
Les concurrents, qu’ils soient positionnés du Nord au Sud sur leur route orientale, devaient croiser les doigts pour que le vent leur soit le plus favorable.
Louis-Maurice Tannyères (Joanna) confié depuis le bord du PSP Flamant aux bons soins de la vedette rapide des secouristes du port de La Corogne, à 0 h 46, les nouvelles étant rassurantes ce matin sur sa blessure à l’épaule, le bâtiment de la Marine nationale a taillé bon train sa route vers Gijón pour reprendre contact avec la flotte. Dès potron-minet, les concurrents de cette Solitaire du Figaro-Éric Bompard Cachemire progressaient de conserve à une vitesse toujours soutenue. Un vent à tendance Nord-Ouest les propulsant sur leur route orientale. A moins de 60 milles de l’arrivée, alors qu’ils s’inquiétaient hier de savoir à quelle sauce ils allaient être cuisinés, le cap Ortegal passé, Eole leur soufflait dans le tableau arrière avec un vent d’une douzaine de nœuds.
A la lecture du classement de 5 heures depuis le bateau Direction de Course, juste avant le « Tout Va Bien », Gildas Morvan (Cercle Vert) a découvert que sa superbe de la veille avait été quelque peu ébranlée. Certes, il pointait toujours en tête mais les écarts avec la concurrence et par rapport au but étaient dérisoires. Il fallait donc regarder à l’AIS le positionnement de tous. Sans surprise, celle-ci ce présentait sur trois paliers. Du Nord au Sud, une vingtaine de milles séparait les extrémistes. Chacun ayant opté pour un camp afin de s’émanciper. Au Sud, Gildas Morvan était toujours accompagné aux basques par Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls). Dans la vision médiane de la situation, Yann Éliès (Groupe Queguiner-Leucémie Espoir), Thierry Chabagny (Gedimat), Yoann Richomme (DLBC) ou Jérémie Beyou (Maître CoQ) bandaient toujours leurs arcs vers leur cible. Au Nord, l’école buissonnière était emmenée par le « Professeur » Michel Desjoyeaux (TBS) avec à ses côtés les élèves Alexis Loison (Groupe FIVA) et Paul Meilhat (Skipper Macif 2011).
Difficile de dire qui aura les clés de la marina du port de Gijón. D’autant plus que le vent, décidément incorrigible, allait peut-être jouer encore plus les filles de l’air. La dernière falaise et ses éoliennes se tenant prête à les narguer. Qu’ils soient audacieux au Nord ou impétueux en bordure du littoral qui a 9 h progressaient au reaching depuis peu, les écarts ne seront sans doute pas énormes au terme de cette deuxième étape. C’est en tous les cas ce que devait souhaiter Yann Éliès, le leader au classement général. Verdict dans le milieu de l’après-midi.