Catamarans à moteur : pourquoi tous les grands chantiers se lancent sur ce marché prometteur ?

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Longtemps considéré comme une curiosité réservée à quelques amateurs de grands volumes, le catamaran à moteur s’impose désormais comme l’un des segments les plus dynamiques de la plaisance. Plus stable, plus habitable et potentiellement plus sobre qu’un monocoque de puissance et de volume comparables, il séduit aussi bien d’anciens voileux que des propriétaires de vedettes. Au point de pousser les grands chantiers européens à revoir leurs gammes…

Le catamaran à moteur a longtemps fait figure d’ovni sur les pontons. Les propriétaires de vedettes le trouvaient trop large, disgracieux, tandis que les passionnés de voiliers ne voyaient en lui qu’un catamaran auquel on aurait retiré l’essentiel : son gréement. En seulement quelques années, le paysage a bien changé.

Dans les grands salons européens, les power-catamarans ne sont plus relégués à quelques places en bout de ponton. Les nouveautés se multiplient et, surtout, les constructeurs qui s’y intéressent ne sont plus seulement les spécialistes historiques du multicoque. Fountaine Pajot est depuis longtemps présent sur ce marché. Bali a transposé au moteur une partie de sa philosophie tournée vers les grands volumes. Prestige a bâti une gamme dédiée autour des M48, M6, M7, M8EVO et autres développements à venir. Jeanneau a, à son tour, installé les TH33 et TH38 dans son catalogue. Cette évolution est particulièrement intéressante parce qu’elle intervient au moment même où le marché nautique européen connaît une phase de ralentissement après l’euphorie des années post-Covid. Autrement dit, les industriels ne se lancent pas dans le powercat parce que tout se vend. Ils y vont précisément parce qu’ils considèrent ce segment comme une source de croissance à moyen terme.

 

Deux coques pour changer la manière de vivre à bord

Pour comprendre l’attrait du catamaran à moteur, il faut commencer par oublier quelques minutes la vitesse maximale, la puissance brute ou la consommation. Il suffit de monter à bord. À longueur égale, un catamaran propose généralement beaucoup plus d’espace qu’un monocoque. La raison est assez simple : ses deux coques fines sont reliées par une plateforme centrale sur laquelle prennent place le carré, la cuisine et parfois une véritable terrasse ouverte sur le cockpit. Sur un monocoque de 12 mètres, l’espace intérieur reste contraint par la forme de la coque. Plus on descend, plus celle-ci se resserre. Sur un catamaran de même longueur, la nacelle crée au contraire une véritable pièce à vivre. Et la différence est spectaculaire ! C’est d’ailleurs l’une des raisons du succès du catamaran à voile en location. Une famille qui passe une semaine à bord découvre rapidement le plaisir de disposer de plusieurs zones de vie, de cabines séparées et d’un cockpit largement ouvert. Le powercat reprend cette recette et l’accentue encore.

Plus de mât, plus de bôme, plus d’écoutes ni de rails à intégrer dans le plan de pont. Toute la partie centrale peut être pensée uniquement autour de la circulation et du confort. Or, en croisière, la majeure partie du temps se passe rarement en navigation. Comme nous l’évoquons régulièrement pour les bateaux destinés à la grande croisière, le confort au mouillage devient rapidement plus important que le gain d’un ou deux nœuds entre deux escales. Pour une famille qui navigue quelques heures avant de passer le reste de la journée au mouillage, la logique du catamaran devient alors particulièrement séduisante.

 

Une stabilité qui rassure les équipages

Le deuxième argument apparaît dès que le bateau s’arrête. Un catamaran roule généralement moins qu’un monocoque. Sa largeur importante et ses deux coques espacées offrent une stabilité naturelle appréciable. Ce détail prend vite de l’importance lorsqu’une petite houle entre de travers dans un mouillage… Sur une vedette étroite, le roulis peut rendre une nuit particulièrement désagréable. Sur un powercat, les mouvements restent souvent beaucoup plus contenus.

Cette stabilité constitue également un argument pour certains plaisanciers qui naviguent avec de jeunes enfants ou avec des équipiers peu amérinés. Le catamaran donne rapidement une impression de sécurité et de confort. Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse. Un multicoque possède ses propres mouvements. Dans une mer courte prise de face, chaque coque peut rencontrer les vagues à un moment légèrement différent. La nacelle centrale peut également frapper la surface lorsque le bateau est trop chargé ou lorsque la hauteur sous nacelle est insuffisante. 

