Livre de bord : une obligation qui peut tout changer

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Il dort souvent au fond de la table à cartes, à moitié rempli, parfois totalement oublié. Pourtant, dès 6 milles d’un abri, le journal de bord devient une obligation réglementaire. Et surtout, en cas d’avarie, de contrôle ou de sinistre, il peut prendre une valeur considérable pour reconstituer une navigation et les décisions du skipper. Encore faut-il savoir quoi y écrire, à quel rythme et avec quel niveau de précision.

Livre de bord : l’obligation que trop de plaisanciers découvrent trop tard

Il est 2 h 17 du matin. Le bateau file sous pilote automatique, grand-voile à deux ris et génois partiellement roulé. Une vingtaine de nœuds soufflent du nord-ouest, la mer est formée et le nouvel équipier de quart vient à peine de prendre son poste lorsqu’un choc sourd résonne sous la coque. Pas de voie d’eau visible. Pas d’alarme. Aucun changement brutal dans le comportement du bateau. Le skipper ralentit, inspecte les fonds, vérifie le safran et reprend sa route. Trois jours plus tard, au port, le bateau est sorti de l’eau. Une marque importante apparaît sous la coque et l’assureur commence à poser les questions classiques : à quelle heure le choc s’est-il produit ? À quelle position ? À quelle vitesse naviguait le bateau ? Quelle était la météo ? Quelles vérifications ont été effectuées immédiatement après ? Trois jours, plusieurs quarts et quelques nuits écourtées suffisent pour que les souvenirs deviennent approximatifs… À moins que quelqu’un ait écrit, au moment des faits : « 02 h 17, choc sous coque. Position relevée. Vitesse 6,4 nœuds. Inspection cale et safran. Pas d’entrée d’eau visible. Réduction à 4 nœuds. Nouveau contrôle trente minutes plus tard : RAS ». À cet instant, le simple carnet posé sur la table à cartes change complètement de statut.

À partir de 6 milles, ce n’est plus facultatif

La réglementation française est beaucoup plus claire sur le sujet que ne l’imaginent nombre de plaisanciers. Dès qu’un bateau navigue à une distance comprise entre 6 et moins de 60 milles d’un abri, il entre dans la catégorie semi-hauturière. Parmi les équipements imposés figure alors un journal de bord tenu à jour, contenant les éléments utiles au suivi de la navigation et à la sécurité du navire. Au-delà de 60 milles, on bascule en navigation hauturière. L’armement hauturier reprenant les exigences de l’armement semi-hauturier, l’obligation demeure. La règle est donc simple à retenir : à partir de 6 milles d’un abri, le journal de bord devient obligatoire. Attention toutefois à la notion d’« abri ». Il ne s’agit pas seulement de mesurer la distance qui sépare le bateau de la côte. Un abri doit permettre au navire et à son équipage de se mettre réellement en sécurité, compte tenu de la météo et des caractéristiques de l’unité. Une baie parfaitement accueillante par beau temps peut ainsi ne plus constituer un abri lorsque le vent tourne ou que la mer se lève. C’est précisément là que nombre de plaisanciers qui passent de la croisière côtière au semi-hauturier découvrent une nouvelle réalité réglementaire.

© Bloc Marine

Le carnet de bord n’est pas un journal intime

La réglementation ne demande pas de remplir un formulaire administratif complexe. Elle exige simplement que le journal soit tenu à jour et qu’il contienne les informations pertinentes pour suivre la navigation et la sécurité du bateau. Cette souplesse est plutôt bienvenue. Une traversée de la Méditerranée, une transatlantique ou trois jours de cabotage entre des îles ne demandent évidemment pas exactement le même niveau de détail. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse. Écrire « Départ Porquerolles, beau temps, arrivée Calvi » ne constitue pas vraiment un suivi de navigation. Le principe est finalement très simple : plusieurs jours ou plusieurs semaines après, le journal doit permettre de comprendre où se trouvait le bateau, dans quelles conditions il naviguait, ce qui s’est passé et pourquoi certaines décisions ont été prises. Un support structuré comme le Livre de bord du Bloc Marine facilite cette discipline. L’intérêt n’est pas de multiplier les cases à remplir, mais au contraire d’aider le skipper à conserver une méthode régulière sans transformer son quart en travail administratif.

