Transat en double : Nils Palmieri et Julien Villion (TeamWork), premiers sur la ligne à Gustavia

Course au large
Lundi 31 mai 2021 à 7h11

Lundi 30 mai à 00h08 (heure de métropole), Nils Palmieri et Julien Villion ont remporté la 15e Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy au terme d’une bataille intense et accrochée face aux 17 autres duos engagés. Le binôme de TeamWork a terminé cette première transatlantique en Figaro Bénéteau 3 en un temps record : 18 jours 05 heures 08 minutes et 03 secondes. Ils ont été accueillis dans une ambiance de folie en approche de la ligne d’arrivée puis sur le port de Gustavia, devant un public très nombreux, enthousiaste et heureux de partager ce beau moment festif, au soleil couchant.

Nils Palmieri et Julien Villion (TeamWork), vainqueurs de la 15e édition ©La Transat en Double
Lundi 30 mai à 00h08 (heure de métropole), Nils Palmieri et Julien Villion ont remporté la 15e Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy au terme d’une bataille intense et accrochée face aux 17 autres duos engagés. Le binôme de TeamWork a terminé cette première transatlantique en Figaro Bénéteau 3 en un temps record : 18 jours 05 heures 08 minutes et 03 secondes. Ils ont été accueillis dans une ambiance de folie en approche de la ligne d’arrivée puis sur le port de Gustavia, devant un public très nombreux, enthousiaste et heureux de partager ce beau moment festif, au soleil couchant.

C’est finalement l’option nord qui a été gagnante. Combatifs, tenaces et inspirés stratégiquement, Nils Palmieri et Julien Villion ont réalisé un coup de maître pour leur première participation à la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy, devançant une multitude d’autres duos de grande qualité. Tous deux âgés de 33 ans, les marins décrochent une grande et belle victoire dans une épreuve très relevée. Après Pietro d’Ali en 2006, Nils Palmieri devient le deuxième skipper étranger à remporter l’épreuve. À Gustavia, ils ont reçu un accueil à la hauteur de leur performance et de leur investissement. 

Tous les deux bizuths de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy, Nils Palmieri et Julien Villion frappent un grand coup en arrivant les premiers à Gustavia, à Saint-Barthélemy. Partisans de l’option nord, les deux hommes ont toujours cru à leur option, même quand les routages semblaient avantager les « sudistes ». Leur objectif a toujours été de rester en tête de leur groupe, ce qu’ils sont parvenus à faire avec brio. Ils battent le record de l’épreuve de 6 heures 40 minutes et 19 secondes.

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Arrivée de Nils Palmieri et Julien Villion© La Transat en Double

Les chiffres :

Heure d'arrivée : 00:08:03 (heure de métropole)

Temps de course : 18j 05h 08min 03s

Nombre de milles parcourus : 4239,41 nm

Vitesse moyenne : 9,70 nœuds

Avant de fêter dignement leur sacre, ils ont livré leurs premières réactions, forcément très attendues. Morceaux choisis.

Nils Palmieri : « C’est un truc de malade, on n’en revient toujours pas ! »

 « Gagner une transat, ça a énormément de valeur. Je suis hyper content pour Julien et pour moi. Julien le méritait vraiment car c’est un super bon gars, il est hyper fort. C’est un truc de malade, on n’en revient toujours pas ! En plus, on a eu trois ou quatre dernières journées horribles avec beaucoup de sargasses et des grains. Depuis que j’ai su que je naviguais avec Julien, je me suis dit qu’elle était pour nous cette Transat en Double. J’ai senti qu’on avait vraiment quelque chose à jouer.

Le bateau est super bien préparé, Julien est hyper talentueux. Je commence à bien connaître le Figaro et dès le début, j’ai compris que nous n’avions rien laissé au hasard. Nous avions vraiment une super belle carte à jouer. On était tout le temps dessus, on faisait des quarts très, très courts. On allait tout le temps au charbon pour libérer la quille des sargasses et pour prendre les bonnes risées. Julien et moi, nous sommes assez touche-à-tout, assez polyvalents. Il y a plein de moments dans la Transat où on s’est retrouvé à dire : « on pourrait régler le bateau comme ça ou comme ça. Il n’y a jamais eu de désaccord, il y a toujours eu des compromis car on vient de la même école.

Julien c’est un grand météorologue. Tout ce qu’il disait, je le comprenais et inversement. Cette victoire est vraiment magnifique car il y a tout et notamment la compétition. On en a bavé tous les deux, ensemble. C’était une grande émotion. Cette arrivée fait chaud au cœur. Nous sommes contents avec Julien de donner de la bonne énergie sur cette arrivée, c’est fabuleux ! »

Julien Villion : « Elle est ouverte cette transat, elle est dure, elle est belle »

 « Le Figaro Bénéteau 3, ce n’est pas du tout le même engagement que le précédent. Je crois que je ne me suis jamais autant donné que depuis 48-72 heures. J’ai cru qu’on n’allait pas y arriver. C’est une transat longue et nous n’avions pas d’information météo sur cette partie de l’Atlantique, sur la fin, jusqu’à quelques jours avant de prendre la décision de la route nord. On avait préservé notre chance de pouvoir jouer différents trucs.

On a eu un long apéro un soir au moment de la sortie des fichiers météo et j’ai présenté mon idée à Nils. Je lui ai dit, voilà l’état des lieux, je le sens comme ça et il faut y aller. C’était le bon choix. J’ai passé un paquet de temps à penser à Jean-Yves Bernot (ndr : météorologue avec lequel Julien Villion a travaillé) sur l’eau. J’ai hâte de l’appeler ! Je m’étais promis que je ne voulais pas être dans la case des routeurs et je voulais montrer que je pouvais aussi gagner sur l‘eau. C’est fait et c’est très bien ! Nous étions confiants dans nos chances, confiants dans notre duo.

Elle est ouverte cette transat, elle est dure, elle est belle. En tout cas, on oublie tout d’un coup, car quelle arrivée ! Je me souviendrai toute ma vie de cette arrivée à Saint-Barth, ça nous a pété à la figure. Deux heures avant de voir le premier bateau, on était sous un grain, on pensait que tout s’arrêtait. Ça décuple le moment de l’arrivée. On a senti que c’était la fin du tunnel… On a vu un bateau, puis deux... Jamais je n’aurais imaginé autant de monde ! »

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La joie de Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet © La Transat en Double

Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet ont pris la 2e place de la Transat en Double Concarneau - Saint-Barthélemy. Une magnifique performance pour le duo de Quéguiner - Innoveo, qui a su prendre des risques tout au long de la course. Des choix qui ont fini par payer, avec une dernière journée pleine de suspens pour clôturer cette transat riche en apprentissages.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.