Deux coques ne suffisent donc pas à transformer un bateau en tapis volant. La finesse des flotteurs, le déplacement, la hauteur de nacelle et la répartition des masses restent déterminants. Un powercat bien conçu peut être remarquable en mer. Un autre, trop lourd ou trop bas sur l’eau, peut rapidement devenir inconfortable.

 

La consommation, argument décisif

C’est néanmoins sous la ligne de flottaison que se trouve peut-être la vraie révolution. Pour transporter un volume comparable, un catamaran utilise deux coques généralement beaucoup plus fines que la seule et unique d’un monocoque. À vitesse raisonnable, cette architecture permet de limiter la résistance hydrodynamique. En clair, un powercat n’a pas forcément besoin de puissances gigantesques pour naviguer efficacement. Il faut bien sûr rester prudent avec les chiffres souvent avancés par les constructeurs. Affirmer qu’un catamaran consomme systématiquement 30 ou 40 % de moins qu’un monocoque n’a guère de sens si l’on ne compare pas des bateaux de poids, de volume et de vitesse similaires. Mais le principe est bien réel.

À vitesse économique, souvent comprise entre 8 et 12 nœuds pour les unités conçues pour le voyage, les deux coques fines permettent d’atteindre des consommations particulièrement intéressantes au regard du volume habitable. L’autonomie augmente mécaniquement. Et dans une époque où le coût du carburant et l’impact environnemental prennent de plus en plus de poids dans les choix des plaisanciers, cette caractéristique devient un argument commercial majeur. Le catamaran à moteur n’est plus uniquement un bateau spacieux. Il peut devenir un véritable bateau de voyage.

 

Une clientèle venue du moteur… mais aussi de la voile

C’est peut-être là que se trouve l’un des changements les plus intéressants. Le catamaran à moteur ne séduit plus seulement les propriétaires de vedettes désireux de gagner de l’espace. Il attire aussi des navigateurs qui ont longtemps navigué à la voile. Le phénomène est particulièrement visible sur des profils de plaisanciers expérimentés et âgés qui souhaitent continuer à voyager tout en réduisant les contraintes physiques. Prendre un ris, affaler une grand-voile dans 25 nœuds ou manœuvrer un gennaker n’a rien d’insurmontable pour un équipage entraîné. Mais avec les années, certains propriétaires recherchent naturellement une navigation plus simple. Le catamaran à moteur offre alors une transition assez logique. On conserve l’espace, le faible roulis et la philosophie générale du catamaran, mais on élimine la gestion du gréement. Deux moteurs, un pilote automatique efficace et, sur de nombreux modèles récents, des systèmes de joystick permettent de manœuvrer avec beaucoup moins d’efforts… C’est exactement la logique que l’on retrouve chez certains retraités qui choisissent un bateau à moteur pour continuer à naviguer sans imposer à l’équipage des manœuvres devenues trop physiques. Le powercat se situe ainsi à la rencontre de deux marchés : celui du motoryacht et celui de la grande croisière.

 

Les chantiers français particulièrement bien placés

Cette évolution donne un avantage considérable aux constructeurs européens, et notamment français. La France possède depuis plusieurs décennies une véritable industrie du catamaran. Les grands chantiers maîtrisent la fabrication de vastes pièces composites, les nacelles structurelles, l’assemblage de deux coques et l’industrialisation de plateformes très larges. Pour eux, passer de la voile au moteur demande naturellement des adaptations importantes, mais les bases industrielles existent déjà. Fountaine Pajot a ainsi développé depuis longtemps une véritable gamme moteur, aujourd’hui incarnée par des unités de voyage et de grand luxe. Bali a suivi une autre voie en appliquant au catamaran moteur sa volonté de proposer des volumes intérieurs généreux et de la continuité entre cockpit et carré. Prestige propose quant à lui une lecture différente. Ses modèles de la série M ne sont pas présentés comme des catamarans à voile débarrassés de leur mât, mais comme de véritables motoryachts dessinés autour de l’architecture multicoque…

Le powercat de nouvelle génération n’est plus un dérivé d’un voilier mais bien un bateau pensé dès le départ autour de deux coques et d’un programme précis. L’arrivée de Jeanneau avec ses TH33 et TH38 confirme cette évolution. Quand un constructeur historiquement associé aux monocoques à voile et à moteur décide d’installer une gamme de powercats dans son catalogue, le signal envoyé au marché est difficile à ignorer…

 