La météo, la position… et surtout les décisions

Au départ, quelques informations essentielles suffisent : date, heure, point de départ, destination envisagée et météo prévue. Avant une traversée, noter les grandes tendances annoncées par METEO CONSULT Marine et l’heure de consultation du bulletin constitue une bonne habitude. En navigation, on ajoutera régulièrement la position, le cap, la vitesse, l’état de la mer, la force et la direction du vent, ainsi que les changements importants de voilure ou de régime moteur. Il n’est pas nécessaire de transformer le livre de bord en copie papier du traceur. Personne ne demande une position toutes les cinq minutes. Une inscription à chaque changement de quart ou à intervalles cohérents suffit généralement. En revanche, dès qu’un événement inhabituel survient, il faut devenir plus précis.

Panne de pilote automatique, alarme moteur, choc, voie d’eau, problème de gréement, blessure, intervention sur un équipement, appel VHF, changement important de route ou déroutement : toutes ces informations méritent d’être consignées. Mais le plus important vient juste après.

Une avarie n’est pas expliquée sans la réaction du skipper

Imaginons qu’à 23 h 40 le pilote automatique tombe en panne. Écrire simplement « panne pilote » ne dit pratiquement rien. Une entrée comme « 23 h 40 : pilote automatique hors service. Barre reprise manuellement. Voilure réduite. Équipage réveillé. Contrôle électrique effectué. Décision de poursuivre avec quarts raccourcis, météo stable » devient beaucoup plus intéressante. Pourquoi ? Parce qu’elle ne raconte plus seulement une panne. Elle explique la manière dont le skipper a géré le risque. Si, quatre heures plus tard, la fatigue de l’équipage impose de se dérouter vers un port plus proche, cette décision devra elle aussi être notée. En navigation hauturière, cette chronologie prend toute son importance. À quelques milles de son port d’attache, une panne se termine souvent par un retour anticipé. À cent milles au large, les décisions prises par le chef de bord peuvent engager la sécurité de l’équipage pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Le livre de bord permet précisément d’en conserver la trace.

Quand le livre de bord devient une pièce du dossier

Tant que tout se déroule normalement, le journal accompagne simplement la vie du bord. Lorsqu’un accident survient, sa fonction peut changer brutalement. Il ne faut cependant pas lui prêter des pouvoirs qu’il n’a pas. Un livre de bord de plaisance ne fait pas automatiquement foi contre tous les autres éléments disponibles. Son intérêt dépendra de sa régularité, de sa cohérence et de sa concordance avec les autres traces : données GPS ou AIS, photographies, messages envoyés depuis le bateau, communications radio, témoignages de l’équipage ou expertise technique. Mais un journal rempli au fil de l’eau possède évidemment une crédibilité bien différente d’un récit reconstitué plusieurs jours après les faits. La jurisprudence maritime montre d’ailleurs que les mentions inscrites dans un journal de bord peuvent participer à la reconstitution d’un sinistre et de sa chronologie. Les situations de la marine professionnelle et de la plaisance ne sont pas identiques, mais le principe demeure : ce qui est écrit au moment où l’événement se produit peut devenir précieux longtemps après.

Avec l’assurance, mieux vaut des faits que des souvenirs

Après un sinistre, un assureur cherchera logiquement à comprendre les circonstances exactes de l’accident. Où se trouvait le bateau ? À quelle heure l’événement s’est-il produit ? Quelles étaient les conditions météorologiques ? Le bateau a-t-il poursuivi sa route ? Quelles mesures ont été prises immédiatement ? Le livre de bord peut fournir une bonne partie de ces réponses. Cela ne signifie évidemment pas qu’un journal soigneusement tenu garantira une indemnisation. Celle-ci dépend du contrat, des garanties, des exclusions et des obligations de déclaration. À l’inverse, l’absence de quelques lignes dans un carnet ne signifie pas automatiquement qu’un assureur pourra refuser toute prise en charge, mais lorsqu’une discussion apparaît sur les circonstances de l’accident ou la conduite tenue après une avarie, disposer d’une chronologie précise simplifie considérablement les échanges.

