Alexia Barrier, 100e jour de mer à bord de TSE-4myplanet

Vendée Globe
Mardi 16 février 2021 à 17h34

Aujourd’hui 16 février 2021, Alexia Barrier, skipper de TSE-4myplanet, navigue depuis 100 jours sur ce Vendée Globe. Elle revient sur sa longue route qui l’a menée au départ de ce tour du monde à la voile sans escale et sans assistance, un parcours semé d’embuches, de rencontres et de victoires. Alexia devrait boucler ce tour du monde dans une dizaine de jours sur la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne.

©Alexia Barrier / TSE - 4myPlanet
Aujourd’hui 16 février 2021, Alexia Barrier, skipper de TSE-4myplanet, navigue depuis 100 jours sur ce Vendée Globe. Elle revient sur sa longue route qui l’a menée au départ de ce tour du monde à la voile sans escale et sans assistance, un parcours semé d’embuches, de rencontres et de victoires. Alexia devrait boucler ce tour du monde dans une dizaine de jours sur la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne.

Donner du sens

« En 2010, je partais pour une première tentative de tour du monde sur un Imoca, celui de Philippe Monnet, un tour du monde hors-course, pour la science et l’éducation intitulé 4myplanet Tour. L’opportunité était de m’entraîner pour le Vendée Globe, course à laquelle je rêve depuis mon plus jeune âge, de vivre cette première expérience et prouver qu’on peut allier la course au large et la préservation de l’océan. A ce challenge, j’ai ajouté un volet pédagogique en embarquant les kids 4myplanet dans mes aventures et inspirer ces enfants pour leur donner envie de devenir des adultes responsables, des conquérants prêts à foncer pour réaliser leurs rêves. »

Jamais seule en solitaire

« Depuis 10 ans, ce sont enchaînés des rencontres, des déceptions, des fausses joies, des courses comme la Solitaire du Figaro, le Tour de France à la voile, des courses transatlantiques en solitaire, en double et en équipage. L’objectif est resté le même pendant toutes ces années : participer au Vendée Globe. Et en 2018, j’ai eu la chance de pouvoir acheter mon vieux bateau, le Pingouin.

Depuis 10 ans, nous avons fédéré un nombre incroyable de personnes et d’entreprises autour du projet, des partenaires, des amis, la famille, des bénévoles, des inconnus, des intermittents du spectacle, des PDG. Tous sont venus un jour visser un écrou, m’aider à porter une voile ou encore me trimballer d’un endroit à un autre, m’encourager, m’aider à trouver des sous, des sponsors. Je pense à cette énergie absolument incroyable, que ce projet de Vendée Globe a mis en lumière, l’énergie des êtres humains qui vont ensemble vers un objectif beaucoup plus grand qu’eux. Et pour moi, c’est tout cela mon premier Vendée Globe, la reconnaissance des personnes qui ont été là pendant 1 minute, 1 heure, 1 semaine, 1 mois, 1 an ou plus. Depuis 10 ans à mes côtés, ils m’ont permis de réaliser ce rêve, ce projet sportif pour la science et l’éducation, pour (4)myplanet. Je suis sûre que cela leur a donné l’envie et des idées de réaliser des projets personnels, de changer le monde, de changer eux-mêmes, et ça va au-delà d’une course à la voile, c’est une fantastique aventure humaine. »

Se dire que rien n’est impossible !

« Cela fait maintenant 100 jours que je suis en mer, j’ai navigué en donnant tout ce que je pouvais sans aucun regret. Deux mois seulement avant le départ du Vendée Globe nous avons dû changer la quille du bateau. Avec 7 voiles au lieu de 8, des vieilles et des neuves, je suis partie faire ce tour du monde par les 3 caps. Des partenaires, tels que Biotronik, le Département des Alpes-Maritimes et les membres du Club 4myplanet, se sont ralliés au projet depuis le début en 2018. Et puis cette bonne surprise, incroyable au mois d’août, TSE nous appelle pour devenir co-partenaire titre et nous permettre de préparer le bateau à 3 mois du départ. Se dire que rien n’est impossible ! On a signé le partenariat avec TSE dans ce contexte complètement « crazy » de pandémie. Nous avons signé ce contrat de partenariat sans se connaître, sans s’être vus en vrai et quand je vais mettre les pieds sur le ponton des Sables d’Olonne, pour la première fois, je vais rencontrer mon sponsor titre ! J’ai vraiment hâte de le remercier du fond de mon cœur.

Grâce à TSE, on a pu fiabiliser le bateau, aller chez Michel Desjoyeaux, faire un chantier incroyable, avec une équipe de préparateurs absolument formidables, et ça je l’ai ressenti tout au long de cette course. Même si je ne figure pas en tête du classement, même si je suis loin derrière et encore en mer, je sais que nous avons tous travaillé dur, très dur pour en être là. Alors je continue Actuellement au large du Cap Vert, je poursuis ma longue route jusqu’à l’arrivée en donnant le meilleur de moi-même avec la satisfaction du travail accompli, sans peur et sans regret. »

Aimer, Oser, Partager pour la Planète

« La motivation vient aussi de ces dizaines de milliers d’enfants, encore accrochés à la carto, alors qu’il ne reste plus beaucoup de bateau sur l’eau. Ces enfants, qui m’encouragent, me racontent comment ils ont mis en œuvre leurs projets, leurs aventures avec leurs amis comme leur famille et que cela leur ouvre de nouveaux horizons. Grâce à cette aventure du Vendée Globe, et ça n’a pas de prix !

Et puis, il y a la contribution à la recherche scientifique avec ce formidable partenariat avec l’UNESCO, la décennie pour la recherche sur l’océan qui s’est ouvert fin janvier de cette année, c’est absolument formidable. »

« J’ai hâte d’arriver pour retrouver tous les gens qui m’ont aidée, ceux que je connais comme tous ceux que je ne connais pas et qui m’encouragent. A tous ceux qui m’ont envoyé cette énergie pendant le tour du monde, je voudrai les serrer très fort dans mes bras, serrer toutes les équipes de TSE, de Biotronik et des personnes qui auront fait le déplacement malgré ce contexte particulier. Cette aventure révèle encore une fois des choses très positives, dont la capacité de l’être humain à se renouveler, se reconstruire et se réinventer quoi qu’il advienne. »

Actuellement 24e, Alexia évolue au large du Cap Vert et espère franchir la ligne d’arrivée entre le 26 et le 27 février 2021.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.