Le port reste le principal problème

Tout semble presque parfait. Jusqu’au moment d’arriver à la capitainerie. Car la principale qualité du catamaran au mouillage devient son principal défaut au port : sa largeur. Un monocoque de 12 mètres affiche généralement autour de quatre mètres de bau. Un catamaran de longueur comparable peut largement dépasser cinq mètres et parfois s’approcher des six mètres… Dans le carré, ces deux mètres supplémentaires sont un bonheur. Dans une marina méditerranéenne au mois d’août, ils peuvent devenir un véritable casse-tête. Les places capables d’accueillir des multicoques sont moins nombreuses. Certaines marinas appliquent également des tarifs spécifiques, parfois très largement plus élevés, allant jusqu’à un facteur 2. Il faut aussi penser à la maintenance. Toutes les grues ne peuvent pas lever de très gros catamarans et tous les terre-pleins ne disposent pas d’une largeur suffisante pour les accueillir. Le propriétaire qui envisage de vivre principalement au mouillage sera relativement peu pénalisé. Celui qui rêve de parcourir la Côte d’Azur ou les Baléares en changeant de marina tous les deux jours devra intégrer ce paramètre avant même l’achat. Comme souvent en bateau, le programme de navigation doit guider le choix bien davantage que la mode.

 

Facile à manœuvrer, mais sensible au vent

La largeur apporte cependant un autre avantage : les deux moteurs sont très éloignés l’un de l’autre. Cette configuration permet de faire pivoter le bateau presque sur place en mettant un moteur en avant et l’autre en arrière. Avec un peu de pratique, les manœuvres peuvent être étonnamment simples. Les systèmes électroniques modernes simplifient encore les choses. Sur certaines unités, le joystick permet de déplacer le bateau latéralement ou de le maintenir pratiquement en position. Mais gare au vent. Un powercat possède une surface latérale considérable. La nacelle, le flybridge et les superstructures constituent une véritable prise au vent. Lorsque celui-ci dépasse 20 ou 25 nœuds, les quelques mètres supplémentaires de largeur ne sont plus seulement synonymes de confort. Le bateau peut se déplacer latéralement beaucoup plus vite que prévu. Comme pour toutes les manœuvres portuaires par vent fort, l’anticipation devient essentielle…

 

Plus cher au mètre, pas forcément au mètre carré

Reste enfin la question du prix. À longueur égale, un catamaran coûte généralement plus cher qu’un monocoque. Deux coques signifient davantage de moules, de matériaux et d’aménagements. Il faut aussi installer deux lignes de propulsion et souvent doubler certains équipements. Comparer les deux uniquement en fonction de leur longueur devient cependant assez trompeur. Un powercat de 40 pieds peut offrir un volume habitable proche de celui d’un motoryacht bien plus long. Le véritable indicateur serait presque le prix au mètre carré habitable. Et c’est précisément ce changement de logique qui pourrait expliquer une partie du succès actuel. De nombreux plaisanciers ne cherchent plus uniquement un bateau capable d’atteindre 30 nœuds. Ils veulent une plateforme confortable pour passer plusieurs semaines ou plusieurs mois à bord. Le bateau devient alors moins un moyen de transport qu'un lieu de vie capable de se déplacer.

 

Une nouvelle famille de bateaux plutôt qu’une mode

Le powercat ne remplacera évidemment pas le monocoque à moteur. Ce dernier reste plus facile à loger dans une marina, plus simple à sortir de l’eau et, pour certains programmes, plus rapide ou plus agréable à piloter. Il ne remplacera pas davantage le catamaran à voile. Pour traverser un océan en utilisant une énergie gratuite et disponible presque partout, une voilure conserve un avantage difficile à contester.

Mais entre les deux s’est créé un espace considérable. Celui du plaisancier qui souhaite voyager longtemps, profiter de grands volumes, limiter sa consommation et simplifier au maximum les manœuvres. Le powercat répond exactement à cette attente. Lorsque les spécialistes historiques du multicoque continuent d’investir, que les constructeurs de motoryachts créent des gammes entièrement nouvelles et que des géants du monocoque arrivent à leur tour sur ce marché, il devient difficile de parler encore de niche. Le catamaran à moteur est probablement en train de vivre ce que le catamaran à voile a connu quelques décennies plus tôt : passer progressivement du statut de bateau atypique à celui d’alternative crédible. Avec une différence de taille. Cette fois, tous les grands chantiers semblent bien décidés à ne pas laisser passer la vague.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.