À quoi ressemble un bon journal ?

Prenons une traversée fictive entre la Côte d’Azur et la Corse. À 7 h 10, le bateau quitte son mouillage. Le skipper note la destination prévue et le bulletin météo consulté avant l’appareillage : vent d’ouest à nord-ouest avec renforcement attendu dans l’après-midi. À 10 heures : position, vent 15 nœuds, mer peu agitée, grand-voile haute et génois, vitesse 6,2 nœuds. À 13 h 20, le vent atteint environ 22 nœuds. Un ris est pris. À 15 h 05, les prévisions actualisées confirment un renforcement plus rapide que prévu. Le skipper décide de réduire davantage la voilure et de modifier légèrement sa route pour améliorer le confort de l’équipage. À 17 h 40, une petite entrée d’eau est repérée dans le compartiment moteur. Après inspection, un collier de durite desserré est identifié. Moteur arrêté, collier resserré, cale asséchée. Nouveau contrôle quinze minutes puis une heure plus tard : aucune entrée d’eau. Cette page est excellente non parce qu’elle est longue, mais parce qu’elle raconte intelligemment la navigation. On comprend les conditions, leur évolution et surtout les décisions prises. C’est tout l’objectif du journal de bord…

Après un incident, bannir les grandes conclusions

Autre règle essentielle : rester factuel. Après une collision évitée de peu, mieux vaut écrire « feu rouge observé sur bâbord à 22 h 16, modification de cap de 30 degrés » plutôt que « l’autre bateau était totalement en tort ». Même chose après une panne moteur. « Alarme température déclenchée à 17 h 05, moteur coupé à 17 h 06 » vaut mieux que « moteur tombé en panne à cause d’une pièce défectueuse ». Les responsabilités et les causes techniques seront éventuellement établies plus tard.

Il faut également résister à la tentation de « nettoyer » son journal après un accident. Une erreur peut évidemment être corrigée, mais il vaut mieux conserver une trace claire de la modification que chercher à reconstruire après coup une histoire devenue miraculeusement parfaite. 

Papier ou numérique : le vieux cahier résiste bien

Traceurs, smartphones et tablettes enregistrent aujourd’hui automatiquement une quantité considérable d’informations. Route, position, vitesse et heure peuvent être conservées avec une précision redoutable et ces données sont extrêmement utiles. Mais tous les navigateurs connaissent également les faiblesses du numérique : batterie vide, panne électrique, tablette inutilisable ou smartphone tombé à l’eau… Le papier possède un avantage assez définitif : il ne tombe jamais en panne de batterie. En grande navigation, conserver un livre papier tout en sauvegardant les traces numériques constitue donc une excellente combinaison. L’électronique enregistre ce que fait le bateau ; le skipper écrit pourquoi il le fait et, cette nuance peut faire toute la différence.

De la contrainte réglementaire à la mémoire du bateau

Au début, remplir un livre de bord peut donner l’impression d’ajouter une corvée à la navigation. Puis le geste devient naturel. Quelques minutes suffisent pour inscrire l’essentiel. Avec les années, le document finit même par changer de dimension. On y retrouve une première navigation de nuit, un coup de vent mémorable, une arrivée au lever du jour, une avarie qui paraissait dramatique sur le moment ou les premières heures de barre d’un enfant devenu depuis équipier confirmé. Le livre de bord devient peu à peu la mémoire du bateau. Mais derrière cette dimension sentimentale demeure une réalité beaucoup plus sérieuse. Le jour où plus personne ne se souvient exactement si l’alarme moteur s’est déclenchée avant ou après la perte de puissance, à quelle heure le bateau a heurté quelque chose ou quelle dégradation météo a conduit le skipper à changer de route, il est trop tard pour commencer à écrire… Comme beaucoup d’équipements de sécurité, le livre de bord paraît presque superflu tant que tout va bien. Jusqu’au jour où quelques lignes écrites au bon moment deviennent les plus importantes du bateau !

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.