne d’une grande zone arrière divisée entre salon extérieur et salle à manger en plein air pour dix personnes. À l’avant, Riva introduit l’une des solutions les plus ingénieuses du projet : deux grands bains de soleil dissimulent une zone technique semi-couverte destinée au lancement des water toys, dont un tender Williams 625 et deux jet-skis.
Au sommet, le sun deck dépasse les cent mètres carrés. Il concentre l’une des plus belles promesses du yacht : deux grands bains de soleil à l’arrière, un jacuzzi pouvant rester rempli en navigation, un vaste salon central, une salle à manger abritée par le hard-top et un bar américain entièrement équipé. Comme sur le reste du bateau, les circulations invités et équipage sont séparées afin de garantir un service discret et continu.

Technologie, autonomie et confort de navigation

Sous ses lignes de yacht de prestige, le Riva 54Metri embarque une architecture technique de haut niveau. Il est propulsé par deux moteurs MTU 12V2000 M96L de 1 432 kW chacun, associés à des hélices fixes à six pales. Cette configuration lui permet d’atteindre dix-huit nœuds en vitesse maximale et d’afficher une autonomie d’environ 3 600 milles nautiques à onze nœuds.
Le confort en mer comme au mouillage repose sur quatre stabilisateurs électriques Naiad Dynamics, conçus pour réduire le roulis. Plus compacts et plus silencieux que des systèmes hydrauliques traditionnels, ils participent également à limiter le tirant d’eau à 2,25 mètres. Deux générateurs Zenoro de 118 kW chacun assurent l’alimentation électrique, complétés par un convertisseur de fréquence de dernière génération pour garantir une alimentation stable dans les ports du monde entier.
La connectivité a également été placée au cœur du projet. Le yacht intègre des antennes TVSAT, le haut débit satellitaire Starlink et une compatibilité OneWeb. Un système de cybersécurité intégré protège les réseaux, les données et les équipements embarqués. À bord, les interfaces domotiques développées par VideoWorks permettent de piloter éclairage, ambiances, audio-vidéo et fonctions de confort depuis des appareils dédiés, notamment des iPad.
La timonerie adopte, elle aussi, une approche très contemporaine. Elle réunit équipements de navigation, communication, sécurité, système Full ECDIS, grand écran central de quarante-quatre pouces, deux écrans de vingt-sept pouces et trois écrans tactiles de vingt-quatre pouces. Le poste de pilotage associe cuir, acier, surfaces techniques mates et sièges noirs, dans un esprit plus proche d’un salon de luxe que d’une passerelle traditionnelle.

Un nouveau chapitre pour Riva

Avec sa coque et sa superstructure en aluminium, sa jauge de 499 GT et sa classification Lloyd’s Register, le Riva 54Metri revendique les plus hauts standards internationaux en matière de construction, de sécurité et d’ingénierie navale. Mais au-delà de la fiche technique, c’est surtout la portée symbolique du projet qui retient l’attention.
Riva ne se contente pas d’agrandir son univers. La marque cherche ici à prolonger son héritage sans le figer, à transposer son élégance historique dans le monde des grands superyachts contemporains. Le 54Metri n’efface pas les Aquarama, les runabouts mythiques ni les modèles qui ont construit la légende du chantier. Il tente plutôt d’en écrire la suite, avec les codes d’aujourd’hui : plus d’espace, plus de technologie, plus de silence, plus de contact avec la mer.
Dans le paysage très concurrentiel du yachting de luxe, ce nouveau navire amiral rappelle que Riva reste une signature à part. Une signature où la performance ne cherche jamais à prendre le dessus sur la ligne, où l’innovation doit rester invisible quand elle sert le confort, et où chaque détail compte pour maintenir cette impression rare : celle d’un yacht spectaculaire, mais jamais ostentatoire.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.